Permaculture et construction naturelle : la terre crue de A à Z

Permaculture et construction naturelle : la terre crue de A à Z

Une importante partie du sous-sol français est composé de terre argileuse, une aubaine en permaculture, car il s’agit d’un des meilleurs matériaux de construction, durable et naturel.

La terre est composée de sable, de limons et d’argile. Il faut généralement creuser à 20 ou 30 cm de la surface, sous la terre végétale, pour trouver de la terre utile à la construction.

On note la différence de terre par un changement de couleur net. Pour faire une analyse basique de la terre dont on dispose, on peut faire le fameux « test du bocal ». On prend un bocal, on le remplit d’un tiers de terre et on complète avec de l’eau. On le mélange, puis on laisse reposer environ une heure. Une fois que tout s’est déposé au fond, on remue de nouveau et on laisse reposer environ une nuit, ce qui permet d’avoir une analyse un peu plus précise.

Vous trouverez, à la fin de cet article, une fiche technique PDF gratuite à télécharger qui vous expliquera pas à pas comment effectuer votre test de sol et comment le lire correctement pour déterminer la structure de votre terre.

La première couche qui se dépose au fond du bocal est le sable (il peut y avoir une seule couche de sable ou deux, s’il y a deux épaisseurs de grains), la seconde correspond au limon (parfois en petite quantité qui ne se voit pas dans le bocal) et la dernière couche à se déposer est celle d’argile. C’est par rapport au pourcentage d’argile dans une terre que l’on définit ses caractéristiques (riche en argile ou non).

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Lecture des différentes couches de terre après un simple « test du bocal ».

Le taux d’argile dans une terre va donner la technique la plus adaptée à utiliser, car toutes les terres ne sont pas adaptées à toutes les techniques. Cela dit, les terres peuvent être modifiées. Si une terre est trop argileuse, on peut y ajouter du sable. Si elle est trop sableuse, on y ajoute un liant (chaux).

Pour stocker la terre, le mieux est de la mettre sous un toit avec des courants d’air (un hangar). Par contre, il vaut mieux éviter de la laisser sous une bâche, car elle se transforme vite en boue à cause de la condensation.

Le mélange eau et terre tamisée très liquide s’appelle la « barbotine ».

Les techniques de construction en terre crue : la bauge

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Construction d’un mur en terre crue avec la technique de la bauge.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple de maison traditionnelle construite en terre crue en Basse Normandie. © Pascal Corbierre – SRI Basse-Normandie

En France, la technique de la bauge se retrouve traditionnellement en Normandie.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 20 à 30 % au moins. À plus de 50 ou 60 % d’argile, la terre se casse au séchage.
La terre doit être boueuse lorsqu’on l’utilise. On la jette au niveau du mur et on ne tasse pas (impossible, car elle est boueuse). On monte le mur sur environ 80 cm, puis on le recouvre d’une couche de branches. On laisse sécher et on recommence jusqu’à arriver en haut. La bauge peut être fibrée en y ajoutant de la paille.

Les techniques de construction en terre crue : l’adobe

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Briques d’adobe de différentes tailles : Petites briques retournées après 2 jours de séchage avec leurs moules en bois et grosses briques pas suffisamment sèches.

La technique de l’adobe est d’origine arabe.
Le taux d’argile dans la terre doit être de 20 à 30 %. Elle se travaille à l’état « plastique », c’est-à-dire avec de l’eau.
Une brique d’adobe est une brique de terre moulée dans un moule en bois à la main et séchée à l’air quelques jours.

Le séchage est déconseillé en plein soleil, car les briques ont tendance à se fendre.

Aujourd’hui, on rajoute de la paille à la préparation ce qui amène de l’isolation en plus, ce qui n’était pas le cas traditionnellement. Cela demande donc une terre avec un taux d’argile plus important. La proportion du mélange est d’environ 60 litres de terre pour 10 litres de paille.


