Le bokashi, un composteur de cuisine

Le bokashi, un composteur de cuisine

Tout droit venu du Japon, le ​bokashi​ est une méthode de compostage alternative au compostage traditionnel et au vermicompostage. Signifiant « matière organique fermentée », il produit du ​compost​ grâce à un processus de fermentation. Ce ​composteur de cuisine conviendra peut-être à votre contexte urbain pour vous aider à recycler vos biodéchets. Sans plus attendre, découvrez ce qui se cache derrière le bokashi.

 

Le bokashi, un composteur de cuisine alternatif

Une méthode de compostage adaptée à la vie urbaine

Vous vivez en appartement et n’avez pas accès à un système de compostage collectif en pied d’immeuble ? Votre ville n’organise pas le tri ni le ramassage des déchets organiques ? Et pourtant vous aimeriez, vous aussi, recycler vos déchets ménagers ? Le bokashi est peut-être la solution de compostage qui vous satisfera !

De quoi s’agit-il ? C’est un composteur qui se présente dans un contenant de la taille d’une poubelle, muni d’un couvercle hermétique et d’un robinet. Compact, il trouve facilement sa place dans votre cuisine pour accueillir tous vos restes.

Le compostage pour ceux qui ne veulent pas de vers dans leur cuisine

Ç​a ne vous enchante pas vraiment d’avoir des vers qui grouillent dans votre cuisine ? Rassurez-vous ! D’abord, les vers du ​lombricomposteur​ préfèrent rester dans leur litière à manger et dégrader vos épluchures de fruits et légumes, plutôt que d’aller explorer votre appartement.

Ensuite, ils n’interviennent pas dans la méthode de compostage du bokashi. Ici, c’est un tout autre processus qui entre en jeu : la fermentation. Grâce à l’action de micro-organismes efficaces en contexte anaérobie (c-à-d sans dioxygène), la fermentation des restes alimentaires s’active, et transforme les matières.

Exemple de set complet de composteur de cuisine Bokashi - source : hozelock.fr

Exemple de set complet de composteur de cuisine Bokashi – source : hozelock.fr

Au fait, c’est quoi la fermentation​ ​?

Le processus qui s’opère avec le compostage bokashi est une lacto-fermentation ou fermentation lactique. C’est un phénomène naturel qui est utilisé par exemple pour réaliser des yaourts ou conserver des aliments.

Grosso modo, les micro-organismes efficaces – certaines bonnes bactéries par exemple – se nourrissent des glucides présents dans les aliments, et les transforment en acides lactiques. L’augmentation de ces acides lactiques stoppe la putréfaction des aliments. Au bout d’un moment, quand l’acidité est suffisante, le processus s’arrête : les aliments sont prêts pour une longue conservation. Et surtout ils sont très riches en nutriments. C’est exactement ce qu’il se passe avec vos déchets organiques.

Pas de mauvaise odeur dans l’appartement

N’ayez crainte, le bokashi ne sent pas mauvais…tant qu’il reste bien fermé ! Grâce à son couvercle hermétique, le bokashi ne laisse aucune odeur s’échapper dans vos pièces de vie. À l’intérieur, par contre, la fermentation dégage une odeur âcre qui peut être quelque peu désagréable.

Bonne nouvelle : vous n’y serez confronté que 2 min. par jour au moment de verser vos déchets de la journée dans le bokashi. Quoi qu’il en soit, ça n’a rien à voir avec l’odeur des déchets en train de pourrir, mais ça c’est encore une histoire de goût !

Le bokashi pour composter quasiment tous ses déchets

La question qui revient souvent quand on se lance dans le compostage est : que mettre dans le compost ?

Exemples de composteur de cuisine Bokashi dont le contenu, très diversifié, a bien fermenté et va pouvoir être mis au jardin.

Exemples de composteur de cuisine Bokashi dont le contenu, très diversifié, a bien fermenté et va pouvoir être mis au jardin.

Avec le bokashi, c’est simple, tout y passe :

    • les épluchures de fruits et de légumes, y compris les agrumes, les oignons, les échalotes et l’ail
    • le marc de café
    • les coquilles d’œufs
    • les restes de plats cuisinés
    • le pain
    • le riz
    • les pâtes
    • les aliments carnés
    • les croûtes de fromage
    • les petits os ou arêtes
    • les fleurs et feuilles fanées.
    • Comme vous le voyez, le ​composteur bokashi​ permet de recycler la grande majorité de vos déchets de cuisine : c’est un vrai plus quand on cherche à réduire le poids de ses poubelles.

