Les énergies renouvelables en permaculture : introduction

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Avant de commencer et de se poser la question de la production d’énergie renouvelables, le premier sujet à aborder est évidemment la sobriété énergétique. L’énergie la plus propre et la moins chère est celle que l’on ne consomme pas, c’est bien connu. Concentrons donc nos efforts vers l’efficacité de nos maisons, vers un comportement moins gaspilleur, et vers des pratiques traditionnelles peu énergivores, notamment en matière de conservation des aliments etc…
L’âge du pétrole abondant et peu cher court à sa perte, l’âge de l’ultra- consumérisme prends la même direction, il va nous falloir alors repenser complètement notre rapport à l’énergie, ainsi que notre style de vie…Petite introduction sur les moyens renouvelables de produire de l’énergie.

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Les ampoules à LED, un moyen d’économiser une quantité considérable d’énergie

 

 

Qu’avons nous à porté de main?

  • L’air, ( vent )

  • La terre

  • Le soleil

  • L’eau

  • Le bois

 

Le vent:

Il peut nous aider à produire de l’électricité grâce aux éoliennes.
L’électricité éolienne peut être très productive, a condition d’avoir un emplacement favorable et du matériel fiable et performant.
Pour le particulier, il existe des éoliennes développées pour que les pâles s’oriente avec le vent, on les nomme « pâles à pas variable ».
Ces machines se déclinent d’une puissance de 600 à 6 000 W, et sont bien plus productives qu’une éolienne classique.
Elles démarrent en général de 9 km/h à 10,8 km/h, pour commencer à produire de 10 km/h à 12 km/h.

Le pas variable, influence aussi les performances, pas de mise en drapeau, donc, production maximale d’un vent de 40 km/h à plus de 200 km/h, de plus il diminue par vent fort la prise de l’éolienne, ce qui lui confère une résistance aux tempêtes hors pair, tout en augmentant sa production moyenne de 30 à 50%, le pas variable la rend également relativement silencieuse.
Sa durée de vie est d’environ 30 ans suivant les conditions climatiques.
Son coût est en général le prix d’une voiture de moyenne gamme pour un système en autoconsommation, la différence est que la voiture est un gouffre énergétique et que l’éolienne en produit!

La terre:

Elle peut nous aider à nous rafraichir ou nous réchauffer.
Par l’intermédiaire d’un puits canadien, un conduit enterré par 2 à 3 m de profondeur sur 20 à 30 m de longueur nous donne une climatisation naturelle avec une température était comme hiver de 10 à 15 degrés.
Sa demande en énergie réside en un simple ventilateur qui poussera l’air pour l’apporter à l’habitation, ( ventilateur que l’on peut alimenter simplement grâce à une batterie et un panneau solaire branché en direct), cet air est rafraichi ou préchauffé pendant sont parcourt dans le tuyau.
C’est un système relativement peu couteux et est s’il est bien conçu, installé à vie.

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La sortie du puit canadien/provençal est très discrète

 

Le soleil:

Il nous offre généreusement ses rayons, nous pouvons prendre soit sa chaleur pour chauffer, ou sa lumière pour produire de l’électricité.
La chaleur:
elle est récupérée par des panneaux ou tubes pour chauffer l’eau.
C’est un système plus ou moins complexe, qui peut se faire par thermosiphon, ou circulateur.
L’eau est chauffée et stockée dans un ballon.
C’est un système plus ou moins coûteux suivant le type et le choix d’autoconstruction ou d’achat.
Le solaire photovoltaïque récupère les photons pour les transformer en électricité.
Le solaire a un rendement qui varie que le temps soit nuageux où dégager, cela va de 20 à 100% des capacités du panneau.
Le mieux est de placer le panneau a porté de main, pour le nettoyer et empêcher l’installation de mousses qui à termes compromettra son étanchéité et sa solidité.
Dans de bonnes conditions d’entretien, un panneau de qualité dure plus de 30 ans.
Pour un système complet en autoconsommation cela a un coût similaire à l’éolienne.

L’eau :

Symbole de la vie, l’eau peut servir à produire de l’électricité.
Il commence à exister des hydroliennes de rivière.
Cependant, mis à part les barrages qui sont efficaces, mais pas forcément écologique, les hydroliennes ou micro-centrales domestiques n’ont pas le recul nécessaire quant à leur efficacité et impact.
Elles sont relativement coûteuses pour l’instant et leur rendement et fiabilité reste à prouver.
Elles offrent néanmoins une piste supplémentaire à la production d’énergie électrique.

 

Le bois:

Le bois est utilisé pour se chauffer, dans son cas ce qui rentre en ligne de compte est avant tout l’efficacité du poêle utilisé.
Un bon poêle de masse est un bon moyen de se chauffer, il permet de n’utiliser que peu de bois, et de garder un maximum de chaleur, pour la diffuser pendant plusieurs heures.
Il peut être rocket, flex-oven, flexo 2 , il a néanmoins toujours les mêmes principes, contrôler la combustion, et la circulation des fumées, ( attention à la circulation et température de sortie de celle-ci, il ne faut pas qu’elle soit trop froide).
Bien conçu et entretenu, un poêle de masse peut durée tout une vie.
L’entretien se fait en général par des trappes de visites après l’hiver.
Son coût varie suivant sa conception et le choix de matériaux.

Article rédigé par Lionel Noillatas, gérant de soléol, Saint pierre de Frugie 24

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