Un système de culture autonome en eau et autofertile ?

Un système de culture autonome en eau et autofertile ?

Qu’est-ce que le wicking-bed ?

Derrière cet anglicisme se cache un système de culture utilisé fréquemment en permaculture très intéressant. On pourrait traduire ce dernier par « une jardinière autosuffisante », beaucoup moins fun me direz-vous…N’hésitez pas à nous proposer des noms après lecture de l’article, si celui-ci vous inspire.

Pour simplifier, le « wicking beds » est un système de culture éventuellement mobile, en jardinière donc « hors-sol », et complètement autosuffisant en eau et en fertilisant si on le souhaite.

Les avantages sont énormes dans certains contextes, culture sur béton, parking, toitures, sols incultes, tout d’abord. On diminue aussi les intrants énergétiques : le travail tout d’abord, pas d’arrosage, travail en hauteur qui demande moins d’effort…Les intrants chimiques ensuite, pas d’engrais, ni de pesticides-désherbant. Que vous ayez un jardin ou une ferme, c’est une des techniques de permaculture extrêmement efficaces.

Pour qui ?

Ce système est particulièrement adapté pour les milieux urbains, les toitures, les endroits où le sol fertile n’est plus accessible. Étant donné sa possible mobilité, il peut aussi convenir à des lieux publics, touristiques, pédagogiques, etc…La hauteur de travail fait que les jardinières sont parfaitement adaptées pour les personnes en fauteuil ou à mobilité réduite.

On pourrait tout à fait penser à des déclinaisons professionnelles dans des lieux où la culture maraîchère serait difficile, je pense encore une fois aux milieux urbains.

Comment ça marche ?

Fonctionnement

Le principe de fonctionnement d’un wicking bed est très simple. On peut le décomposer en 7 éléments principaux :

  • Un contenant (un bac étanche, ou rendu étanche).
  • Une grosse couche de substrat drainant en fond de bac (en général de graviers) où va être stockée l’eau. Attention, pour ce drain, il conviendra d’employer des matériaux non compactables et s’érodant facilement, opter plutôt pour un galet, des cailloux de type diorites (sncf), etc…
  • Un complexe de tuyaux inséré au sein de la couche drainante, répartissant uniformément l’eau, avec un tuyau vertical pour l’alimentation.
  • Un trop-plein.
  • Un géotextile placé au-dessus de la couche drainante (évite aux différentes couches de se mélanger, et empêche aux racines de traverser), généralement un géotextile de mini 200 gr/m2
  • Le sol / la terre, que vous pourrez récupérer lors d’un terrassement éventuel près de chez vous (terre végétale uniquement), ou que vous pourrez acheter sous forme de terreau de plantation.
  • Un mulch (paillage)

Voilà pour le principe général, mais sachez qu’il existe des wicking beds beaucoup plus complexes, et que la créativité et la recherche sur le sujet nous réservent sans doute encore de belles trouvailles. N’hésitez pas à mettre en pratique vos idées !

illustration Wicking-Bed1-1

Forme et dimensions

Il n’y a de dimensions particulières pour réaliser un wicking-bed. Vous pouvez, soit travailler sur des petites dimensions (carré généralement autour de 1 m), soit sur des « bandes de culture » d’une largeur de 60 à 120 cm, qui peuvent atteindre dans ce cas plusieurs mètres linéaires dans leurs longueurs. Un jardin entier peut donc être designer entièrement sous forme de « wicking beds ». Les dimensions peuvent être influencées également par les matériaux employés, surtout si ceux-ci sont recyclés. Petit rappel au cas où vous l’auriez envisagé, n’utilisez jamais de traverses de chemin de fer, car ils contiennent des toxiques cancérigènes.