Un compost ultra-riche

Quand le bokashi est plein, et après deux semaines de fermentation, vous obtenez un compost très riche, très concentré, mais aussi très différent de l’image que vous pouvez avoir du compost. Avec le bokashi, les déchets ne sont pas digérés par les vers ou autres décomposeurs du sol. Ils sont fermentés. Bien qu’il y ait eu transformation, ils ressemblent encore beaucoup à leur état d’origine, sous forme de petits morceaux. Et pourtant, la magie a bien eu lieu.
Le bokashi produit également du jus de fermentation tout au long du processus, parfait comme engrais pour vos plantes, à condition de bien le diluer (voir la proportion conseillée plus bas dans cet article).

Le jus de fermentation, qui s’écoule par un petit robinet placé en bas du seau à Bokashi, est recueilli tous les 2 jours environ puis dilué et utilisé au jardin.

Le jus de fermentation, qui s’écoule par un petit robinet placé en bas du seau à Bokashi, est recueilli tous les 2 jours environ puis dilué et utilisé au jardin.

 

Bokashi​ ​: la méthode de compostage

De quoi avez-vous besoin​ ​?

Pour vous lancer dans le ​compost bokashi​, vous avez besoin :

  • d’un ou deux contenants de préférence pour pouvoir organiser une rotation tous les 15
    jours
  • d’activateurs qui permettent de lancer la fermentation. Ils sont composés de son de blé,
    de mélasse et de micro-organismes efficaces (aussi appelés EM).

 

Démarrer son compost bokashi

Au démarrage de votre bokashi, il faut :

  • saupoudrer une dose d’activateurs au fond du contenant ;
  • ajouter les déchets coupés en petits morceaux ;
  • bien tasser ces déchets pour évacuer le maximum d’air ;
  • saupoudrer à nouveau d’activateurs.

 

Verser les déchets une fois par jour dans le bokashi

La fermentation fonctionne uniquement en milieu anaérobie, c-à-d un milieu privé de dioxygène donc sans air. Il faut donc éviter d’ouvrir le bokashi trop souvent. L’idéal, c’est de :

  • conserver vos déchets dans un récipient – bocal, poubelle de table, etc. – tout au long de la journée ;
  • une fois par jour, verser le tout dans le bokashi ;
  • et enfin, recouvrir les déchets d’une dose d’activateurs de compost, avant de refermer précautionneusement.

 

Deux semaines de fermentation

On procède ainsi jusqu’à ce que le bokashi soit complètement rempli.
À​ ce stade, on ajoute une dernière dose d’activateurs, on ferme bien, et on laisse le tout fermenter pendant 2 semaines.

Si on veut pouvoir continuer à composter pendant les 15 jours où le seau plein est mis à fermenter, il est vraiment préférable de s’équiper, dès le départ, de 2 seaux à Bokashi ;) !

Si on veut pouvoir continuer à composter pendant les 15 jours où le seau plein est mis à fermenter, il est vraiment préférable de s’équiper, dès le départ, de 2 seaux à Bokashi 😉 !

C’est là, où il est commode d’avoir un 2e contenant pour pouvoir continuer à composter ses déchets pendant que les restes du 1er contenant se transforment.

 

Comment utiliser son compost bokashi​ ​?

Au bout de 15 jours, vos déchets sont fermentés. Pour autant, ils ne sont pas prêts à être utilisés directement pour nourrir vos plantes.

En ce qui concerne le jus de fermentation, on conseille de le prélever tous les deux jours environ, et de le diluer avec de l’eau à hauteur de 1% soit environ une cuillère à café (5ml) de jus de fermentation pour 0,5 L d’eau.

Équipé d’un pulvérisateur de jardin 12L, Christophe, du bureau d’études PermacultureDesign, dilue le jus de fermentation de son Bokashi à environ 1% dans de l’eau.

Équipé d’un pulvérisateur de jardin 12L, Christophe, du bureau d’études PermacultureDesign, dilue le jus de fermentation de son Bokashi à environ 1% dans de l’eau.

Le mélange eau / jus de fermentation Bokashi est ensuite pulvérisé très facilement au jardin.

Le mélange eau / jus de fermentation Bokashi est ensuite pulvérisé très facilement au jardin.

Ne l’utilisez surtout pas pur sur vos plantes, le coup de ​boost​ risquerait d’être un peu trop violent.

Le compost, lui-même, ne peut pas non plus être utilisé directement dans vos bacs ou pots de fleurs, tant les éléments sont concentrés.

Si vous avez un petit jardin, vous pouvez :

  • ajouter ces résidus dans votre tas de compost traditionnel ;
  • les enterrer ;
  • ou les laisser reposer quelque temps à l’air libre, dans une fosse, pour qu’ils perdent leur acidité, avant de les utiliser comme engrais pour vos plantations.

