Comment atteindre la rentabilité économique sur une micro-ferme en permaculture ?

Comment atteindre la rentabilité économique sur une micro-ferme en permaculture ?

La rentabilité économique dans le monde agricole est presque une chimère ! Mais là, il s’agit des fermes classiques. Et si c’était différent dans une micro-ferme agroécologique ?

Rentabilité économique et monde agricole : tout est faussé

Il est courant d’entendre que le monde agricole s’effondre, qu’il ne vit que par ponction d’aides comme la P.A.C. (Politique Agricole Commune : subvention de l’Europe selon la quantité de terres possédées et son attribution). Ce qui est totalement vrai.

Les agriculteurs de ces dernières décennies ont pu vivre, payer leur bâtiment, leur tracteur et tant d’autres choses grâce à nos impôts. Il aurait été plus simple que leurs produits soient valorisés à leur juste prix, mais ceux qui détiennent les ficelles, que nous nommons les agro-industriels, n’avaient aucun intérêt à ce que l’on sache que des fermes polluantes, non respectueuses de la nature et des animaux sont derrière ce que nous mangeons tous les jours. Maintenant nous le savons tous, tout comme nous savons que les caisses de l’Europe, comme celles de l’État français sont vides. Les primes fondent aussi vite que la Terre se réchauffe. Et tant mieux ! Car enfin, comme ça, un départ sur des bases saines est possible.

 

Se laisser entraîner par le tourbillon du « toujours plus »

Au lancement de notre micro-ferme, nous savions qu’il fallait faire attention à nos dépenses. Pourtant, au bout d’un an seulement, complètement dépassés par l’ampleur du rêve qu’on s’était fixé, nous nous sommes laissés prendre au jeu qu’on nommerait : « il faut plus pour s’en sortir mieux ». Nous avons donc décidé de prendre un salarié à mi-temps pour la transformation, ce qui permettrait à l’un d’avancer et d’améliorer le travail de la ferme pendant que l’autre ferait tout un travail de commercialisation et de communication. Grossière erreur ! Une société lambda pourrait fonctionner ainsi, mais pas une société agricole où l’imprévu est le quotidien. Nous l’avons compris à nos dépends et plus de 10 000 euros de perdus plus tard, voici ce que nous appliquons depuis et qui nous a permis de sortir la tête de l’eau en allant de l’avant de façon plus saine et sereine.

Gérants d’une micro-ferme en permaculture, Lauriane et Charles nous expliquent comment ils ont atteint la rentabilité économique suffisante pour pérenniser leur exploitation.

© Ferme du Vieux Poirier

Atteindre la rentabilité économique sur la micro-ferme

L’équilibre passe par le fait de faire des économies

Au lieu de faire la course au chiffre d’affaires, il vaut mieux revoir chaque poste de dépense point par point afin de déterminer là où il est possible de réduire les coûts. Une erreur de débutant réside dans le fait de gérer tous les frais au lancement du projet puis de ne plus jamais y jeter un œil.

Comment faire des économies ?