Illustration Wicking-Bed bande_1

Avantages

  • Permet de mettre en place une culture rapidement n’importe où (contexte urbain, sols incultes…).
  • Nécessite peu d’espace.
  • Réduis presque complètement les interventions liées à l’arrosage.
  • Réduis la corvée de l’eau (charges lourdes) ou la supprime complètement avec la mise en place d’un système adéquat.
  • Supprime les problèmes liés à l’arrosage intensif, cela est souvent le cas dans un jardin partagé à cause d’une mauvaise communication entre les participants, ou simplement par peur que les plantes manque d’eau.
  • Le sol est toujours bien drainé, même en cas de fortes pluies.
  • Travail ergonomique grâce à la hauteur du bac.
  • Adaptée à toutes les générations et handicaps : enfants, adultes et personnes âgées et personnes à mobilité réduite.
  • Évite la minéralisation de la terre provoquée par l’évaporation de l’eau. En effet, dans le cas d’un arrosage classique (par le haut), si votre eau est dure, lors de son évaporation les sels minéraux restent en surfaces et s’accumulent avec le temps.
  • L’eau se trouvant en fond de bac et remontant par capillarité, permets aux plantes de développer des racines profondes.
  • Étant surélevés, les wicking beds, se réchauffent plus vite au printemps.
  • Supprime les problèmes habituels d’assèchement plus rapide des plates-bandes surélevées

Inconvénients

  • Ils sont plus chers qu’une culture en pleine terre.
  • Nécessite un investissement en temps pour les concevoir et les réaliser.
  • Étant surélevés, les wicking beds, se refroidissent plus vite en automne

illustration Wicking-Bed Chainage_1

Optimisation

Si vous disposez d’un terrain en pente, vous pouvez mettre plusieurs wicking-beds en série, en branchant le trop-plein du premier, sur l’alimentation du second, et ainsi de suite.

De même, vous pouvez brancher directement la descente de votre gouttière sur le premier bac, et vous obtenez une série de wicking-beds entièrement autonome en eau à l’année.

Il est tout à fait possible d’intégrer un système permettant de fertiliser continuellement le wicking-beds. En insérant  un tuyau large (10 cm ou plus) troué dans sa partie enterrée, et en y jetant nos déchets verts, nous encouragerons les vers et micro-organismes à faire le travail de fertilisation. Ils vont donc réduire les matières puis les exporter vers l’ensemble du milieu. La fertilité de l’ouvrage sera donc assurée. Autonomie possible en eau et fertilité font tout l’attrait de ce système, vous l’aurez compris.

Si cet article vous a plu, donner nous un coup de main en cliquant sur j’aime ou en le partageant sur vos réseaux sociaux préférés, merci!

Si les principes donnés dans cet article ne vous semblent pas suffisants pour vous lancer dans la construction de votre propre wicking bed, nous vous conseillons le guide numérique réalisé par notre partenaire Loïc Vauclin de mon-potager-en-carré.fr. Vous y trouverez des plans détaillés en PDF, un fichier SketchUp en 3D, la liste complète des courses nécessaires et une vidéo d’aide au montage pour vous accompagner pas à pas dans la réalisation de votre Wicking bed! Alors, n’hésitez plus et lancez-vous!!

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Mots clés

permaculture, design, wicking-bed, bac de culture hors sol, support de culture, bac autonome

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PermacultureDesign

Cet article a été rédigé par l’équipe du bureau d’étude PermacultureDesign.

43 Commentaires

  1. doudin patrick

    j’aime

    Réponse
    • philantoine

      Surprenant, j’aime aussi!

      Merci Benjamin.

      Réponse
  2. Loïc Vauclin [Mon potager en carré]

    Merci Benjamin 🙂

    Voila un sujet qui risque fort de m’occuper un moment ! 🙂

    Par contre je comprends pas bien en quoi les jardinières sont autosuffisantes ? Une fois que le réserve d’eau est évaporée, il faut bien la remplir a nouveau ?

    On pourrait appeler ca des jardinières permanentes 🙂

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Salut Loïc,
      Jardinières permanentes, chouette!
      Elle sont autosuffisantes en eau quand tu les connectes aux gouttières, comme indiqué sur le schéma. Cela reste tout de même dépendant de la pluviométrie locale, faut pas rêver non plus 😉 Mais on se rapproche tout de même du « faire moins pour gagner plus », (j’aime bien la placer celle-ci, pour chambrer un peu notre ex président!).A++

      Réponse
  3. Sabine

    Je n’ai pas vu sur le schema de systeme permettant a l’eau du fond de bac d’etre en contact par capilarité avec la terre située au dessus du voile geotextile ? Sinon, toute l’eau ne pourra pas etre utilisée quand le niveau ne sera plus en contact avec la terre ou le voile geotextile?

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Il ya un trop plein pour faire en sorte que le bac soit le plus possible à son maximum, en contact donc avec cette couche. Certains équipe aussi la jardinière d’un niveau pour voir où elle en est.