Après 15 jours de fermentation anaérobie, le contenu de ce composteur Bokashi est mis dans un trou fait dans la terre où il va rester encore quelques jours pour perdre de son acidité.

Après 15 jours de fermentation anaérobie, le contenu de ce composteur Bokashi est mis dans un trou fait dans la terre où il va rester encore quelques jours pour perdre de son acidité.

Ici, le contenu fermenté d’un composteur Bokashi est mis dans une tranchée de terre où il restera pour enrichir le sol en vu de futures plantations.

Ici, le contenu fermenté d’un composteur Bokashi est mis dans une tranchée de terre où il restera pour enrichir le sol en vu de futures plantations.

Offrez votre compost bokashi

Si vous n’avez pas de jardin, vous pouvez faire bénéficier vos voisins, vos amis ou votre famille de votre compost. Ils seront ravis de recevoir ce précieux cadeau qui va fertiliser leurs cultures. Vous pouvez aussi passer une petite annonce sur les sites de partage, ou les groupes de permaculteurs sur les réseaux sociaux. Nul doute que votre trésor suscitera l’intérêt d’amateurs. Ce sera en plus l’occasion de rencontrer des personnes comme vous, engagées dans une démarche écologique de réduction des déchets. De quoi partager vos meilleurs trucs et astuces ! Les propriétaires de ​vermicomposteurs​ ont d’ailleurs déjà ce réflexe pour échanger leurs vers ou leur thé de compost.

 

Acheter ou fabriquer son bokashi

Où se procurer le matériel​ ​?

Comme les ​composteurs de jardin​, les bokashis sont disponibles dans la plupart des jardineries. Ils sont également vendus en ligne. Différents modèles existent, du composteur en plastique très classique au modèle plus design. Les contenances sont variables, et offrent des volumes allant de 10 à 16 L.
Les premiers prix tournent autour de 60 €. Vous trouverez également des offres pour l’achat d’un lot de deux bokashis.
Bien sûr, vous pouvez vous tourner vers l’achat d’occasion, la meilleure solution pour le bien de la planète et de votre portefeuille.
Pour que votre système fonctionne, vous avez besoin d’un stock d’activateurs de fermentation. Comptez une dizaine d’euros pour un sachet d’1 kg qui durera environ 6 mois. De la même manière que pour le bokashi, vous pouvez vous en procurer dans votre jardinerie préférée ou bien sur internet.

 

Exemple de kit complet de composteur de cuisine Bokashi qu’on peut acheter en magasin spécialisé ou sur Internet si on ne souhaite pas se lancer dans une fabrication maison ! - ©Pfctdayelise - CC-BY-SA-3.0

Exemple de kit complet de composteur de cuisine Bokashi qu’on peut acheter en magasin spécialisé ou sur Internet si on ne souhaite pas se lancer dans une fabrication maison ! – ©Pfctdayelise – CC-BY-SA-3.0

 

Fabriquer son bokashi

Fabriquer son bokashi​ maison reste la solution la plus économique pour vous équiper. Alors un peu d’huile de coude, quelques explications et c’est parti ! Pour cela, il vous faut :

  • 2 seaux en plastique avec un couvercle hermétique ;
  • un robinet ;
  • une perceuse.

Le système repose sur un seau percé sur le fond, dans lequel vous allez déposer vos déchets. Ce même seau est à installer au-dessus du 2e – muni d’un robinet – qui lui, recueille les jus. Le tout est protégé d’un couvercle hermétique pour maintenir l’effet anaérobie.

Voici comment procéder :

  • Retournez l’un des deux seaux, et percez des trous sur le fond à l’aide de la perceuse.
  • En bas du 2e seau, percez un trou de taille légèrement inférieure au diamètre
    d’ouverture du robinet, quitte à l’agrandir ensuite si nécessaire.
  • Fixez le robinet grâce au boulon de serrage, à positionner du côté intérieur du seau.
    Et voilà ! Vous avez un bokashi à prix tout doux !

 

Les meilleurs conseils des utilisateurs de bokashi

Rien ne vaut les retours d’expériences ! Voici donc un témoignage de Christophe Curci, cofondateur du bureau d’études Permaculture Design, qui a adopté le compostage bokashi.

Pourquoi aimez-vous tant cette méthode de compostage​ ​? En quoi répond-elle à vos besoins​ ​? Pourquoi la préférez-vous à d’autres méthodes de compostage​ ​?

Avec le bokashi, on peut tout composter (viande, riz, pâtes, oignons..) sans se poser de questions.

 

Quels sont les meilleurs conseils pour un débutant en compostage bokashi​ ​?

Le plus important c’est de prendre le réflexe de couper les restes en petits morceaux.

 

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre avec le bokashi​ ​?

