Ecovillage : un village autonome où vivre en communauté

Cette vidéo a été tournée à l’été 2019. Depuis, les choses ont beaucoup évoluées sur l’écovillage et au sein du projet TERA. Grégor vous partagera tout cela d’ici quelques mois dans un prochain article ;).

 

Créer un écosystème coopératif s’inspirant du fonctionnement de la nature

 

Un écovillage expérimental pour une redynamisation du territoire rural

Nous voulons créer un écosystème coopératif en nous inspirant du fonctionnement de la nature, et donc bien sûr, c’est en lien avec la permaculture.Nous sommes à la Ferme de Lartel, dans un petit village qui s’appelle Masquières. C’est l’un des lieux qui soutiennent le projet Tera, un projet d’écovillage expérimental et de développement territorial. Ici, c’est la partie microferme, production à la fois maraîchère, vivrière avec une forêt comestible, boulangerie, spiruline, et autres activités autour du corps de ferme. Le site fait douze hectares.

Créer un écohameau, un écovillage et plus largement un écosite inscrits durablement dans un territoire rural, c’est ce qu’expérimente le projet TERA, un projet collectif en permaculture qui regroupera à termes plusieurs centaines d'habitants.

Créer un écohameau, un écovillage et plus largement un écosite inscrits durablement dans un territoire rural, c’est ce qu’expérimente le projet TERA, un projet collectif en permaculture qui regroupera à termes plusieurs centaines d’habitants.

Le projet Tera est aussi en train de s’implanter dans une autre commune à 20 kilomètres d’ici avec un quartier d’habitation rural avec un centre de formation à l’éco construction et un espace vivrier. 

Apprendre à vivre en communauté dans un village autonome durablement inscrit dans son territoire

C’est vraiment un projet de développement territorial dans lequel on essaye de mélanger l’habitat, la permaculture et tout ce qui va être autonomie alimentaire, revenu de base… Comment les activités économiques que nous créons vont permettre de répartir la richesse entre les personnes qui participent au projet. Nous menons aussi beaucoup d’expérimentations sur les questions de gouvernance et de démocratie. 

Intelligence collective, gouvernance, chantiers participatifs, jardins associatifs…le projet TERA c’est aussi apprendre à s’organiser et à vivre en communauté dans l’écovillage et plus largement sur les différents sites du projet.

Intelligence collective, gouvernance, chantiers participatifs, jardins associatifs…le projet TERA c’est aussi apprendre à s’organiser et à vivre en communauté dans l’écovillage et plus largement sur les différents sites du projet.

Quand nous sommes arrivés en 2016 nous avons tout de suite commencé le potager associatif. Il y a beaucoup de néo ruraux dans le projet, donc des gens qui au début ne savaient pas par quel bout il fallait tenir une bêche. Ça a donc pris un peu de temps. Simon, le maraîcher, a progressivement rassemblé une équipe autour de lui.

Des activités diverses au sein de l’écovillage

Le maraîchage pour relocaliser les productions alimentaires

Le maraîchage à vocation commerciale permet de relocaliser la production alimentaire des habitants de l’écovillage et de valoriser ses productions notamment en monnaie locale.

Le maraîchage à vocation commerciale permet de relocaliser la production alimentaire des habitants de l’écovillage et de valoriser ses productions notamment en monnaie locale.

Le maraîchage à vocation commerciale permet de relocaliser la production alimentaire des habitants de l’écovillage et de valoriser ses productions notamment en monnaie locale.

Le maraîchage à vocation commerciale permet de relocaliser la production alimentaire des habitants de l’écovillage et de valoriser ses productions notamment en monnaie locale.

Le maraîchage pour l’instant est très modeste mais a vocation à grandir jusqu’à devenir une activité commerciale. La manière d’étendre ce projet est en constant questionnement et dépend de ce que les gens veulent faire. C’est aussi la question de la meilleure stratégie pour construire un écosystème coopératif.

La forêt comestible à vocation vivrière

Nous avons la forêt comestible dont je m’occupe. Cette activité a une vocation vivrière. Je ne dirais pas qu’elle n’est pas économique mais pour le moment les récoltes sont symboliques et ça reste expérimental. C’est un lieu qui permet d’apprendre. C’est en route depuis fin 2016, début 2017, on est donc dans la troisième année.

Initié fin 2016, le projet de forêt comestible a une vocation vivrière au sein de l’écovillage et peut-être, à termes, une vocation commerciale pour une valorisation sur le territoire comme pour le maraîchage.

Initié fin 2016, le projet de forêt comestible a une vocation vivrière au sein de l’écovillage et peut-être, à termes, une vocation commerciale pour une valorisation sur le territoire comme pour le maraîchage.

L’activité de boulange pour l’écovillage et au-delà : l’importance des synergies locales

On a aussi une activité de boulange. Elle est en chantier depuis très longtemps, mais elle va vraiment démarrer à l’automne parce que nous avons rénové un petit bâtiment, qu’on appelle la grangette, qui était le plus petit des bâtiments du corps de ferme. Les travaux sont enfin terminés et nous n’attendons plus que la livraison du nouveau four. Lisa, qui est la boulangère, a passé son CAP l’année dernière.

La « grangette » fraîchement rénovée accueille l’activité de boulange pour une production hebdomadaire de pain qui sera distribuée localement grâce à diverses synergies locales !

La « grangette » fraîchement rénovée accueille l’activité de boulange pour une production hebdomadaire de pain qui sera distribuée localement grâce à diverses synergies locales !