Une brique d’adobe standard fait 43 x 28 x 5 à 10 cm. Mais toutes les tailles sont possibles, à partir de 16 cm de long.
On fabrique les briques d’adobe sur un terrain plat. Mieux vaut ajouter une couche de sable pour que les briques ne se collent pas au sol. On les fabrique généralement de mai à juillet, car il leur faut un mois de séchage.


Mais après seulement 4 ou 5 jours, on les redresse pour que l’air circule. On doit sabler le moule pour qu’il ne colle pas, mettre la terre à l’intérieur et tasser les coins. Puis avec un bâton rond que l’on fait rouler dessus, on égalise la surface de la brique. On démoule alors aussitôt avant de laver le moule immédiatement dans la foulée.

Après 2 semaines, on peut les entasser selon une disposition précise avant de les bâcher pour les protéger de la pluie.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Ziggourat de Tchoga Zanbil en Iran construite vers 1250 av. J.-C. avec la technique ancestrale de la brique d’adobe. © CRATerre – ENSAG

Pour la mise en œuvre des briques, il faut les tremper dans l’eau avant de les poser si elles sont trop sèches. Le mortier est composé uniquement de terre (un peu moins argileuse que celle utilisée pour les briques), sauf sur les premières rangées où il vaut mieux le réaliser en chaux pour éviter les remontées capillaires. Il s’applique à la main, sans aucun matériel.

La proportion du mélange pour le mortier, avec une terre contenant au moins 25 % d’argile, est d’environ 2 volumes de sable pour un volume de terre. Pour les parois intérieures, il est intéressant de remplacer les deux premières rangées par des briques de terre cuite pour éviter les problèmes avec la serpillière, tout en remplaçant les plinthes.
Pour répartir les forces de la charpente, il faut installer des poutres sablières au sommet des murs.

Les techniques de construction en terre crue : le pisé

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Illustration du montage d’un mur en pisé avec la banche.

Le pisé se trouve traditionnellement en Picardie, dans le Poitou, le Lyonnais, en Rhône-Alpes, vers Clermont-Ferrand, dans le Gers, en Midi-Pyrénées et dans le Maghreb.

Le taux d’argile dans la terre doit être de 10 à 15 % : elle ne doit pas être trop riche. Il peut y avoir des cailloux jusqu’à 5 cm de diamètre dans la terre, ce qui est avantageux, car plus la terre est fine, moins il y a de résistance mécanique. L’épaisseur d’un mur est de minimum 60 à 70 cm pour que ça ne s’écroule pas et peut aller jusqu’à 2,20 m (exemple d’une forteresse vu en Midi-Pyrénées). Il se travaille selon une technique « sèche » : on a besoin de très peu d’eau. La mise en œuvre se fait avec des coffrages traditionnellement en bois que l’on appelle des banches qui mesurent en général 2 m de long sur 50 à 60 cm de haut.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple de rendu d’un mur construit avec la technique du pisé.

La terre peut être utilisée sans être préalablement brassée, sachant qu’il lui faut un taux d’humidité de 14 à 15 %. Elle est ensuite tassée à l’intérieur des banches grâce à une « dame » aussi appelée « pisoir » ou « pisou » en commençant par les bords. Il existe plusieurs formats de « pisoirs » selon ce que l’on tasse : les bords ou l’intérieur du mur. En général, on met une couche de 15 cm de terre que l’on tasse jusqu’à qu’elle n’en fasse plus que 10. La mise en place des banches se fait en quinconce. La deuxième rangée s’accroche à la première qui, une fois la terre arrivée suffisamment haut, s’enlève pour être installée en troisième position, et ainsi de suite… Les banches peuvent être enlevées immédiatement.
La densité du pisé est d’environ 1,2 à 1,3.

En général, on n’applique pas d’enduit sur le pisé, car il est très solide grâce à la présence de gros cailloux. C’est aussi très beau, car les strates peuvent être marquées.