Ne pas trop bourré en haut, cela peut parfois décoller le capot et laisser entrer l’air et du coup la fermentation ne se fait pas (aérobie) et attention aux mouches qui viennent alors pondre dedans.

Exemple de contenu de composteur Bokashi ayant moisi au lieu de fermenter à cause d’une mauvaise fermeture du seau : la présence d’air a empêché la bonne fermentation des déchets qui se sont mis à pourrir.

Exemple de contenu de composteur Bokashi ayant moisi au lieu de fermenter à cause d’une mauvaise fermeture du seau : la présence d’air a empêché la bonne fermentation des déchets qui se sont mis à pourrir.

 

Une fois que le compost bokashi a perdu son acidité, à quelle dose l’utilisez-vous dans vos plate-bandes​ ​?

De mon côté, je fais des tranchées et j’enterre tout directement.

Utilisation du compost Bokashi dans une tranchée dans le jardin en permaculture de la ferme familiale Merci Nature, près de Bordeaux.

Utilisation du compost Bokashi dans une tranchée dans le jardin en permaculture de la ferme familiale Merci Nature, près de Bordeaux.

 

Vous avez d’autres questions ? Posez-les nous dans les commentaires en dessous de l’article.

La méthode du bokashi est un bon exemple de pratique vertueuse inspirée de la nature. En rendant le compostage possible même en ville, elle s’intègre totalement dans la démarche de la permaculture​ : trouver des solutions durables adaptées à chaque situation.

Le compostage bokashi peut se pratiquer en complément d’autres techniques de compostage.

 

Créez facilement votre potager en permaculture !

Si vous souhaitez, dès maintenant, créer votre potager en permaculture en étant guidé(e) pas à pas dans toutes les étapes de réalisation, les gestes techniques et les actions à mener, découvrez notre formation en ligne dédiée. On vous propose un accompagnement, mois après mois, pendant 3 ans ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus !

Invitez la permaculture dans votre jardin

Si vous ne savez pas comment vous y prendre ni par où commencer pour faire votre potager en permaculture et tendre ainsi vers plus d'autonomie alimentaire, découvrez notre concept de potager-école avec un accompagnement pas à pas sur 3 ans pour faire de vous un jardinier en permaculture confiant et expérimenté !

Sur le même thème

Les formations principales en permaculture

Les formations secondaires en permaculture

Abonnez-vous à la Newsletter !

et ne ratez plus aucun de nos contenus !

Votre prénom* Votre email*

Si vous ne cochez pas la case ci-dessus, nous ne pouvons pas vous envoyer notre eBook compte tenu de nouvelle législation en vigueur.
Votre adresse mail et votre prénom seront enregistrés dans un fichier informatisé conformément à notre Politique de confidentialité. Ces données personnelles ne seront bien évidemment jamais partagées ou revendues à qui que ce soit.

A propos de l'auteur

PermacultureDesign

Cet article a été rédigé par l’équipe du bureau d’étude PermacultureDesign.

39 Commentaires

  1. Sylviane

    Bonjour à tous!
    C’est très certainement votre article qui m’a encouragé à faire le pas vers le composteur Bokashi…!
    J’en ai un et je viens de le remplir. Il est au repos pendant les 15 jours recommandés.
    Après, je vais le vider pour pouvoir en recommencer un « nouveau ».
    Quelques interrogations (je n’ai pas vraiment trouvé dans les différents échanges
    – Je pense mettre le contenu de mon seau dans un seau (par exemple en géotextile) et le laisser se « finir » quelques temps. Je compte mettre un couche de « vieux terreau » au fond, puis le contenu du seau puis recouvrir avec une nouvelle couche de vieux terreau. Est-ce que c’est bon ainsi? J’espère que ça ne va pas dégager d’odeur? (je n’ai qu’un balcon orienté sud-ouest (donc chaud en été). Je peux éventuellement stocker ce sac/seau dans mon garage (mais là il n’y a pas de ventilation…)
    Et je comptais utiliser ce mélange avec du terreau frais cet automne (ou le terreau déjà en place dans les grands bacs) pour de nouvelles plantations sur mon balcon.
    J’ai un balcon moyen (et je me suis prise au jeu de planter et verdir tout ça… je n’aurai pas forcément l’utilité de plus de quelques seaux Bokashi.
    J’ai lu beaucoup de pourcentages différents lorsqu’on mange du « Bokashi-compost » avec du terreau… Si le Bokashi a « reposé » dans son coin pendant quelques mois, il n’y a plus de risque à le placer directement en contact avec les plantes, c’est juste?
    Merci pour tout et bonne soirée!
    Sylviane

