Plantain lancéolé Plantago lanceolata
Appelée aussi : «Plantain étroit » et « Herbe à cinq côtes»
Le plantain lancéolé est parmi les plantes les plus communes de notre flore indigène, au même titre que la grande ortie (Urtica dioica). Il se rencontre un peu partout dans les parcs et jardins, les milieux enherbés, les bords de route, etc. Il est facilement reconnaissable à ses feuilles en forme de « fer de lance », parcourues de 3 à 5 nervures parallèles saillantes (d’où son surnom). Il constitue une excellente plante comestible et médicinale, qu’il est appréciable d’avoir au jardin, souvent sans effort car il s’y invite volontiers !
Il existe plusieurs espèces de plantain dans nos régions, qui ont des propriétés similaires. Les plus communs d’utilisation sont le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) et le grand plantain (Plantago major). Le second se distingue du premier par ses larges feuilles étalées.
Famille
Plantaginaceae
Taille adulte (H.xL.)
0.45m x 0.200000003m
Caractéristiques
-
Couleur de fleurs
-
Couleur de feuilles
-
Mi-ombre, Plein soleil
-
Sol sec, Sol humide
-
Résiste jusque -20°
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Strate herbacée basse
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Comestibilité
-
Médicinale
-
Persistant
Spécificités
Liées aux éléments
- Résiste à la sécheresse
- Résiste au gel
Liées au sol
- Tolère un sol argileux lourd
- Tolère un sol pauvre
Autres spécificités
- Culture en pot
Le sol
-
PH
Acide, Neutre, Basique
-
Fertilité
Faible, Moyenne
-
Texture
Limoneux, Sableux, Argileux
Comestibilité
-
Note
4/5
Parties comestibles
- Fleurs
- Feuilles
- Bourgeons
Les jeunes feuilles de plantain offrent une délicate et surprenante saveur de… champignon de Paris ! Il vous suffira d’en écraser une entre vos doigts pour constater par vous-même. Celles-ci font merveille en salade et en pesto, tandis qu’il vaudra mieux réserver les feuilles plus âgées pour les cuire en soupe, gratins ou omelettes, etc. à votre convenance.
Il est également possible d’utiliser les jeunes inflorescences au goût de champignon pour confectionner un délicieux « risotto » végétal.
Risques connus et toxicité :
Pas de risques connus dans le cadre d’une consommation modérée, le plantain est au contraire d’une grande richesse alimentaire.
Récolte des feuilles
Récolte des fleurs
Autres usages
Des colorants bruns et dorés sont extraits de la plante. Ses feuilles sont une bonne source de fibres, utilisable dans l’industrie textile. Le mucilage extrait des graines par trempage, servait d’enduit sur les tissus afin de les renforcer, au même titre que l’amidon.
La plante
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Croissance
Rapide
Conduite de culture
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Semis
Facile
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Semis sous abri
Non
-
Bouturage
Non
-
Division
Non
-
Entretien
Rare
Le plantain lancéolé pousse presque partout à l’état sauvage. Il se plaît en tous sols et supporte les aléas climatiques, sans nécessiter aucun entretien. Par ailleurs, il est rare d’avoir besoin de l’introduire au jardin !
Multiplication : Repiquez de jeunes plants, ou semez à la volée au printemps ou à l’automne à l’endroit désiré. Les graines de plantain sont toutefois rares à trouver. Il est possible de prélever des plants dans la nature.
Calendrier de culture
Semis
Plantation
Semences (récolte)
Cycles naturels
En feuille
Floraison
Médicinal
-
Note
5/5
L'utilisation de plantes en traitement médical n'est pas un acte à prendre à la légère. Certaines plantes peuvent provoquer des interactions néfastes si elles sont utilisées en même temps que d'autres plantes ou médicaments. En cas de doute, avant de les utiliser, parlez-en à votre spécialiste de santé !
Parties médicinales
- Plante entière
Le plantain est depuis longtemps réputé et reconnu pour ses nombreuses vertus médicinales. Son « pouvoir » réside en fait en sa forte teneur en mucilage (substance végétale visqueuse). En interne, ce mucilage va venir tapisser les parois du tube digestif et apaiser les maux d’estomacs ou aider à réguler le transit. Son action similaire sur les bronches contribue également à soulager les affections respiratoires (expectorant). Le plantain se retrouve d’ailleurs dans diverses préparations de sirops antitussifs.
Ses feuilles appliquées en cataplasme soulagent de nombreuses affections cutanées (eczéma, cicatrices et blessures) et sont avant tout connues pour apaiser les piqûres d’ortie. Il suffit d’écraser une feuille fraîche sur la zone atteinte pour constater un soulagement presque immédiat !
Dans son ouvrage Du bon usage des plantes qui soignent, Jacques Fleurentin nous indique que le plantain possède également des propriétés antimicrobiennes et anti-inflammatoires démontrées par la science. Un extrait aqueux de feuilles fraîches testé est venu à bout de staphylocoques dorés, streptocoques, Escherichia coli et du virus de l’herpès.
Nos ancêtres avaient donc probablement raison d’en appliquer des cataplasmes sur les plaies ouvertes pour les protéger ! Le mucilage protège également les muqueuses des irritations locales.
Risques : Aucun danger n’est à signaler pour l’usage du plantain, cependant il faut noter qu’un abus peut se révéler laxatif.