Les techniques de construction en terre crue : le torchis

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple de rendu d’un mur construit en torchis en formant des boules – © Florival fr CC BY-SA 3.0

Le taux d’argile dans la terre doit être d’au moins 20 % (un peu comme l’adobe). Le torchis se fixe sur une ossature bois (colombage) plutôt en mélèze ou douglas. C’est un mélange de terre et de paille (tiges longues). Comme les tiges sont longues, le mélange est difficile à brasser. On le prépare donc en superposant différentes couches de terre puis de paille (imprégnée d’eau), en terminant par l’eau. On le brasse ensuite soit à la fourche, soit en le piétinant, soit en le faisant piétiner par des animaux.

L’épaisseur minimale d’une cloison est d’environ 10 cm. La réalisation d’un torchis sera préférable au printemps ou en automne, quand la température est la plus adéquate.

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Mur en torchis en cours de réalisation qui laisse voir les tiges de bois obliques entre les poteaux de l’ossature bois principale. © Florival fr CC BY-SA 3.0

Entre chaque poteau de bois, on fixe des tiges obliques qui serviront de soutien au mélange terre-paille. On forme alors des « boudins » de ce mélange que l’on coince entre les tiges, en partant du bas, et dans la direction opposée aux tiges, afin de permettre une meilleure fixation du remplissage dans son ensemble. Il est conseillé ensuite de marquer la terre du bout des doigts afin d’y créer une accroche pour l’enduit qui viendra dessus.
Le séchage dure ensuite 2 à 3 mois. À l’origine, l’enduit que l’on réalisait recouvrait également le bois afin de le protéger.

Les techniques de construction en terre crue : la brique de terre compressée

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemples de brique de terre compressée de différentes tailles.

Il existe deux sortes de briques : la Brique de Terre Compressée (BTC) et la Brique de Terre Compressée Stabilisée (BTCS).

La BTC se trouve principalement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.
C’est une technique récente que l’on rencontre surtout sur des projets humanitaires, car les organismes financent les machines utiles à la fabrication des briques.

Le taux d’argile dans la terre doit être de 15 à 20 %. Il peut y avoir des cailloux jusqu’à 1,5 cm de diamètre dans la terre.

Pour la BTCS, on stabilise en général à 3 ou 4 % de chaux hydraulique ou de ciment. La proportion du mélange avec une terre à 25 % d’argile est donc d’environ 80 kg de terre et 20 kg de sable pour 4 kg de ciment.

Les dimensions de briques que l’on trouve le plus fréquemment sont :
– 29,5 x 14 x 9,5 : 8 kg la brique pour 33 briques au m² ;
– 22 x 10,5 x 6,8 : 4 kg la brique pour 50 briques au m² ;
– 30 x 20 x 10 : 13 kg la brique pour 26 brique au m².

La compression moyenne d’une brique est d’environ 25 kg/cm². Sa densité est d’environ 1,9. Contrairement à la BTC, la BTCS contient un stabilisant, un liant : de la chaux ou du ciment.
L’avantage de la BTC comme de la BTCS est que, pour les mêmes caractéristiques que les autres techniques, on réduit considérablement les épaisseurs de mur. La BTCS est moins fragile, plus dure que la BTC. La fabrication des BTC se fait à l’aide d’une machine spécifique.

Avec la compression des briques, 2 m³ de terre se transforme en 1 m³ de BTC. Pour les BTC,on peut les mettre en place tout de suite, même s’il est préférable de les laisser sécher quelques jours pour ne pas abîmer les angles, car une
BTC est assez fragile.

Pour les BTCS, on les stocke, empilées et bâchées, sur des palettes. On réalise alors une « cure humide » : on arrose les briques tous les 2-3 jours pendant un temps plus ou moins long selon le liant utilisé :
– pendant 6 semaines pour la chaux hydraulique,
– pendant 2 semaines pour le ciment.
Puis le séchage dure entre 2 et 6 mois (sans les bâches). La fabrication des briques à la chaux ou au ciment est déconseillée en été, car il fait trop chaud et il est alors difficile de réaliser correctement la cure humide.