    Réponse
  2. Sylviane

    Bonjour tout le monde! Et merci pour tous les conseils!
    Je viens de remplir mon (premier!) seau Bokashi et il est en phase « repos de 15 jours » avant de mettre son contenu sur mon balcon (pour le laisser « finir » , « dés-acidifier » en somme)
    Je me demande comment procéder le mieux?
    J’envisage de mettre dans un grand sac géotextile (ou en grand pot de fleurs en terre cuite) avec une couche de vieux terreau au fond et une couche de vieux terreau au-dessus et le laisser le reste du processus se « faire » probablement tout l’été. Dans ce cas, est-ce que je peux l’utiliser avec un mélange de terreau pour mes plantations d’automne? Et à quel pourcentage? (Mon but était de ne pas racheter tout le temps des sacs et des sacs de terreau « frais ».
    Comme j’aurais sans doute plusieurs contenus de seau (j’imagine à peu près 3 d’ici à la fin de l’été avec mon rythme de déchets), je ferai sans doute plusieurs « bacs successifs » de contenu Bokashi.
    Faut-il que je remue régulièrement le mélange de mon /mes sacs (ou bacs) de Bokashi qui « finit »?
    Y a t-il une odeur désagréable? (Je demande, car quand on ouvre le seau, l’odeur n’est pas déplaisante, mais le thé de compost qui sort du robinet ouille! ça pue!)
    (J’ai un balcon orienté sud-ouest, donc chaud en été, et je ne peux que mettre à l’ombre sous une table). J’aimerais mieux ne pas indisposer mes voisins!)
    J’ai pas mal de bacs à fleurs et plantes, mais je suis plus limitée que quelqu’un avec une grande terrasse ou un jardin. Mon idée en me procurant un seau Bokashi était l’alternative au lombricompost (problématique sur mon balcon trop chaud l’été et la possiblité de jeter les écorces d’agrumes, miettes de pain etc…)
    Bref, recycler mes déchets organiques et utiliser pour mes plantes.
    Merci!
    Sylviane

    Réponse
  3. olivier

    bonjour
    que pensez-vous du bokashi en milieu aérobie : à l’air libre !
    merci

    Réponse
    • Magalie Toulzac

      Bonjour Olivier, si c’est en aérobie, alors ce n’est pas du bokashi…puisque la fermentation propre à la technique bokashi est conditionnée à un milieu anaérobie. Si vous pensiez par « bokashi en milieu aérobie » au compostage de surface, c’est une autre technique de compostage qui est très bien aussi avec de nombreux avantages…

      Réponse
  4. Valérie

    Merci pour cet article très informatif. Le Bokashi me semble en effet très adapté à l’utilisation en ville. Une question se pose pour moi cependant comme je jardine sur mon balcon. Vous écrivez que ce compost, trop concentré, ne peut pas ête utilisé directement dans les pots ou jardiniéres. En revanche, vous conseillez de l’enterrer. Quelle est la différence? Est-il possible de l’utiliser par exemple à petite dose en complément de substrat?

    Amicalement
    Valérie

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Valérie,
      Déjà, vous pouvez utiliser le jus de compost dilué pour arroser vos plantes.
      Vous pouvez bien entendu utiliser le bokashi dans des jardinières, mais en fait c’est une question temps.
      À la sortie de la fermentation le mélange bokashi est très acide ; si vous l’enterrez dans un pot contenant déjà des plantes, celles-ci risquent de ne pas apprécier. Par contre, si vous le mettez dans un pot neuf pour de futures plantations, mélangé avec de la terre et attendez au moins 2 semaines avant de planter c’est parfait . Autre méthode, vous dédiez un pot, qui servira uniquement pour le mélange le bokashi à de la terre, vous laisser reposer également deux semaines. Et après vous pouvez prélever ce mélanger terre/bokashi pour compléter ou renouveler la terre de vos jardinières qui contiennent déjà des plantes.

      Réponse
  5. Lucas

    Bonjour ;

    Tout d’abord, merci pour cet article détaillé.

    Cela m’a donné envie de tester, mais je ne sais pas trop quel modèle acheter. Pouvez-vous me donner les références de ceux que vous avez utilisé dans l’article (noir et orange), comme ça je pars sur de bonne base =)

    Encore merci et bonne journée

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Lucas,

      Voici les références de celui que tu vois en photo : https://amzn.to/2LOwor2.
      Cela fait quasiment 3 ans que j’utilise les 2 et rien à signaler. J’avais au départ pourtant un peu peur de possibles fuites sur les robinets en plastique et d’avoir quelques du jus de compost qui coule, mais ce n’est jamais arrivé.

      Réponse
      • Lucas

        Merci beaucoup Christophe, j’en ai acheté deux du coup, les mêmes que toi. J’ai hâte de tester =)

        Si ça t’intéresse, je peux te faire un petit retour par mail. À quelle adresse je peux t’écrire ?