La vocation pour le pain est commerciale. Nous allons commencer gentiment avec 15/20/25 kilos de pain par semaine, et ça va assez vite monter dans les mois qui suivent. À terme, je pense qu’on aura dans les 90/100 kilos de pain par semaine. Ça va être vendu localement au travers du réseau de distribution qu’on est en train de mettre en place à l’échelle du projet, et qui n’inclurait pas que nos productions mais aussi celles des producteurs locaux avec qui on tisse des liens depuis maintenant trois ans et demi. Il commence à y avoir une vraie dynamique et c’est une autre partie du projet : la construction d’un réseau de distribution avec les producteurs locaux : les farines, les graines, etc. On cherche à créer un écosystème, une synergie locale avec les gens qui étaient là avant nous, qui connaissent leur milieu, qui savent ce qu’ils font, qui font des produits de qualité et qui sont bios, voire qui sont déjà dans une démarche permaculturelle.

Le compost réalisé sur place par un maître composteur profite aux activités de maraîchage et de forêt comestible.

Le compost réalisé sur place par un maître composteur profite aux activités de maraîchage et de forêt comestible.

Alan est donc le maître composteur du lieu : c’est lui qui gère le compost, qui profite du coup à l’activité de maraîchage, à la forêt comestible. Il récupère aussi les déchets des toilettes sèches pour le compost. Nous avons depuis plus de deux ans des bacs de maturation de compost humain et les premiers bacs ont été utilisés sous forme de terreau de compost cette année.

 

Se former en permaculture pour avancer sereinement sans se précipiter

Moins de stress grâce aux outils de design en permaculture

Mon conseil ultime serait de faire une formation en permaculture ! Je dis ça sérieusement… Parce c’est à mon avis l’outil qui apporte à la fois l’élan pour faire quelque chose de concret et en même temps ça nous donne les outils de design et de réflexion pour ne pas se précipiter. Tous les conseils que je pourrais donner seront contenus dans les principes de la permaculture : que ce soit d’observer et d’interagir, que ce soit d’accepter les retours de nos expériences, que ce soit de tenir compte du voisinage et des limites à la fois écosystémiques, politiques, humaines qui nous entourent…

La mare, petit écosystème à la biodiversité étonnante illustre bien combien la nature est généreuse et résiliente : lui faire confiance en s’appuyant en plus sur les outils de design en permaculture, c’est s’épargner beaucoup de stress et de déceptions.

La mare, petit écosystème à la biodiversité étonnante illustre bien combien la nature est généreuse et résiliente : lui faire confiance en s’appuyant en plus sur les outils de design en permaculture, c’est s’épargner beaucoup de stress et de déceptions.

Il s’agit vraiment de faire confiance aux processus à la fois naturels et à ceux de la permaculture et du design. Quand on part de rien, ou d’une friche, au début il peut y avoir un facteur stress, pression, exigence et crainte de la déception.

Privilégier les solutions lentes pour plus de pérennité

C’est très important d’être doux avec soi-même, d’accepter les échecs et de les voir comme une richesse et comme un processus. Il faut faire confiance : quand on plante des choses, quand on construit des choses, il va toujours rester un résultat agréable à la fin. Ça prend du temps, mais si on veut de la pérennité il faut faire dans le lent et le progressif. Ce n’est pas avec des méthodes brutales et focalisées sur des résultats immédiats que l’on va créer un système pérenne. Nous essayons d’éviter ces méthodes qui ont un prix à la fin ; pour moi, la permaculture, c’est faire autrement, accepter pour s’inscrire dans du pérenne. Il faut accepter que les résultats ne soient pas à la hauteur des espérances tout de suite.

En acceptant ça, on se retrouve à être surpris par des réussites inattendues, par des choses qu’on n’espérait pas. Par exemple, on a planté partiellement l’une des guildes de PermacultureDesign, celle de la vigne. On a planté des pieds de vignes, et la première année il y en a qui sont morts. Puis on en a replanté et cette année ils ont pris le gel et la sécheresse…

C’est triste à chaque fois et on pense qu’on ne va pas y arriver. Puis pour la troisième fois on a planté, et ça y est : on a un pied qui nous a donné nos premières grappes de raisin ! C’est de la vigne Isabelle, ce que l’on appelle le raisin-fraise, et goûter des grains de raisin au goût de fraise, avec un goût si inattendu, ça vaut tous les échecs et tous les moments de doutes qu’on a traversés.

Ayez confiance, de votre vivant il va se passer quelque chose de bien, vous n’allez pas mourir sans voir émerger quelque chose de vraiment chouette sur ce que vous construisez. Je dis ça parce que c’était mes angoisses au début, quand je me disais : je ne vais jamais y arriver, il va falloir quarante ans avant de voir quelque chose… Et ce n’est pas vrai !

Pour réussir votre projet d’écovillage, faites votre design en permaculture.

Comme l’explique Grégor, les outils de design en permaculture permettent de poser sereinement les bases de son projet et d’y réfléchir théoriquement sans se précipiter tout en donnant l’élan et l’assurance de se lancer dans le concret. Si vous aussi avez un projet en permaculture, en faire le design global sera sans doute la clé de votre réussite ! Cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus.

Invitez la permaculture dans votre jardin

Vous souhaitez créer ou transformer votre jardin grâce à la permaculture mais ne savez pas comment vous y prendre ? Laissez-vous guider pas à pas en suivant notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! ».

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A propos de l'auteur

PermacultureDesign

Cet article a été rédigé par l’équipe du bureau d’étude PermacultureDesign.

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