Un mur porteur doit faire au minimum 20 cm de largeur.Avant de les poser, il faut mouiller les briques afin qu’elles se collent plus facilement. Le mortier peut se faire à la terre ou à la chaux. Mais le joint final se fait toujours à la terre pour un aspect esthétique, car les BTC ou BTCS sont rarement enduites. Dans ce cas, il est intéressant de passer (au pinceau) une cire d’abeille incolore pour protéger des poussières.

Pour faire les joints, il est conseillé de laisser dépasser le mortier lors de la pose. Puis à l’aide d’une truelle, on gratte ce qui dépasse. Pour terminer, avec d’une éponge, on régularise les surfaces pour rendre homogène les joints.
La BTC (ou BTCS) a l’avantage de permettre de nombreuses formes : niches, arcs, frises…
Tout comme pour l’adobe, mieux vaut remplacer les premières rangées par des briques de terre cuite.

Les techniques de construction en terre crue : le damier

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Mur réalisé avec la technique du damier qui alterne des blocs de terre et des galets.

Le damier est une technique importée d’Italie, de la région des Abruzzes. On en trouve dans le sud du Gers.
C’est une alternance de blocs de terre et de gros galets qui donne un rendu particulièrement esthétique et original.

Les techniques de construction en terre crue : le terre-paille

Il existe diverses techniques de construction en terre crue très utiles en permaculture pour la création de bâtiments naturels.

Exemple d’un mur construit en terre-paille avec une ossature en bois.

La technique terre-paille est une technique moderne réalisée sur une ossature en bois.
Le mélange utilisé comprend plus de paille que dans le torchis. Pour le préparer, on tamise la terre à 1,5 cm, puis on la jette dans la bétonnière avec de l’eau. Il est important de toujours remuer pour que l’argile reste en suspension.

On sort la boue que l’on met dans une remorque dans laquelle on rajoute la paille imprégnée d’eau.

On laisse alors le mélange s’imprégner une nuit avant de l’utiliser. Il faut faire un coffrage entre les poteaux d’ossature et y tasser la terre-paille. Puis les banches sont retirées immédiatement. L’intervalle entre les poteaux peut être plus grand que dans le torchis et, comme on n’installe pas de tiges en bois, on utilise beaucoup moins de bois.

La largeur moyenne d’un mur est de 28 cm pour un poids de 200 à 300 kg/m³.

Voilà un bel aperçu des différentes techniques possibles pour construire en terre crue, alors pensez-y pour vos projets d’écoconstruction !!

Et pour vous former à l’écoconstruction, nous proposons des formations sur site sur ce thème, alors n’hésitez pas à consulter notre calendrier des formations pour en savoir plus !

À bientôt.

L’équipe de PermacultureDesign

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Fondateur et directeur de la fondation Agroforestery Research Trust, impliquée dans la recherche sur l’agroforesterie en milieu tempéré, Martin Crawford s’intéresse depuis plus de 20 ans à la culture et à l’usage des plantes pérennes dans l’alimentation humaine....

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PermacultureDesign

Cet article a été rédigé par l’équipe du bureau d’étude PermacultureDesign.

25 Commentaires

  1. Fablet

    Bonsoir
    Nous souhaitons faire une cloison en terre crue, dans notre maison en bois pour y apporter de la masse.
    Nous pensions à la technique du pisé, de manière à utiliser la terre présente sur notre terrain.
    Par contre je vois qu’il faut que l’épaisseur soit de 60 cm, tandis que notre cloison est sensée faire 10 cm d’épaisseur. Est-ce tout de même réalisable avec cette technique ? sinon en auriez-vous une autre à nous conseiller ?