        (Désolé pour la réponse tardive)

        Encore merci et bonne journée =)

        Réponse
        • Christophe Curci

          Salut Lucas, je t’envoie mon mail en message privé pour ton retour 😉

          Réponse
  6. Sylvain Canovas

    Merci pour ces explications ça m’a enlevé des a-prioris ! Mais du coup ça sert juste à précomposter et retarder le moment de vider son seau de restes… mais il faut quand même avoir l’espace et l’occasion de le jeter !

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Sylvain,

      Non ce n’est pas exactement la même chose, une fermentation n’est pas une décomposition. Le phénomène chimique qui va se passer grâce aux EM n’est pas du tout le même que la décomposition.

      Réponse
  7. loïc

    Bonjour,

    Pour la version fait maison, je conseille d’ajouter un 3eme saut sous les 2 comme indiqué dans votre article : cela laissera la place pour le bec du robinet (voir la photo d’un système bokashi de votre article)
    Donc au final : un seau percé > un seau avec le robinet > un seau sans modifications

    Réponse
  8. Ysabella

    Bonjour,
    le témoin assure qu’avec ce système on ne se pose pas de question, pas tout à fait ! Tout composter sans s’interroger sur la provenance des aliments (plats cuisinés, viandes, fromage ou pâtes) me pose justement question sur l’impact de ces produits transformés s’ils ne sont pas bio. Merci

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Ysabella,

      C’est effectivement une vision qui reste très personnelle et liée à la vision de chacun.

      À partir du moment ou un aliment est rentré chez vous, il va en ressortir. Une partie sous forme excréments (qui atterrit dans l’eau potable des WC), et une partie sous forme de déchets (épluchures, restes….). Cette deuxième partie vous pouvez décider de la jeter dans un sac plastique direction la décharge ou l’incinérateur, ou la composter.

      Personnellement, j’ai fait mon choix, qu’aucun déchet organique qui est compostable, quel qu’il soit ne parte à la poubelle, et c’est pareil pour mes toilettes ou je suis 100 % en toilettes sèches. Ma règle est simple, si c’est compostable, je composte. 😉

      Réponse
  9. RALEC

    bonjour,
    Si j’enterre les déchets fermentés au bout de 15 jours et que mon chien va les manger (ou les poules) , est ce nocif pour eux ?

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour,

      Nocif dans le sens de mortel, non. Après comme tout aliment qui n’est pas frais, il peut être malade, exactement comme nous, si mangions cela 😉

      Réponse
  10. Marc

    l’achat perpétuel d’activateurs de fermentation est-il indispensable ?
    ou est-il possible soit de laisser la nature faire, soit de prendre une cuillère du bac ayant finit pour alimenter le démarrage du nouveau bac ?
    ceci dans une optique d’éviter à devoir acheter (donc des emballages, donc de la livraison) régulièrement

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Marc,

      Vous n’êtes pas obligé de racheter du son « activé » sans cesse, vous pouvez bien évidemment le fabriquer vous-même, vous trouverez plusieurs recettes sur internet pour en faire. 😉

      Réponse
  11. Elisabeth

    Bonjour,
    Une fois le compost Bokashi enterré dans une tranché, combien de temps dois-je attendre pour semer ou planter sur cette tranché?

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Elisabeth,

      Il est conseillé d’attendre au moins 15 jours.

      Réponse
      • Fahima

        Merci pour cet article fort intéressant ! Concernant votre réponse, est-ce que les épluchures se décomposeront plus rapidement que des déchets frais mis simplement en terre et si oui, en combien de temps environ ? J’imagine qu’en jardinière, on ne peut pas mettre les os qui mettrons trop de temps à se décomposer ?

        Réponse
        • Christophe Curci

          Bonjour Fahima,

          En fait, tout dépend de l’activité (la vie) déjà présente de votre sol. Pour ma part les endroits ou je les enterre sont très pauvre en vie du sol et en fertilité (anciennes vignes) et ils se décomposent après vriament très vite. J’imagine que dans un sol déjà très vivant, la différence doit être beaucoup moins flagrante.

          Pour les petits os, c’est sûr qu’ils mettrons très, très longtemps à se décomposer et de plus en jardinière vous n’aurez sans doute pas toute la faune adaptée pour achever cette décomposition.
          Personnellement, j’ai plutôt tendance à vous conseillé seulement pour enfouir dans le jardin.

