Chez nos ancêtres, les plantes sauvages comestibles avaient leur place quotidienne dans l’assiette.

Ils maniaient ainsi leurs vertus nutritives, médicinales et guérisseuses selon leurs besoins et selon les saisons.

Les plantes sauvages comestibles sont ainsi tombées aux oubliettes, pour faire place à des fruits et légumes cultivés, importés ou locaux.

Cela a permis de belles découvertes gustatives, mais aussi la perte de connexion avec la nature qui nous entoure, et les nutriments qu’elle nous offre avec abondance à portée de mains.

Car qui dit plante sauvage, dit propriétés et bienfaits nutritifs exceptionnels pour vos cellules, et votre santé.

Ces plantes qui poussent sans aide de la main de l’homme, mais se nourrissent essentiellement de lumière, d’air, d’eau et des nutriments de la terre, poussent souvent dans des conditions extrêmes, ce qui potentialise leurs vertus, leur puissance et leur résistance.

Si on connaît leur langage, on observera souvent qu’elles se révèlent curatives et nutritives pour des faiblesses humaines s’apparentant aux faiblesses du sol dans lequel elles poussent.

Les plantes sauvages comestibles et médicinales sont des trésors de nutriments et de soins pour notre santé.

Prenons, par exemple, la prêle (Equisetum arvense) : elle pousse sur des sols déstructurés ou non encore structurés, des sols alluvionnaires jeunes et témoigne de la présence d’une nappe d’eau ou des sols engorgés d’eau, comme on peut le voir dans « L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales » de Gérard Ducerf (voir références des trois volumes de cette encyclopédie en fin d’article).

Parallèlement, pour l’homme, les propriétés de la prêle, reminéralisantes et structurantes sont exceptionnelles, grâce à sa haute teneur en silice, calcium, fer, potassium, magnésium, mais elle a aussi des propriétés anti-inflammatoires, lutte efficacement contre les œdèmes et est efficace dans les problèmes urinaires

Incroyable non ?

La faiblesse du sol où elle pousse et sur lequel elle joue un rôle s’apparente à une faiblesse chez l’homme qu’elle peut accompagner sur le chemin de la guérison.

Observer et interagir

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Il ne reste plus alors qu’à appliquer un des principes fondamentaux de la permaculture : l’observation.
Car si vous observez votre environnement et ce qui y pousse, vous découvrirez des pépites vertes pour vous nourrir et prendre soin de vous, tout cela offert généreusement par la nature.
Du vrai bon sens à reconnecter…


L’ortie, que tout le monde qualifie de « mauvaise herbe » est une plante sauvage fantastique, dotée d’une teneur exceptionnelle en Vitamine C (4 fois les apports journaliers recommandés dans 100 gr de feuilles, soit 6 à 7 fois plus que l’orange), en vitamine A, en minéraux comme le fer, le calcium, mais aussi en protéines complètes (équilibrée en acides aminés essentiels au corps).

C’est au printemps que sa teneur en bons nutriments est à son apogée. Elle est idéale pour complémenter les végétaliens, mais aussi après les cycles féminins, elle est reminéralisante, alcalinisante (PRAL* : -66,41) et dépurative.

Pour les animaux, elle est aussi extrêmement bénéfique puisqu’elle stimule la reproduction, notamment la ponte des poules.
Elle pousse en général sur des sols acides riches en azote, ou en potasse ou en excès de matière organique animale qui mériteraient une action alcalinisante et dépurative, comme chez l’homme ( 😉 et la boucle est bouclée…).

Ces remarquables pépites vertes et bien d’autres encore vous attendent près de chez vous 😃

On pourrait parler aussi de la Consoude, du plantain, du pissenlit, de l’Amaranthe, du Chénopode, de l’ail des ours… toutes des gourmandises végétales et nutritionnelles.
Des lectures passionnantes comme le « Guide Nutritionnel des plantes sauvages et cultivées » de François Couplan (voir référence du livre en fin d’article), présentent ces pépites vertes et leurs fabuleuses vertus.

Mais comme l’observation est avant tout nécessaire, nous vous proposons d’aller à la découverte et la reconnaissance des plantes sauvages comestibles et médicinales grâce à la formation « Au bonheur des plantes » de Florence Laporte, qui saura vous communiquer sa passion et son savoir.
Florence vous guide pas à pas sur le chemin des plantes sauvages, d’une manière simple et avec bon sens, elle vous délivre ses secrets pour reconnaître simplement les plantes sauvages près de chez vous, régaler vos papilles et vos cellules.

Une formation vidéo en ligne pour apprendre à identifier et utiliser les plantes sauvages comestibles et médicinales au quotidien grâce à des recettes

Sabine

(Plus d’information sur l’auteur(e) en bas de page)

Livres

Guide Nutritionnel des plantes sauvages et cultivées

François Couplan

Éditions Delachaux et Niestlé – 2011.
24.3 €

Librairie permaculturelle Amazon FNAC

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 1

Gérard Ducerf

Éditions Promonature – 2008.
60 €

Librairie permaculturelle Amazon FNAC

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 2

Gérard Ducerf

Éditions Promonature – 2014.
60 €

Librairie permaculturelle Amazon

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 3

Gérard Ducerf

Éditions Promonature – 2013.
60 €

Librairie permaculturelle Amazon FNAC

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Sabine Curci

Sabine Curci

Naturopathe à bordeaux et praticienne en permaculture humaine.
Retrouvez-la sur son site : www.merci-nature.fr