Si on essayait l’électro-culture?

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Article proposé par Pierre-Alexandre Gaurier, en formation professionnelle enseignant/designer en permaculture, auprès de PermacultureDesign.

L’électroculture ! Que ce cache-t-il derrière ce mot composite ? Une nouvelle pratique de culturisme ? Où l’homme aidé par un ensemble de machines connectées au réseau électrique ne fournit plus aucun effort pour prendre de la masse musculaire ?
Non non, il n’en est rien, quoique… Relégué au banc des expériences de « jardinage alternatif », ce domaine encore peu connu du grand public, émerge à nouveau. Au travers de pratiques souvent isolées, menées par des jardiniers amateurs curieux, des scientifiques avertis, peu à peu, des retours d’expériences, des preuves d’efficacité s’accumulent.
D’un point de vue global, l’électroculture consiste en l’utilisation, la canalisation et la propagation des flux électriques et magnétiques présents naturellement, partout, autour de nous. Cela dans le but de favoriser, par exemple, la croissance de la vie végétale.
Les premières traces de l’utilisation de courants électriques naturels remontent aux Égyptiens. En Europe, on ne trouve pas, ou peu d’informations relatives à la pratique de ce type avant le 17ème siècle. Depuis lors, nombre d’expérimentations à plus ou moins grandes échelles ont vu le jour. Que ce soit en Grande-Bretagne, en Russie, aux États-Unis, en France, en Belgique, au Japon, en Inde… les résultats sont là, confortant les chercheurs, qu’ils soient scientifiques reconnus ou bien amateurs avertis.
De nombreuses questions entourent ce sujet controversé. Qu’entendons-nous par énergie ? Quelles sont les méthodes, les pratiques ? Est-ce encore une énième méthode révolutionnaire sortie de nulle part, prometteuse de rendements inimaginables ? Comment par exemple, de simples tiges de cuivre associées à du zinc, des fils de fer enterrés dans le sol, des aimants orientés selon un axe précis, ont le pouvoir de stimuler la croissance des semences, des plantes, d’encourager nombres de processus du vivant ?

 

Pour appréhender l’électroculture et ses nombreuses applications, il nous apparaît essentiel de se familiariser avec quelques données fondamentales. Données relatives à l’influence des forces gravitationnelles, des champs magnétiques multiples, du magnétisme terrestre, des effets du soleil et de la lune, des processus chimiques et biologiques des sols, des plantes, de l’eau, du principe d’induction… Car s’il est un fait avéré, c’est bien que les énergies électriques et magnétiques sont partie prenante des processus du vivant. Bien sûr, derrière ses thèmes qui peuvent rebuter plus d’un néophyte, s’ouvrent des portes vers une compréhension nécessaire, où pragmatisme et intuitions se côtoient et délivrent des résultats à la fois surprenants et encourageants.
Nombre de personnalités ont œuvré. Souvent guidées par leur intuition, elles ont observé sous différents angles les phénomènes électriques présents au cœur des cellules, des atomes, par le biais d’appareils de mesure scientifique, soutenus par des résultats sans équivoques. Que ce soit Nolet, l’abbé Pierre Bertholon, professeur de physique, en passant par Gardini, Lodko, Lemström, Sheppart… l’Electro-Culture Committee Britannique de 1918 à 1936 et plus proche de nous, le SPACE, basé à Pessac, nous ne pouvons que constater qu’il est possible d’améliorer les rendements de nos cultures.
Pour ceux et celles qui souhaitent en découvrir davantage, nous vous invitons à lire l’ouvrage « Électroculure et Énergies libres » de Maxence Layet & Roland Wehrlen aux Éditions Le Courrier du Livre. Celui-ci représente un très bon condensé de ce que vous pourrez glaner sur le Web et dans la bibliographie scientifique. Des traces historiques en passant par de nombreuses expériences menées de part le monde, l’électroculture ne vous apparaitra plus comme une nébuleuse lointaine, obscure, insondable, fantasque.

 

Expérience électroculture menée sur la Goursaline :

Pour nous permettre d’apprivoiser ce domaine, rien ne vaut l’expérience. Pour ce faire, nous allons mener des essais, ici, à la Goursaline dans les mois à venir. Cette expérience se veut empirique et rigoureuse ; facilement reproductible et transposable à celles et ceux qui souhaiteraient réaliser la même installation chez eux.

Notre test :
Afin de bien pouvoir évaluer l’impact de notre test, nous allons créer 2 surfaces rigoureusement identiques :
– une zone de témoin qui servira de référence
– une zone électrocultivée avec la technique décrite après.
Ces 2 zones seront constituées de deux bandes de cultures de petites superficies de 4 m2 (4m x 1m) afin de faciliter les observations et l’accès aux cultures. Ces 2 bandes seront espacées d’une dizaine de mètres. Les mêmes plantations et soins seront prodigués sur chaque bande.