      Réponse
    • Emile

      Soit en ajoutant des mèches dans des conduits verticaux, soit en arrosant par dessus le temps que les racines atteignent le géotextile et le traversent pour aller chercher elle même dans la nappe artificielle l’eau qui s’y trouver. En été, si la jardinière est bien exposée, et que le trop plein à un bouchon amovible pour le fermer, on peut compter sur la chaleur pour faire s’évaporer une partie de l’eau stockée et la faire remonter dans le substrat qui s’en gorgera, à condition que les parois ne soient pas trop isolantes (peut être les peindre en noir sur la base pour aider à l’accumulation de chaleur par le fond, ça aiderai aussi au développement racinaire. On peut même imaginer une fente fermée par du verre ou du plexiglas pour avoir un contrôle visuel du niveau d’eau dans la nappe.

      Réponse
  4. Laurent Galliano

    Merci Ben pour ce post. Après en avoir construit un avec toi à Bordeaux, c’est chouette de l’avoir publié ainsi et de pouvoir le partager au plus grand nombre! Prêt pour en construire quelques uns en communauté avec les voisins de l’immeuble!!
    A bientôt et merci pour tout ton travail ;-)… Essentiel

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Un grand merci à Christophe Curci, architecte, permaculteur, et partenaire de PermacultureDesign pour son super boulot d’illustration…
      Le lien vers son site est en page d’accueil…

      Réponse
  5. bea

    Super idée! A développer aussi pour tous les publics, c’est super important que le jardinage ne soit pas réservé aux jeunots aux articulations toutes neuves!

    Réponse
  6. vincent Pereyre

    bonjour
    J’ai découvert ce système sur le PRI, voila le lien pour des videos en anglais,
    http://permaculturenews.org/2014/01/16/the-food-is-free-project/
    c’est fait par des gars d’Austin au Texas, on peut également aller sur leur site ou l’on voit une video de la fabrication de A à Z. (la deuxième video sur la page).
    http://foodisfreeproject.org/resources/
    Il se sont servis de ce réservoir à mèche pour faire une démarche genre incredible edible dans laquelle on invite les gens à se servir librement des légumes qui poussent dans le bac.
    Si ça peut vous éclairer.
    Vincent

    Réponse
  7. Annick Goblet

    Quid du vermicomposteur ?

    Réponse
  8. mariedo

    où peut-on voir de telles jardinières autonomes à Bordeaux? merci pour ce partage!

    Réponse
  9. monjardindalsace

    Bonjour,

    Je ne comprend pas bien la différence qu’il peut exister entre cette technique et un grand bac a reserve d’eau.

    Réponse
    • Emile

      Il n’y a pas grande différence pour la question de l’eau, à par que tu re-créé une sorte de nappe sous-terraine en miniature, avec un voile qui permet à l’eau de monter ou descendre. Je crois que dans les bas plastique a réserve l’eau passe par des trous, et elle a plus de difficulté à remonter, là tu bénéficie de toute la surface du voile.
      L’intérêt c’est surtout de raccorder à la gouttière et d’avoir un bac asse grand pour stocker l’humidité pendant les jours de pluie et avoir une inertie qui permette aux plantes de patienter sans arrosage jusqu’à la prochaine averse. Le vermicomposte et ses petits habitants aident à renforcer cette résilience en transformant le substrat en une sorte d’éponge pleine de trous et de galeries.

      Réponse
  10. diallo

    merci ben pour cette article je l’enverrai à des amies au mali pour voir si sa marche labas

    Réponse
    • Emile

      Si tu veux faire la même chose dans un pays chaud, il te faut un couvercle en forme de dôme et une rigole pour récupérer l’eau qui s’évapore et la faire retourner dans la réserve. A mon avis plus il fait chaud, plus il faut prévoir des bac grands qui résisteront plus longtemps que plusieurs petits bac à l’évaporation.

      Peut être qu’une solution pas trop cher serait de fixer des tuyaux de pcv sur les bord, d’y faire passer des arceaux flexibles et de couvrir le tout d’une bâche transparente ou blanchie selon l’intensité lumineuse du pays.

      Augmenter le volume de paillage, voir même cultiver dans un substrat composé à presque 100% de végétaux en décomposition (herbe coupée, feuilles mortes etc … ) peut aider à économiser beaucoup d’eau.
      Évidement ça ne peut pas convenir pour tous les légumes ,les racines comme les carottes supportent mal le contacte directe avec la matière organique en décomposition, mais les tomates adorent ça, les patates le tolèrent aussi assez bien.