    Réponse
  2. doksa

    Bonjour pensez vous que je puisse trouver un formateur en eco construction (brique de terre crue) pour un projet en Tunisie (formation rapide de l équipe ) contre un séjour de vacances en famille dans une belle plage Tunisienne.

    Réponse
  3. Fenoglio raffaele

    Bonjour Benjamin,

    je suis inscrit au mois de juillet pour le PDC et j’aimerai savoir si tu prévois une mise en pratique des techniques de construction terre paille ? également je souhaite faire un sol en béton d’argile chez moi pourrais tu me donner des renseignements à ce sujet ou me renvoyer sur un site ou une personne qui connait le sujet car difficile de trouver des réponses sur internet!? au plaisir de se rencontrer pour le PDC de juillet!

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Hello,
      Oui tu auras les renseignements sur la construction d’un sol en terre crue car nous allons visiter ma maison où j’en ai fait un particulièrement sympa. Je ne sais pas encore si nous pratiquerons le terre-paille car nous avons d’autres opportunités. Mais nous répondrons à tes questions, car on connait très bien tout ça.rdv en juillet 😉

      Réponse
  4. maquigny stephane

    bonjours ,je voudrais construire une cabane (type hobbit ) en terre avec paille et bois mais je sais pas quel dosage et quel terre prendre j’ai terre noire a 40 cm terre gluante a 80 cm j’ai de la terre glaise couleur gris-blanc j’ai fait durcir sa ressemble a du ciment mais cassable au choc et risque de s’effriter dois je rajouter de la terre normal ou construire avec sachant que je suis en zone marécageuse ,comment faire ma base de mur si j’ai des remonté d’eau due au terrain humide l’hiver voir gorgé d’eau
    merci de votre aide

    Réponse
  5. Besnard Jean Rene

    Bonjour a tous,
    Voila, je projette de construire un bâtiment pour l’elevage de chèvres de 12m de largeur dont un couloir central de 4m en béton et de 4m de chaque cote en aire paillée pour les chèvres.
    Serait-il possible de laisser cette aire en terre végétale ? Si oui, pour que le sol puisse être bien compactée et ne bouge pas que dois-je faire pour le terrassement de cette aire.
    Je vous remercie par avance pour l’aide précieuse que vous voulez bien me donner.
    Bien a vous !
    Jean Rene

    Réponse
  6. Aelbrecht Sergueï

    Bonjour,
    Je suis en école d’architecture à St Luc Tournai en Belgique, dans le cadre de mon travail de fin d’étude (TFE), je suis à la recherche d’un « expert » (Personne possédant une expertise qui va me suivre pendant 2 ans tous au long de ce projet). Je suis encore à la formulation de ma problématique, mais je sais qu’elle se rapportera à la construction en Terre crue, la permaculture, ainsi que le fait d’inclure les maîtres d’ouvrages dans la conception et construction du projet (participation active).
    Auriez vous des contacts à me donner en Belgique ou bien dans le Nord de la France ?
    De plus auriez vous des documents, plans, coupes, Axono etc.. de projets que vous avez réalisés et qui pourraient me servir de références ?

    Je vous remercie par avance de l’aide que vous voudrez bien m’apporter.

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Bonjour Serguei,
      Essayez l’entreprise les petits mondes en Belgique, vous pouvez appeler Fabian Feraux de ma part…Quand au matériel de notre bureau d’étude, il concerne des projets privés et est interne à l’entreprise et n’a pas vocation à diffusion…J’espère que vous trouverez votre bonheur, amicalement

      Réponse
  7. Desor

    Je recherche un constructeur ou des infos pour un projet en Sarthe
    Merci.

