Permaculture au potager : 115 kg de légumes sur 50 m2 dans un jardin familial

Permaculture au potager : 115 kg de légumes sur 50 m2 dans un jardin familial

Avec l’aide de nos formations en ligne,  Sébastien a conçu son jardin en permaculture en concertation avec sa femme et leurs 4 enfants afin de créer le design vraiment adapté à leurs contextes et objectifs familiaux !
Une belle réussite et un exemple inspirant à suivre et à partager 😉 !

Un grand merci à Sébastien et sa famille pour ce partage d’expérience enrichissant ! 🌻🐝🥦

Découvrez son histoire dans la vidéo ci-dessous 👇.

Là pour l’instant, on en est à 115 kilos de légumes, sur 50 mètres carrés.
Donc, sur de très petites surfaces, on peut arriver à avoir des productions assez importantes.


Localisation de ce petit jardin en permaculture

On est à Combrand dans le nord des Deux-Sèvres, à 5 kilomètres de la Vendée et à 10 du Maine-et-Loire.

On est vraiment au nord.
Le terrain, maison comprise, fait 729 mètres carrés, 620 mètres carrés exploitables, dont 400 sont dédiés au potager en permaculture.
On va dire que c’est réellement en 2015 que j’ai franchi le cap du jardin en permaculture.

En fait, je pratiquais déjà le jardin au naturel, mais je me suis dit qu’il y avait vraiment moyen de faire mieux, de travailler plus avec la nature, et que, quand on travaillait avec la nature et pas contre elle, ça pousse encore mieux, et ensuite j’ai découvert la permaculture, connaissant pourtant assez bien l’environnement, l’agronomie, la production végétale, et je me suis vraiment pris de passion.
Puis, je suis tombé sur la formation « Invitez la permaculture dans votre jardin » de Permaculture Design

J’ai 37 ans, je suis marié, je suis l’heureux papa de 4 garçons, de 18 mois, 5, 7, et 9 ans.

Ça bouge beaucoup, et lorsque j’ai fait le design de permaculture, il a fallu composer avec tout ce petit monde-là pour les objectifs.

Parce que chacun voulait ou avait des recommandations, voulait des choses ou n’en voulait pas. Donc on en a beaucoup discuté, ça a été le moment de la formation où nous avons beaucoup communiqué en famille.

On est en zone 1, qui est la zone cultivée la plus proche de la maison, avec, tout d’abord un grand parterre d’aromatiques, avec ce dont on se sert le plus dans la cuisine.

Derrière moi, il y a un parterre de fraises, une demande des enfants, et ils y vont très régulièrement.

Et on a, derrière, un parterre d’artichauts et de rhubarbes.

Potager en permaculture.

Les différents espaces du potager de Sébatien.

On est très consommateurs de rhubarbes dans la famille.

Je voulais aussi avoir la serre pas loin, qui pour l’instant est encore cultivée, mais qui à terme sera une serre à semis, parce que j’aime bien sortir de la maison et aller surveiller les semis, plutôt que d’avoir besoin de traverser tout le terrain.

Comme tu parlais de terrasse, on a une exposition sud/sud-est sur le terrain, il fait très chaud l’été et donc est devenu indispensable la construction d’une pergola, avec plus tard, les kiwis qui monteront dessus pour faire de l’ombre.

Gestion de l’eau dans ce potager en permaculture

On a de bonnes pluviométries, on a à peu près 850 mm d’eau en moyenne sur l’année.

Elles sont par contre assez mal réparties, avec un début d’été voire fin de printemps jusqu’au début d’automne très sec, avec peu de précipitations, 60 mm sur juillet août en moyenne.

On est sur des sols limoneux, argileux avec 15 % d’argile, ce qui par contre est une bonne chose.

Je suis assez soucieux du climat, je m’intéresse à ce qui se passe au niveau du changement climatique dans le monde, et l’eau est vraiment une ressource clé.