  • Faire jouer la concurrence entre les assurances. Puis, tous les deux ans, renégocier ses contrats. C’est fastidieux, mais cela en vaut vraiment la peine. Attention tout de même : baisse du prix ne doit pas rimer avec baisses des garanties. Restez donc vigilants. Nous avons réalisé une économie de 1 200 euros par an sur l’ensemble des contrats. Pas négligeable, sachant qu’il nous faut réaliser environ 4 300 euros de chiffre d’affaires pour payer cette somme.
  • Renégocier ses frais bancaires chaque année.
  • Nous avons pris un terminal carte bleue pour la vente à la ferme et sur les marchés. Au départ, l’abonnement et la commission sur chaque transaction dépassaient les 80 euros/mois. Au bout d’un an, nous avons signalé à la banque qu’il n’était pas possible de payer autant et que nous stoppions ce moyen de paiement. Il était impensable d’élever un cochon de plus juste pour payer ces frais ! Comme par magie le coût a été divisé par deux. Et d’ici peu, le sujet va être remis sur le tapis quitte à passer pour des grippe-sous. 😉
  • Trouver un comptable compétent, mais surtout avec un bon tarif. Sa compétence vous évitera des erreurs auxquels vous n’auriez pas pensé et son juste prix sera déjà une première économie. N’hésitez donc pas à aller voir plusieurs cabinets comptables avant de vous lancer. Un bon comptable sera celui qui vous fait économiser de l’argent et pas seulement celui qui enregistre les factures et fait le bilan.
  • Limiter le matériel et acheter en faisant attention à deux points : tarifs des pièces de rechange et/ou un bon marché de l’occasion. Souvent, nous avons l’impression qu’il faut toutes sortes d’engins et de machines pour bien faire notre travail aussi bien dans les champs qu’à la transformation. Et c’est seulement au bout de 2 voire 3 ans qu’on se rend compte qu’ils n’ont pas tant servi que ça. Il vaut mieux louer au besoin ce qui évitera d’entretenir et payer une assurance. Voire même emprunter à un confrère contre un service ou un prêt également. Si vous souhaitez acheter, choisissez dans ce cas un engin peut-être moins spécifique, mais plus polyvalent.
  • Paradoxalement ne pas trop limiter le matériel. Une nouvelle vague de paysans tend à ne plus vouloir d’engins (type tracteur) et tout faire avec de petits outils non motorisés ou en traction animale. Question d’écologie, de pratique et de coût très certainement. Or, combien se lancent dans l’aventure puis à peine au bout d’une année se ruent sur les petites annonces pour y dénicher la bonne affaire : le microtracteur et ses accessoires. Ce n’est qu’un exemple parmi une pléthore de dépenses que l’on souhaite s’éviter au lancement du projet. Cependant, il va bien falloir trouver l’argent pour cet achat exceptionnel. Il aurait été plus judicieux de le prévoir dans le crédit de départ qui sera amorti sur 10 voire 12 ans. 
  • Ce que tu ne maîtrises pas (ou que tu ne te sens pas capable), tu ne feras pas ! Eh oui, sous couverture d’être totalement autonome, on s’enlise dans une quantité de tâches. Être paysans, c’est déjà être multicasquettes. Pourtant certaines nous siéent mieux que d’autres.

Un petit exemple tout simple, dans notre projet de ferme nous voulions maîtriser toute la chaîne de la naissance du porcelet à la culture des céréales, de la transformation à la vente. Mettre au monde des porcelets nécessite une expérience que nous n’avions pas. De plus, si la truie décide de mettre bas le jour où le magasin à la ferme est ouvert, que faisons-nous des clients ? Et en plus, elle peut faire entre 6 et 14 porcelets. Mais pour la vente directe, il faut un nombre constant chaque semaine. Impossible de dire un mois qu’il n’y a pas assez et le mois d’après lancer une campagne de promotions parce qu’il y en a trop. Nous avons donc choisi de travailler avec un naisseur en Bio, passionné et bien plus compétent que nous. Pour les céréales, il fallait acheter plus de terrain et d’engins donc plus de crédit. Nous nous sommes posé une question : qu’est-ce qui est essentiel pour nous ? La réponse était simple : maîtriser le produit final. Hors de question de se donner autant de mal pour qu’un transformateur quelconque abîme le produit avec des cochonneries (sel nitrité, phosphate, E-machin, E-truc, etc.). Pour les céréales la solution était simple, il existe des céréaliers en bio locaux totalement passionnés (ce qui n’est pas notre cas). Tout ça pour vous dire que le naisseur de porcelet, le céréalier et bien d’autres en se spécialisant dans ce qu’ils aiment faire réduisent leur coup alors qu’à tout vouloir faire soi-même les coûts ne sont pas optimisés. Au final, nous engraissons nos animaux, nous gérons la transformation et la vente ce qui nous laisse du temps pour améliorer l’écosystème du terrain (haie brise-vent, forêt nourricière, mare, etc.).

N’ayez pas peur du quand dira-t-on lorsque vous négocierez, tout au contraire. Vous faites votre part dans cette société, vous prenez peu de salaires voire pas du tout, et ce sont ces actions mises bout à bout qui vous permettront de vous en sortir.