    Réponse
  8. chatbouri fayçal

    Salut quelle est la différence entre le btc et le btcs? Aussi je cherche un associer pour un projet dans le domaine de btc avec de modification personel merci

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      La btcs est une Brique de Terre Crue Stabilisée avec un léger pourcentage de ciment. Elle sont régulièrement utilisées, notamment en cas de transport véhiculé et/ou de briques industrialisées…

      Réponse
      • chatbouri

        merci

        Réponse
  9. Chris

    bonjour, j’ai un très joli mur (récent)) en BTC qui entour un insert. Le maçon qui l’a construit a laissé un creux pour les joints qui n’est pas très joli. J’essaie ce matin de faire les joints, mais j’ai peur que la terre que je mets à côté des joints quand j’étale se colle sur les BTC et les rend moins jolis, finis …
    J’ai mouillé les joints avant, je ne connais pas trop la technique…. Quelqu’un a une idée ? Je peux envoyer une photo si j’ai une adresse mail…
    Merci d’avance !

    Réponse
    • Chrisgir

      Bonjour, je viens de faire les joints sur la cheminee… j ai utilisé des briques tamisees pour avoir la meme couleur, oui le bord peut fondre.. mais on y arrive…ca fissure pas mal aussi mais j ai passé encore plus tamisé dessus pour les combler..je suis assez contente du resultat , cire ensuite.si j ai un mail je peux envoyer la photo du resultat!

      Réponse
  10. Lili

    Bonjour,
    Etant entrain de développer mon projet de master basé sur la construction en terre crue, j’aimerais savoir jusqu’à combien d’étages peut-on imaginer de construire en pisé ou BTC?

    Merci d’avance pour vos réponses 🙂

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Faites une petite recherche sur les constructions terre crue au Yemen à Sanah par exmeple, vous allez être surpris 😉

      Réponse
  11. GMG

    « En général, on n’applique pas d’enduit sur le pisé car il est très solide par la présence
    de gros cailloux ».
    Je ne suis absolument pas d’accord avec cette phrase. Habitant en Nord Dauphiné où dans la plupart des villages de plaine la technique du pisé est utilisé, je peux vous assurer que l’enduissage de ce matériau est INDISPENSABLE. Ce matériau, très robuste (je connais bon nombre de construction multi centenaire), a un très gros point faible c’est qu’il ne supporte aucune infiltration d’eau… Un mur en pisé doit au minimum être couvert, mais les projections d’eau provenant les débords de toit, des chenaux ou des projections depuis une route s’avère très dévastateur… J’ai déjà vu beaucoup de constructions d’écroulées suite à cela…. Pour info récemment la Communauté de Commune avait réalisé des point d’information avec des mur en pisé pur les villages de pleine et en pierre pour ceux qui ont une tradition de calcaire. Ces mus n’avais pas été enduit ni protégé pour « l’esthétique »… La totalité des murs en pisé se sont rapidement écroulé (la plupart dans l’année) même après avoir réalisé une couverture (petit toit en Thuile). Bref un enduit à base de chaux est indispensable pour garder les murs au sec et les préserver.

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      C’est pour cela que l’article précise, en général, tout est une question de contexte, du système constructif et du soin porté à la conception, je vois aussi des tonnes d’habitations en pisé sans enduits qui traversent le temps sans difficultés.
      J’ai par exemple chez moi, en Limousin des enduits terre, sur des façades extérieures qui traversent les années sans encombre, mais je n’ai pas fait ça n’importe comment. Quand à la non présence d’enduit sur un mur à proximité d’une route, que dire si ce n’est l’évidence que dans ces conditions la terre crue non protégée à une durée de vie très limitée…Logique.
      Quand aux murs de pisé qui s’écroulent dans l’année, je n’ai pu m’empêcher de bien rire en lisant votre anecdote, la question de la mise en œuvre, et de la conception globale du bâtiment à du être relativement survolée je dirai, sachant que la durée de vie de certains bâtiment dépasse plusieurs centaines d’années, les constructions commandités par nos chères collectivités, aux couts les plus compressés possibles, sont parfois difficilement compatibles avec de tels ouvrages d’art, nécessitant une expertise et un soin particulier…En tous cas merci pour votre témoignage qui permettra à chacun d’avancer dans sa réflexion…

      Réponse
    • Delesalle Philippe

      Bonjour
      Le pisé en général craint l’eau c’est une évidence. Au Maroc le pisé est connu, et aprés chaque année ou deux il faut revoir éventuellement les murs et toits.

