Une petite serre aménagée selon les principes de permaculture

Dans cette vidéo, vous découvrirez notre petite serre aménagée selon les principes de permaculture.

Un principe phare est mis en avant et c’est un de nos préférés : le problème est la solution !

Il s’agit bien sûr d’un exemple de stratégies en permaculture selon un contexte donné, libre à vous de vous en inspirer, de construire vos propres systèmes, de partager avec nous vos idées et anecdotes.

Nous vous invitons à partager dans les commentaires vos propres expériences !

Retranscription de la vidéo dans ses grandes lignes :

Les techniques de permaculture dans une serre

Bienvenue sur PermacultureDesign. La permaculture est applicable même dans une serre. Dans cette surface de 18 mètres carrés, par exemple, le désherbage des alentours est un vrai problème car, bien arrosées, les « mauvaises herbes » se développent très bien. Il y a aussi la formation de microclimats. Lever ou baisser les ridelles situées sur les côtés est devenu embêtant. Pour éradiquer le problème, des platebandes de cultures ont été créées autour de la serre. Cette solution a également permis de régler les infiltrations d’air.

Les alentours de la serre

Plusieurs plants ont été cultivés sur les platebandes autour de la serre : des échalotes, du cerisier, des poiriers, des fèves, des fraisiers et des salades. En réglant le problème de désherbage, on obtient une récolte supplémentaire. Les copeaux qui sont assez importants aux alentours sont utiles pour produire de la chaleur au début du printemps. Grâce à cette solution, cette parcelle n’a plus besoin d’être entretenue. En outre, elle reçoit l’eau issue de la toiture de la serre et reste à l’abri du vent. Les platebandes de culture sont formées tout simplement par de la terre végétale, du compost et du bois.

La permaculture à l’intérieur de la serre

Certains principes de permaculture ont été utilisés pour concevoir l’intérieur de la serre. Comme le printemps est propice à la gourmandise, elle est densifiée au maximum et fournit déjà actuellement (fin mai) pas mal de récoltes.

Le problème est la solution 

Désherber pour se nourrir : cette activité n’est pas seulement entreprise dans le but de perdre de l’énergie mais également pour récolter les plantes sauvages comestibles qui poussent naturellement dans la serre. Elles se marient très bien avec les salades quotidiennes.

Le deuxième principe de la permaculture consiste à multi-étager au maximum les cultures afin d’obtenir plus de densité et de maximiser le rendement de la serre. Au premier plan, il y a des plants et des semis de poireaux ainsi que de magnifiques fraisiers qui vont donner une culture hâtive de fraises. Ensuite viennent les plants de choux, les tomates situées au fond qui vont grimper vers le haut, les laitues à couper et les canopées d’épinard et de pois en liane. Deux plants de vignes, situés de chaque côté, remplaceront l’ombrière métallique au fil de leur développement et produiront des raisins de table en abondance. Des patates et de la coriandre recouvrent le sol. Les salades, récoltées feuille par feuille quotidiennement, et les carottes sont mélangées au mouron des oiseaux. Cette plante sauvage accompagne très bien les aubergines. Des radis, déjà récoltés, ont été plantés au fond. Actuellement, les branches sont transformées en jus vert et beaucoup consommées. Vient enfin la petite pépinière abritant quelques arbres n’ayant pu être plantés cette année et qui restent en attente dans la serre.

Cet exemple montre qu’il est possible d’aménager une serre suivant les principes de la permaculture. Il pourra servir de modèle et de source d’inspiration à ceux qui envisagent d’expérimenter chez eux.

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A propos de l'auteur

PermacultureDesign

Cet article a été rédigé par l’équipe du bureau d’étude PermacultureDesign.