      Réponse
  11. Christophe Curci

    Alors aucune proposition pour un nom français ? Court évidemment 😉

    Réponse
  12. steph

    Très intéressant pour un toit , et aussi; incorporer dans un jardin.

    Réponse
  13. david

    Salut,
    ça me plait beaucoup,ça ressemble au bac rivièra mais format géant,
    j’ai bien aimé le lien de Vincent : foodisfreeproject.org pour sa simplicité et son côté récup donc peu coûteux.
    Ne reste plus qu’a essayer pour connaître son efficacité.
    merci pour l’info

    Réponse
  14. Ion

    Avec quelques calculs sommaires, il est possible de déterminer que lorsqu’on fait un de ces bacs tel que sur le schéma avec des matériau neufs (bois, tubage pvc, couche de réserve exclay, delta ms, géotextile, transport), l’énergie grise nécessaire est telle qu’il faudrait que le bac imbibé produisent par exemple des poireaux pendant plusieurs (dizaines de) milliers d’années avant de juste commencer à produire plus d’énergie (sous formes des calories alimentaire) qu’il n’en a requis pour sa construction, c’est-à-dire jamais vu la durée de vie réelle du bac.

    Le matériau devra soit être de la récup, soit de toute façon faire quelque chose qui va produire dans sa durée de vie au moins autant que sa fabrication aura consommé.

    Réponse
    • Emile

      L’idée c’est de pouvoir re-créer en hors-sol une surface de culture pour permettre aux urbains de cultiver des legumes malgrès le béton qui recouvre la majeur partie de leur habitat. C’est sur que si on dispose de terre directement, c’est plus interessant de cultiver en pleinne terre.

      Réponse
  15. diallo

    merci Emile pour l’explication .Au mali j’utilisais le BRF dans le jardin avec mes éleves ;la permaculture ma permis de voir autre chose et me rend tres curieuse
    merci

    Réponse
  16. zélie

    J’aurais aimé avoir un peu plus de renseignements car, je n’ai pas vu :
    – la hauteur préconisée des bacs et la hauteur des couches successives contenues dans ces bacs : cailloux, paillage, terre…

    Vous présentez de belles jardinerie en bois mais quel bois utilisez-vous pour faire les bacs. Quels traitement du bois ? Quelle durée de vie du bac en bois ?

    L’idée est bonne mais je suis surprise que vous n’attachiez pas plus d’importance au contenant !

    Or, si vous prenez du bois comme vous le montrez, soit celui-ci est traité et ça n’est pas tellement sain, soit il n’est pas traité et sa durée de vie est courte, surtout le fond de la jardinerie. Je pense donc aux matériaux de récupération. Mais lesquels ? Comment être sûr que ces matériaux de récupérations ne soient pas nocifs pour la santé. Ici, deux problèmes se posent : Premièrement, celui de la composition de ces matériaux de récup et deuxièmement, celui de la destination première de ces matériaux.
    En effet, si vous utilisez des bacs de récupération en plastique ou autres d’ailleurs? Comment être sûr que les composants mêmes de ces supports ne se détérioreront pas lors d’une utilisation pour laquelle ceux-ci n’étaient pas destinés ? Comment être sûr que des bacs, ayant déjà servi au stockage de produits chimiques, même une fois passés au karcher, ne contiendront plus aucun produit résiduel toxique ? Y a t-il des fûts, ou récipients à éviter à cause de leur première destination ?
    Évidemment, les légumes vont y poussés avec un travail moindre qu’un jardin au sol. Mais êtes-vous sûr que cette méthode présente un intérêt pour la santé ?
    J’aimerais connaître l’avis des internautes.
    Autre chose encore : Qu’est ce que des BRF utilisés au Mali par Diallo ?
    Autre proposition de nom pour cette jardinière (si parfaitement saine) : « par tous /partout  » ou « partout/par tous »