      Avec le pisé ou la BTC il est nécessaire de bien étudier l’archtecture afin de créer des auvents de toits afin de protéger au maximum les murs de la pluie. Prévoir des bas de murs en briques cuites ou en pierres ou BTC avec chaux ou ciment (3 à 5% selon la terre)

      Il existe des produits que l’on peut pulvériser sur les murs afin de les protéger de la pluie, sinon un enduit de babotine de pisé avec chaux est préférable.

      Attention quand on parle d’enduit pour les novices, il s’agit d’enduit de terre qui respire et non des produits industriels je précise qui annuleraient tout le but de ce type de construction.

      Avec la BTC vous pouvez réaliser de trés belles maisons sur le plan architectural désormais.

      Bonne terre à tous…

      Réponse
      • Claire

        Bonjour, votre commentaire sur l’enduit naturel qui respire, pourrait être la réponse à ma question. Je cherche actuellement à fabriquer un pot en terre non cuit et qui reste poreux. Le truc c’est qu’il servira à être enterré dans le jardin et à contenir de l’eau pour la diffuser lentement, un peu comme une Olla. houps ça va redevenir de la gadoue ? sauf si j’enduis avec de la chaux ? extérieur et intérieur ? et cette chaux est-elle nocive pour les plantes, va t-elle « corrompre » l’eau ? Je suis sculpteur; et j’ai une nature à faire des essais en tous genre (pour m’en servir ). Je trouve très peu de renseignements sur ce qui m’intéresse dans le pisé. Vous avez l’air de bien connaître le sujet d’où ma question qui vous semble sans doute un peu « farfelue ». j’ai osé… Merci de m’avoir lue et si vous aviez des réponses à mes questions j’en serais ravie. Sylvie.

        Réponse
    • SB

      Ola,
      Je suis plutôt d’accord avec GMG… Ne pas enduire le pisé, ce serait comme dire que les cathédrale ont toujours été blanches… Cela dit, le temps faisant son œuvre, on observe aujourd’hui grand nombre d’anciens bâtiments dépourvus de leur enduit initial… Un enduit chaux – AERIENNE svp – donc perspirant laissera filtrer l’humidité…. Merci pour ce site et ces infos quoi qu’il en soit…

      Réponse
  12. Delesalle Ph

    Bonjour
    Belle présentation merci.
    Un retour de la terre crue s’annonce notamment en brique BTC ou BTCS, plus abordable par tous disons avec les autres matériaux en construction classique.
    Nous nous intéressons nous même à la BTC et aux moyens mécaniques de les fabriquer, étant sur une terre ou le pisé est sous les pieds et ou malheureusement beaucoup de gens ne la voient plus par les lobbies du béton et du parpaing…
    Salutations
    mobigroupmaroc.com

    Réponse
  13. pancha

    bonjour
    tres bon article ,merci
    je me demande que faire si la terre locale comporte tres peu d argile ou 2% pas beaucoup plus? et combien de taux d argile minimum il faut pour la tecnique terre paille en ciffrage ?
    merci

    Réponse
  14. Sikin

    Bonjour,
    merci pour l’article.
    Je voulais savoir concernant les éco dômes (dômes en sac de terre), si tu avais des documents.
    Je ne trouve pas beaucoup de chose en français sur ce sujet.
    Je vis en climat tropical (Nouvelle-Calédonie), et j’aimerais savoir quel enduit (permaculturel) il faut utiliser pour éviter les infiltration d’eau, pour être au sec quoi ^_^
    J’aimerai construire un éco dôme sans devoir mettre de toiture (voire pourquoi pas l’enterrer style Hobbit ^^)

    Merci
    Et merci aussi pour ce site

    Réponse

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