Gérants d’une micro-ferme en permaculture, Lauriane et Charles nous expliquent comment ils ont atteint la rentabilité économique suffisante pour pérenniser leur exploitation.

0 course au chiffre d’affaire + réduire les frais + ? = l’équilibre
© Ferme du Vieux Poirier

Vous serez gagnant, car moins fatigué et surtout moins stressé. Vous aurez plus de temps libre pour réfléchir à ce qu’il est judicieux de mettre en place sur votre exploitation pour faciliter votre quotidien.

Autre clé de la rentabilité économique sur la micro-ferme : vendre au juste prix

 Alors tout ça, c’est bien beau, mais ça ne fonctionne que si le prix de vente de vos produits a été bien calculé. Si vous vous êtes contentés de regarder ce que font les collègues dans votre secteur, cela ne suffira pas. Chaque structure est différente, elle se doit de connaître l’ensemble de ses frais pour définir sa marge et donc à quel prix il lui faut vendre sa production.

Pour calculer votre marge, il est plus simple de demander à votre comptable, ils ont souvent des tableaux assez simples que vous pourrez remplir vous-même avec vos données.

Évidemment, nous avons fait cette erreur au début, la viande bio est tellement plus chère que la conventionnelle. Nous nous sommes donc dit que pour avoir des clients, il ne fallait pas avoir des prix trop élevés. Et voilà encore une belle boulette !

Au bout de deux ans, après une formation de quelques jours sur ce thème auprès de notre organisme bio local, nous avons tout recalculé. Les prix ont été largement augmentés. Au final, en augmentant notre marge, nous avons perdu des clients, ceux qui venaient chercher la bonne affaire, mais les consomm’acteurs eux sont restés. Le chiffre d’affaires n’a pas bougé, nous avons gagné du temps et une meilleure marge donc une meilleure capacité de financement et de négociation auprès des banques si besoin.

Gérants d’une micro-ferme en permaculture, Lauriane et Charles nous expliquent comment ils ont atteint la rentabilité économique suffisante pour pérenniser leur exploitation.

0 course au chiffre d’affaire + réduire les frais + vendre au juste prix = l’équilibre
© Ferme du Vieux Poirier

Regardez auprès de la chambre d’agriculture ou votre organisme bio s’il y a dans leurs catalogues des formations de ce type. Et sinon, vous pouvez leur souffler à l’oreille.

Petits conseils sur la gestion des invendus…

Que faites-vous des produits qui ne se vendent pas bien ou pas du tout ? Nous avons solutionné le problème avec plusieurs idées :

  • Les vendre à perte et augmenter le prix des produits phares. Il vaut mieux rentrer 1 € que rien ! Par exemple, sur un cochon les pieds se vendent mal à contrario le filet mignon se vend très bien, il n’y en a jamais assez. Du coup, les premiers sont vendus au ras des pâquerettes et sur le second la marge est meilleure.
  • Leur trouver une nouvelle utilité. En Alsace, ce n’est pas dans notre culture de manger les oreilles de cochons contrairement à nos amis lyonnais qui en font une excellente recette panée. Nous les mettions dans la ration alimentaire de nos chiens. Dommage ! Un jour, Charles a eu l’idée de les mettre au fumoir. Quelle bonne idée, elles se gardent ainsi longtemps et depuis il est possible de les commercialiser pour les chiens de nos clients. Et hop 200 € de plus en fin d’année ! Ce n’est pas énorme, mais ils permettent de payer une facture.
  • Avoir un ou deux cochons pour les maraîchers. Mettre des légumes à composter c’est une vraie galère, les graines vont germer et de nouveaux légumes vont pousser dans le compost. Dans ce cas, pour les légumes, comme les courges par exemple, il est intéressant d’engraisser un cochon (10 kg de végétaux/jour) qui soit permettra de se nourrir soit pourra être vendu. Concernant les poules, elles valorisent moins, car elles trient beaucoup plus leur nourriture (160 g de végétaux/jour). Après rien n’empêche d’avoir les deux 😉 .
  • Donner les invendus contre un futur service. Quand il nous arrive d’avoir des invendus, nous les donnons à nos amis qui nous rendent bien l’appareil : aide lors de portes ouvertes, coup de main lorsque physiquement on n’y arrive pas à nous deux, récupération de matériel ou de consommable, aide technique à la réparation des machines de transformation au labo, etc.