          Réponse
  12. Sandra

    Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant !
    Et surtout merci pour votre DIY low tech ! Quand on voit qu’un seau en plastique estampillé « bokashi » est vendu 60€ dans le commerce !! j’ai lu trois fois pour être sûre de bien comprendre…
    Je vais utiliser mes seaux de graines à oiseaux avec couvercle étanche, ça sera parfait 🙂

    J’ai quelques questions :
    1- Ce que j’ai cru comprendre de la fermentation de la matière organique en général, c’est qu’elle émet du méthane (gaz à effet de serre plus impactant que le CO2). Qu’en pensez-vous ?
    2- Est-ce que la matière organique fermentée qu’on peut étaler dans un fossé comme vous le préconisez, a exactement les mêmes pouvoirs nutritifs pour les petites bébêtes du sol (vers de terre, cloportes, mille pattes, etc…)? Parce que l’intérêt aussi c’est de nourrir la petite faune du sol pour le garder vivant…)
    3- Est-ce que ça marche quand-même si on ne découpe pas les déchets en petits morceaux ?

    Merci beaucoup pour vos réponses

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Sandra,

      Tout d’abord, je te confirme qu’il est tout à fait possible d’utiliser de gros sauts en plastique pour faire ses propres composteurs bokashi. Le seul accessoire qui sera peut-être indispensable à acheter c’est de trouver le bon robinet avec la bonne étanchéité.
      De mon expérience personnelle, ils sont parfois moins pratiques qu’un composteur acheté dans le commerce, car le robinet est tout en bas et n’est pas surélevé et du coup c’est beaucoup plus compliqué de prélever le jus.
      Idem, il est mieux de créer sa propre grille surélevée, pour aider à récolter le jus, etc. Bref, si tu es un peu bricoleuse tu ne rencontreras aucun souci, mais il faudra il consacrer un peu de temps pour avoir un composteur efficace et pratique.

      Pour répondre à tes questions :
      1-ici tu es dans une fermentation anaérobie c’est-à-dire sans air, je ne pense, c’est pas que celle-ci soit créatrice de méthane. En tout cas pour ma part, je n’ai constaté aucune création de gaz dans mes Bokashi sachant que certains sont restés fermés des fois jusqu’à quatre semaines
      2-Oui et c’est même le but d’utiliser des EM
      3-Le fait de découper en petits morceaux permet justement aux EM de se fixer et de se multiplier sur plus de surface

      Réponse
  13. Anonyme

    Pour pouvoir plus facilement stocker et manipuler le bokashi,il suffit de mettre dans la poubelle bokashi un sac en plastique compostable ou pas que l’on perce de quelques trous an fond.Après avoir mis les restes à composter dans le sac avec du starter on tasse bien et on peut mettre une pierre pour garder au maximum un milieu en anaérobie et on ferme le seau avec le couvercle.Quand le seau est rempli on récupère le jus et on peut mettre le sac tel quel dans un autre seau en attendant de l’utiliser.

    Réponse
  14. Delfel Thérèse

    Bonjour, la question est quelle quantité de micro-plastiques … pétrole-poison, phtalates bisphénols et autres molécules toxiques vont se retrouver dans ce jus de fermentation ? Je peine à croire qu’un processus de fermentation organique ait sa place dans un récipient en plastique-pétrole …poison pour quelques 500 ans ! .

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Thérèse,

      Bonne question.
      Comme beaucoup de sujets, il n’y a malheureusement pas de solutions parfaites.

      Il faut donc que chacun juge suivant son appréciation du coût des avantages/inconvénients.

      Personnellement, et je suis très sensible en plus à ce sujet, j’ai choisi d’en faire, car pour moi il était plus important de redonner vie au sol chez moi (anciennes vignes) via cette technique qui est celle que je trouve la plus pertinente aujourd’hui. En attendant de trouver mieux, je suis très content et très à l’aise avec cette solution, si cela peut te rassurer.
      Si par contre, tu penses que cela une grosse source de pollution pour toi, je t’invite à ne pas l’utiliser, bien entendu.

      Réponse
  15. Anonyme

    Bonjour, Au lieu d’acheter un activateur, ne serait-t-il pas possible de mettre du son de blé mélangé à quelque légumes lacto-fermentés, ou même du jus de légumes fermentés, avec un peu de mélasse ou de sirop de sucre roux. Je fais mes légumes fermentés, ça serait donc plus pratique. Qu’en pensez vous ?

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour

      Oui il est tout a fait possible de créer son activateur. Il existent plusieurs recettes qui circulent sur internet.

      Réponse
  16. cardamome

    Bonjour, merci piur tout ceci. Pour que la fermentation ait le temps de prendre il faut compter 5 a 8 jours a température ambiante puis on peut le garder plus au frais et au bout d’environ 15 jours, c’est prêt. Je fais ma limonade de sureau et mes légumes lacto fermentés ainsi. Bonne fin d’année.