 

Emplacement :
Pour réaliser cette expérience, notre souhait a été de sélectionner un espace « vierge » de toute culture antérieure, ceci en vue de limiter l’influence éventuelle de l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires.
La parcelle est soumise dans son ensemble au même vent dominant, à un même ensoleillement, aux mêmes volumes et fréquences de précipitations… Ce qui en fait une zone d’implantation « équilibrée » / neutre.
De plus, au regard de nos découvertes dans le domaine, l’idée d’appréhender nos parcelles d’un point de vue de l’énergie / « énergétique » nous a amenés à faire appel à des géobiologues. Ces derniers ont défini et localisé des zones dites « pathogènes », « neutres » et « bénéfiques ». Notre choix s’est arrêté sur une parcelle située sur les hauts de la propriété. Il s’agit d’une roche mère de type granitoïde. Le sol est plutôt acide, pauvre en éléments nutritifs et très drainant.
Les 2 bandes seront donc situées en zone « neutre » au regard des données géobiologiques.

Technique d’électroculture retenue :
Notre choix s’oriente vers un type d’électroculture, simple, à notre portée. L’électroculture dite passive. Passive, parce qu’utilisant uniquement les énergies libres, disponibles sous nos pieds, dans l’air, tout autour de nous. Simple, parce que notre ressenti face au vivant et à la relation intime que nous entretenons avec lui, nous encourage à observer et orienter les forces naturellement présentes, sans chercher à développer un quelconque rapport intrusif.
Notre installation d’électroculture sera simple et facilement accessible au bricoleur amateur. Celle-ci est inspirée du « Géomagnétifère de Paulin » (cf Électroculture et Énergies Libres, p.88, Éditions Le Courrier du livre, de Maxence Layet).
Notre installation est composée d’un tube de cuivre de 6 mètres de haut (diamètre à définir en fonction du diamètre du hérisson de ramonage), surmonté d’un ensemble de « capteurs » pointus (hérisson de ramonage). Pour plus de rigidité et pour résister aux intempéries, le tube est fixé sur un tasseau en bois. Le tasseau et le tube sont reliés directement à la terre et connectés à une section de treillis en acier (treillis pour réaliser les dalles en béton) orienté sur l’axe Nord/Sud, à une profondeur de 50 cm. (cf schéma). D’un point de vue théorique, les énergies captées dans l’atmosphère devraient être redirigées vers le bas du tube et diffusées dans le sol par l’intermédiaire du treillis en acier. La différence de potentiel électrique des deux matériaux devrait faciliter la diffusion des énergies, de l’atmosphère vers le sol. Ce transfert d’énergie a pour but d’améliorer et de stimuler la croissance de nos plants et ainsi, permettre des récoltes abondantes.

Plantations :
Nous planterons 2 espèces en quinconce sur chacune des bandes : une espèce de pomme de terre, choisie pour sa rusticité et une espèce de tomate couramment cultivée. Les variétés retenues sont :
– Pomme de terre Charlotte (rendement et conservation : moyen)
– Tomates Super Marmande

Dans chaque bande de culture, il y aura 3 lignes de culture espacée chacune de 30 cm. La ligne 1 & 3 seront constitué de 10 plants chacune de pommes de terre. Chaque plant sera espacé du suivant de 40 cm.
La ligne 2 (centrale) sera constituée de 7 plants de tomates espacés entre eux de 50 cm. (cf schéma).

Résultats :
Nos observations et résultats seront, de manière logique, sujets à caution. En effet, de nombreux paramètres sont liés à la nature des sols, à l’ensoleillement, aux précipitations, aux températures, etc. la liste est longue. Nous espérons néanmoins apporter des éclairages sur le phénomène « Électroculture ». Nous vous ferons part de nos observations et résultats, pas à pas. N’hésitez pas à mener également cette expérience, chez vous, sur vos cultures. La mise en commun des retours de nos expériences respectives au sujet de l’electroculture, ne pourra que faciliter la compréhension de ces phénomènes.

 

Variétés Date de semis Période de repiquage Période de plantation Période de récolte
Charlotte N/A N/A Mars / Avril-Mai Mai-Juin / Juil-Août
Super Marmande Mars Mai N/A Juin-Juillet-Août

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VIDÉOS ELECROCULTURES

Maxence Layet, présente son livre Électrocultures et énergies libres.

http://www.youtube.com/watch?v=swW9c2aOYqE

http://www.youtube.com/watch?v=pxVSCwsr2Ng

Philip Forrer présente « Le jardin du Graal » (commencer à 19 min pour la partie sur l’électroculture)

LIVRES SUR L’ELECTROCULTURE

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