Cuve récupération d’eau dans un potager en permaculture.

La gestion de l’eau dans un potager en permaculture est primordiale.

Je me suis en quelques sortes interdit de prendre l’eau du réseau pour arroser. Je me suis dit, on va partir dans cette voie-là, et on voit jusqu’où on peut aller.

Donc je récupère toute l’eau des toitures, dans un puisard que je pompe et que je stocke sur 2 mètres cubes, et une autre partie du garage que je stocke sur 1 mètre cube.

J’ai utilisé cette année 5 mètres cubes d’eau.

Un puisard c’est comme un puits sauf que c’est un puits qui n’est pas bouché dans le fond, où l’eau finalement va finir par s’infiltrer et ne restera pas.

Donc si on ne la pompe pas tout de suite, au bout d’un certain temps, il n’y a plus d’eau dedans.

Je trouve que c’est déjà pas mal, parce qu’on cultive à peu près sur 50 mètres carrés et on est déjà à plus d’une centaine de kilos de légumes, je pense qu’il y a encore moyen de faire mieux une fois le design optimisé et le sol travaillé.

Je suis handicapé à 60 % donc j’ai relevé les cuves d’eau, j’ai un très faible débit, mais quand je branche un tuyau avec une baguette, je peux promener mon tuyau pour arroser en gardant le dos droit parce que j’ai des problèmes de dos.

Faites comme Sébastien et rejoignez nos formations en ligne pour vous aussi créer enfin le jardin en permaculture qui vous ressemble.


Le design de ce jardin en permaculture

Ce qui a été très important dans la mise en place de ce design, c’est la question de mes capacités : suis-je capable de… ?

J’avais déjà des éléments qui étaient installés et notamment de l’eau et n’étant pas capable, à cause de mes problèmes physiques, il a fallu faire avec et composer avec ça, mais pour que ça reste quand même pratique et on peut se servir de cette eau.

On peut faire un jardin en permaculture très productif, mais il faut trouver des alternatives, trouver des techniques.

Design d’un jardin en permculture

Le design de Sébastien de son jardin-potager en pemaculture.

Parfois, on rage un peu, parce qu’on ne peut pas faire exactement ce qu’on avait prévu.

Je suis entouré d’amis qui sont conscients de mes problèmes, et qui m’aident.

L’entraide est vraiment très importante, mais parfois, dans la mise en place du design, il y a des bacs que j’aurais voulu enlever, mais je ne pouvais pas à cause de mon dos.

Et bien ce n’est pas grave, ils sont restés là.
Et donc, comment vais-je agencer sachant qu’à la base je voulais les enlever, et finalement le problème se transforme en solution.

Ma connaissance du milieu agricole me permet de récupérer de la paille bio par exemple.

Il est hors de question pour nous, dans la famille, de jeter des surplus, donc quand on en a des surplus que ce soit en œufs, en légumes, on fait profiter le voisinage.

Je récupère aussi la tonte de pelouse du voisin, plutôt qu’il l’emmène à la déchetterie. Je vais récupérer leur « or vert » et je m’en sers pour le jardin.

Moi ça me fait une ressource, le voisin est très content de pouvoir s’en débarrasser sans aller à la déchetterie.

Au début il se demandait bien à quoi ça servait, puis il est venu, lors d’une visite que j’avais organisé au mois de juin et il a pu voir à quoi servait sa pelouse.

Et maintenant, il m’envoie un texto toutes les semaines pour savoir si je veux sa pelouse et la réponse est toujours la même, c’est oui.

C’est de la tonte différenciée, comme au niveau des haies, qui ne sont jamais tondues. La meilleure façon de gérer une haie, c’est de la laisser vivre.

Moi je la taille une fois tous les ans pour les branches qui vont sur le chemin communal.
Un peu pour l’aspect réglementaire, autrement je la taille tous les trois ans pour vraiment une bonne pousse d’arbre ce qui me permet de produire du BRF pour faire du paillage.