    Réponse
  17. Mathias

    Bonjour, j’utilise le seau à bokashi depuis près de 10 ans et avec l’expérience je préfère mettre les déchets de cuisine au composteur traditionnel qui me fait du lombric compost et je donne les vers à mes poules par contre je fais un bokashi spécifique avec une seule plante comme de la consoude, j’en ai même fais avec de la renouée du Japon passée au broyeur dans des sacs à gravats hermétiques (‘plus évidents à trouver car percé pour la sécurité) ça ne fait pas de jus et ça permet d’utiliser cette plante sans risque de bouturage.
    J’ai un seau que je garde pour un usage spécial, pour les fruits, en le remplissant de quetsches dénoyautées ou de cerise juste fendues même de fruits de prunus à feuilles rouges, j’obtiens du vin de fruits obtenu par fermentation anaérobie. Mis en bouteilles de limonades ou bouteilles normales pas trop remplies pour éviter les ‘explosions, il faut laisser décanter, c’est vrai pas mal de dépôt, avec un peu de sirop de sucre ajouté, ça fait un petit apéro à boire rapidement ou sinon je mets ce vin en vinaigrier et j’obtiens des vinaigres atypiques. Reste l’interrogation sur le plastique qui n’est pas désigné comme étant alimentaire mais j’ai vu qu’il contient des EM.

    Réponse
  18. Arnaud MARTIN

    Puisque la fermentation est en aérobie, chaque jour, lorsque l’on rempli le sceau, on fait rentrer de l’air! on arrête alors la fermentation lactique! Non?

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Arnaud,

      Les minimum 15 jours de fermentation sont à compter à partir de quand ton seau est complètement rempli et tassé et que tu ne vas plus l’ouvrir. Avant la fermentation n’a pas le temps d’agir correctement.
      Petite astuce, j’utilise un bioseau en inox, que je laisse sur mon plan de travail qui reçoit me déchets du jour, voir 2 jours, et quand il est plein, je les transfère dans le bokashi. Et c’est plus pratique pour moi quand je cuisine d’avoir ce petit saut à côté. 😉

      Réponse
  19. Viviane

    Un compostage de Bokashi comprenant des restes de legumes à graines (courgettes, tomates, poivrons, etc) ne va-t-il pas faire pousser ces legumes ? Merci de votre reponse

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Viviane,

      Si cela peut-être possible si les conditions de levé de dormance (profondeur, humidité…) sont réunis. Cela dépendra donc beaucoup de la profondeur à laquelle vous allez enterrez votre bokashi fermenté.

      Réponse
  20. Virginie

    Bonjour, est que l’on peut laisser le seau du bokashi dehors sur une terrasse plutôt qu’à l’intérieur ?

    Réponse
    • Christophe Curci

      Bonjour Virginie,
      Oui sans problème, sauf période de très grands froids ou cela peut ralentir l’activité des EM. Dans ce cas, soit le rentrer, soit attendre plus longtemps pour que la fermentation est le temps de prendre.

      Réponse
  21. MArc

    Le saviez-vous, cette histoire des E.M. a débuté lors d’un retour d’une sonde lunaire de la NASA en 1975, après 2 années sur la lune.
    Les ingénieurs de la NASA découvrent derrière les lentilles des caméras (à l’intérieur uniquement), lors du nettoyage, des bactéries terrestres qui avaient résisté 2 ans à hautes et basses températures (+/- 200 °) et sans oxygène.
    Etonnés, ils cultivent ces bactéries jusqu’à des températures très élevées (+ de 1000°). Certaines souches étaient toujours vivantes.
    Certains ont poussés jusqu’à + de 1300 ° !
    L’information a été déclassifié 15 ans plus tard.
    Un ingénieur agronome japonnais, le Professeur Higa, travaille en conventionnel sur la culture des mandarines au Japon. Il tombe malade à cause des produits chimiques, retourne à son laboratoire de recherche et cherche des souches de micro-organismes pour aider les producteurs. Après de longues recherches sur des souches, il ne trouve rien. Il jette ses préparations sur la pelouse devant son laboratoire et lorsque il revient quelques semaines plus tard, il découvre que la végétation était plus haute là où il avait versé ses préparations.
    Il se dit, ce n’est pas une souche qu’il faut, c’est une symbiose. Il va passer 10 années à mettre au point cette équipe de micro-organismes à partir d’une sélection de 2000 souches pour retenir 5 grandes familles et 80 sortes de micro-organismes.
    Il va découvrir des grands principes de la socio-microbiologie des micro-organismes. Rôles spécifiques de chaque famille, combinaisons synergiques infinies, loi de la dominance, fermentation positive, anti-oxydation, espéranto bactérien, vibrations…

    Le bokashi représente, une petite utilisation de la puissance de ces micro-organismes. Renseignez-vous

    Réponse

Laisser un commentaire à RALEC Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.