11 Commentaires

  1. mariedo

    Bonjour 🙂

    Quelle bonne idée ! ça tombe bien car nous commençons bientôt la construction de notre serre, donc, les cultures sur les côtés et l’étagement intérieur on adopte ! Merci

    Réponse
  2. Angie

    Eh bien g apprécié les idées telles que boucher les courants d’air par des plantes mais chez moi ce ne sera malheureusement pas d’application car la fondation de la serre se trouve dans un caniveau de 20 cm de profondeur.
    Quant à la vigne, est-ce bien indiqué vu qu’une fois celle-ci adulte elle couvrera l’entièreté de la surface du toit de la serre et cette dernière ne recevra + de lumière ? Merci pour cette belle vidéo
    Angie

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Oui ça va pour la vigne, elle parait et disparait vraiment au bon moment laissant suffisamment de lumière mais nous coupant vraiment des fortes chaleurs…Et le raisin est excellent et sans mildiou 😉

      Réponse
  3. walter

    Bonjour à toute l’équipe

    j’aime bien votre projet de serre et la combi des strates.
    Je cherche un moyen de partager avec vous des images du pote âgé (;-)et la serre avec mon mobile. C’est très inspirant de partager des multiples projets!
    Mes félicitations avec la reconnaissance de vivea!! Vous êtes des pionniers exemplairesdans ce nouvel era de permaculture!

    Bisous

    Wally

    Réponse
  4. Fred

    Bonjour,
    Je croyais que le mouron des oiseaux (fleurs rouges) n’était pas comestible, ne s’agit il pas de la stellaire (fleurs blanches) qui elle est comestible ?

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Salut Fred,
      Le mouron des oiseaux a toujours eu des fleurs blanches à ma connaissance, et son nom latin est bien stellaria media… Je ne connais pas les mourons d’autres couleurs et leur comestibilité ou non, nous n’avons que du blanc ici.
      C’est peut être une question de nom commun ou vernaculaire qui change selon les régions…
      Merci pour ta vigilance en tous cas et à bientôt !!!

      Réponse
      • guillaume

        bonjour,

        pour répondre à la petite question du mouron des oiseaux, on l’appelle aussi mouron blanc en comparaison avec le mouron à fleur rouge qui est toxique !! Pour être certain de la comestibilité du mouron on attend que les premières fleurs apparaissent car en général le mouron blanc et le mouron rouge ne poussent pas ensemble, et donc bien souvent dans les jardins (ou par parcelle) nous n’avons que le blanc ou le rouge.

        très jolie serre !
        Pour les pommes de terre et la coriandre, il y a-t-il un intérêt spécifique à les réunir ?

        Pour l’ombrière, de notre coté nous avons placé les poids en périphérie (petits poids au Sud, poids gourmands au Nord). Ils sont déjà montés jusqu’au toit de la serre, en ce moment nous les récoltons et laisseront les pieds jaunis pour faire de l’ombre au reste cet été 🙂

        Réponse
        • Benjamin Broustey

          Super Guillaume,
          Merci pour ces précisions…Et en effet, les pois doivent surement être interessant en ombrière aussi…A bientôt !!!

          Réponse
        • mika

          La coriandre, parait-il, éloigne le doryphore…
          Ici, l’association coriandre – pommes de terre n’était pas prévue au départ… La coriandre est issue d’un semi spontané.
          Cela dis dans un autre jardin j’avais déjà essayé cette association pour protéger les pommes de terre de nos copains les doryphores. Dans mon cas ça n’avais pas marché (la densité de coriandre n’étais pas assez importante), mais dans cette petite serre il n’y a aucun doryphore…
          Parfois, on ne s’y attend pas, mais il y a des solutions spontanées…

          Réponse
  5. Jerome

    Bonjour,
    et merci pour cette vidéo.
    dans ma serre, j’essaie aussi de densifier et d’étager, et j’ai malheureusement découvert une mauvais proximité cette année. J’ai en effet planter de la roquette le long d’un rang d’aubergine, mais seulement sur la moitié du rang (la rang d’aubergine fait 20 ml, et je n’ai mis de la roquette que sur les 10 premiers mètres). Aujourd’hui, alors que les aubergines qui touchent la roquette font à peine 50 cm, celle qui sont seules sur le rang font 90 cm de haut et j’ai déjà fait une récolte !
    Je ne recommencerais donc pas cette association. Heureusement, il y en a beaucoup d’autres qui fonctionnent très bien.

    Jérôme, maraicher en perma

    Réponse

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