J’ai sinon beaucoup de petites zones, que j’aime appeler des zones de biodiversités, où je ne touche à rien.
Ce sont des mini zones 5, des zones sauvages où on laisse vivre, on regarde ce qui se passe. On s’aperçoit maintenant qu’on a beaucoup de lézards, de crapauds…

Exemple d’association de légumes et fleurs au potager en permaculture.

Association de légumes et fleurs au potager.

On a énormément de faune qui vient, et que l’on retrouve ensuite dans les parterres.

J’ai de la consoude officinale, qu’il faut bien contrôler parce qu’elle se reproduit par graines, et j’ai de la bocking 14 qui elle est de la flore stérile, qu’on contrôle très bien, qu’on peut faucher jusqu’à 6 fois dans l’année et qui repousse en 4 semaines.

Donc la consoude est très présente dans notre jardin, je l’utilise en purin, je l’utilise en décoction ou en paillage.
C’est une plante très importante dans ce jardin en permaculture.

Alors après je travaille aussi beaucoup sur des associations de fleurs.

J’aime beaucoup les fleurs, mais c’est quelque chose que je ne connais pas encore assez, il va falloir que je travaille là-dessus.

C’est pour ça que j’ai des zones qui vont être en engrais vert, mais dans lesquelles je compte mettre des fleurs à terme.
Je ne vais pas planter une fleur pour planter une fleur, il faut qu’elle soit choisie, soit qu’elle m’apporte quelque chose, soit qu’elle apporte quelque chose à l’environnement.

J’enseigne dans le milieu agricole, dans une maison familiale rurale, où on a des jeunes qui sont assez butés, qui sont encore comme le grand-père ou comme le père, et qui pour certains ne sont pas encore dans cette démarche agroécologique.
Par exemple, l’année dernière j’ai fait un module sur la permaculture avec des élèves de 3ème, qui ne connaissaient absolument pas le principe.

Je les ai emmenés visiter certains endroits, et même s’ils m’ont clairement dit « je ne ferai pas ça », ils ont trouvé ça vraiment intéressant, toutes ces choses à découvrir et toute cette vie.

Ça a changé mon regard sur la faune et la flore. Surtout la faune.
Autant j’étais conscient du sol, autant c’est vrai que quand on voit arriver des pollinisateurs, quand on voit des hérissons, des grenouilles, c’est vrai que c’est…

C’est surtout le regard des enfants… le regard des enfants, qui vont cueillir des fruits qu’ils vous ramènent, des légumes, et qui savent très bien vous dire, « ah ça papa, ce n’est pas bio, ça n’a pas le même goût que d’habitude », ils ne s’y trompent pas et ils ne sont pourtant pas bien vieux !

Je suis bénévole et administrateur au centre permanent d’initiatives pour l’environnement Sèvre et Bocage, à la maison de la vie rurale à Pouzauges, qui œuvre beaucoup pour le développement durable.

Il y a un très grand jardin en permaculture, des salariés dynamiques qui font énormément.
Il y a des formations pour l’environnement, conseils aux entreprises, aux collectivités, aux usagers.
J’ai fait visiter mon jardin au mois de juin dernier et les notions de partage et les discussions surviennent parce que les gens ne sont pas habitués à avoir un jardin comme ça.

Ils sont habitués à avoir un jardin très en rang, très propre, de leurs mots.

C’est un concept qui me fait beaucoup rire, le « jardin propre ».

Et je trouve que ces discussions-là sont extrêmement bénéfiques, parce qu’on peut apprendre des uns et des autres.

Pour aller plus loin sur la conception de votre jardin et potager en permaculture

Découvrez le témoignage de Sébastien sur notre formation en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin » qu’il a suivi pour concevoir et installer son jardin en permaculture 👇

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A propos de l'auteur

PermacultureDesign

Cet article a été rédigé par l’équipe du bureau d’étude PermacultureDesign.

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