Gérants d’une micro-ferme en permaculture, Lauriane et Charles nous expliquent comment ils ont atteint la rentabilité économique suffisante pour pérenniser leur exploitation.

Penser à vendre même l’invendable : ici des oreilles de cochons fumées pour les chiens de nos clients 😉
© Ferme du Vieux Poirier

Et si la comptabilité du futur changeait la donne ?

Aujourd’hui, quand il est l’heure de faire le bilan d’une année de travail qu’est-ce qui est vraiment pris en compte ? Les dépenses et les recettes. Alors vu comme cela c’est sûr, comme l’explique si bien Sophie Danlos dans sa conférence TEDX sur ce sujet étonnamment passionnant, une société comme Monsanto qui pollue et détruit les écosystèmes peut générer des milliards de bénéfices. Alors que vous, dans votre micro-ferme agroécologique, votre résultat n’est jamais très reluisant. L’impact écologique n’est pas pris en compte. Étonnant, non ? Nous payons 500 euros dans nos impôts (directs ou indirects) le coût de la dépollution et les problèmes de santé. Sans parler de toutes les sociétés qui exploitent l’humain à travers le monde.

Et si au contraire, la comptabilité se basait sur le capital financier, mais aussi sur deux autres aspects : le capital naturel et le capital humain. Et hop, vous venez de découvrir la comptabilité en triple capital ! Notre bilan serait plus que positif. Qu’adviendrait-il de notre monde ? On vous laisse deviner… 😉

Vous avez compris, nous sommes tombés en amour devant cette comptabilité. Nous nous donnons tellement de mal, nous sacrifions aussi beaucoup de choses au quotidien pour bien faire, dans le respect et en conscience pour qu’au final les résultats comptables soient décourageants. Cette nouvelle façon de calculer change la donne et nous booste encore plus sur cette voie. Alors, parlez-en à votre comptable et à votre banquier, on a tout à y gagner !

Plus d’information sur la comptabilité en triple capital : Compta durable

Dans un prochain article, nous vous partagerons notre expérience et nos conseils pour bien communiquer sur son travail et ses productions à la ferme. À bientôt.

Lauriane et Charles Durant.

Nous tenions à remercier Gilles Moreau, enseignant-chercheur, avec qui Lauriane a fait une formation il y a quelques années sur la communication d’une ferme, ainsi que l’Opaba (organisme Bio d’Alsace). Formation qui a changé notre façon de travailler et a grandement amélioré notre quotidien.

Lauriane et Charles Durant
Lauriane, fille de la ville aucun lien avec la campagne, issue d’une famille d’entrepreneurs. Charles, garçon de la campagne, fils d’éleveurs bovins. Aujourd’hui, tous les deux paysans sur leur micro-ferme bio « La Ferme du Vieux Poirier » en Alsace : élevage de porcs et volailles avec transformation et développement d’un verger en permaculture. Vente directe.

Leur site : www.ferme-vieux-poirier.fr
Le Facebook de la ferme

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4 Commentaires

  1. Mathieu Launay

    Cet article m’a passionné ! Enfin des informations claires sur cette partie un peu tabou du travail ! Merci à vous !

    Réponse
    • Lauriane Durant

      Merci Matthieu ça fait plaisir de voir que l’article est utile. Effectivement, j’ai remarqué que lorsqu’on parle micro-Ferme et encore plus permaculture le mot « rentabilité » est absent. Alors que c’est la base, sans prendre soin d’elle le projet ne peut pas être viable. A moins de faire des produits d’exceptions vendus uniquement dans des restaurants étoilés mais là on oublie que notre but est de nourrir les personnes vivant autour de nous. Question de bon sens

      Réponse
  2. barsalou constant

    Merci pour ces retours d’expériences et ces informations, cela aide quand on se lance !!!! Bravo!!

    Réponse
    • Lauriane Durant

      Merci Constant, je te souhaite une belle réussite pour ton projet.

      Réponse

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