    Cordialement

    Réponse
    • Christophe

      Bonjour Zélie,

      L’objectif de cet article est seulement de vous présenter le concept du Wicking Bed, son principe de fonctionnement ainsi que les avantages et inconvénients de ce système afin de savoir quand l’utiliser.
      Pour sa réalisation, nous laissons libre à chacun, suivant sa créativité, ses moyens, son contexte, son temps disponible, ses convictions, de le réaliser comme bon lui semble.
      Sur le côté sain, nous l’évoquons également dans l’article vis-à-vis des traverses de chemin de fer. Il est évidement, qu’il faut éviter à tout prix tout produit dangereux, ou se renseigner un maximum possible sur la précédente vie des produits recyclés. En cas de doute sur la toxicité possible ou de son traitement d’un matériau recyclé, le mieux est de ne pas le mettre en œuvre pour cet ouvrage destiné à la production de nourriture.
      J’aime beaucoup votre proposition de nom, mais peut-être pas assez descriptive…

      Réponse
  17. diallo

    salue Zelie ,je suis malienne et faisais un petit jardin comme support pédagogique dans mon école .J’ai vu le B R F (Bois Raméal Fragmenté) dans le projet zankey alzana moi aussi je l’ai expérimenté sur mon coin et j’ai eu un super rendement et sur le plan arrosage un vrai temps bref c’est quelque chose que j’aimerai un jour m’approfondir dessus.Comme je suis en France pour un moment j’ai profité pour faire le c c p et j’aimerai bien continuer dans mes recherches pour un jour le partages

    Réponse
  18. frederic ROLLAND

    bonjour
    je viens de finir un wicking bed pour essayer ,il est de petite dimension 100 x 50 x 60 h en planche de coffrage , bâche a bassin epdm , pour la partie réserve d’eau un lit de sable 2 a 3 cm 10 cm de pouzzolane,un géotextile,puis un lit de sable, 4 à 5 cm de brf bois sec, du compose pas très mûr ,du foin , de la terre du potager avec les vers, du terreau, et du foin en mulch, j’ai fais avec ce que j »avais sous la main. Le puit a compost est en planche de volige . une idée pour le nom en français oasis en bac.

    frederic

    Réponse
  19. guivag

    Article intéressant merci beaucoup!

    Par contre dire que cela « évite la minéralisation de la terre provoquée par l’évaporation de l’eau » est faux.
    C’est même l’effet inverse qui se produit. Je ne retrouve plus l’étude que j’avais lu sur les systèmes d’irrigation sous-terrains par tuyaux d’argiles utilisés en Afrique du nord. Mais les conclusion sont encore très claires dans ma tête: elle provoquent une forte salinisation des sols. Et peuvent aller jusqu’à le rendre impropre a la culture.
    En effet l’eau introduite directement sous terre remonte par capillarité (et les sels avec elle). L’eau ne redescendant pas elle ne draine pas les sels, ce qui résulte en une accumulation de sels au dessus de la source d’eau. (Sel qui sont correctement drainés au dessous de la source).
    Il est donc important de ne pas arroser exclusivement par en dessous. De plus la couche de mulch évitera une grande partie de l’évaporation lors des arrosages par au dessus.

    Il y as donc un juste milieu a trouver entre économie d’eau et salinisation de la terre.

    PS: je vais essayer de retrouver cette publication et de vous la poster si j’y arrive : )

    Réponse
    • guivag

      Ca n’est pas l’étude que j’avais lu mais les conclusions sont les mêmes.
      https://www.ars.usda.gov/SP2UserFiles/Place/53102000/pdf_pubs/P2404.pdf

      On note une augmentation de la salinité au dessus de la source. Et on conseille une irrigation régulière par au dessus dans les climats secs (surtout en début de culture: période ou les plants sont plus sensibles aux sels).

      Réponse
      • Alynpier

        Le risque de salinisation n’est-il pas moins important dans le cas de l’utilisation exclusive de l’eau de pluie ? Si je ne m’abuse, cette eau ne contient pas de sels (ou alors très peu ?)

        Réponse
  20. Margot

    Bonjour, nous aimerions faire des bacs hors-sol recyclés en palette sur le campus de notre fac en utilisant le système wicking-bed:
    – nos bacs font environ 120 de long sur 40 de large , et 40 en profondeur (pour avoir 10 cm de « nappe phréatique » et 30 cm de terre): est-ce que ça vaut le coup pour un bac de cette taille?

    – est-ce que l’eau ne risque pas de geler en hiver dans les bacs?

    – quel matériau peut-on utiliser pour faire la couche d’étanchéité?

    – où peut-on avoir plus de précisions sur le vermicomposteur?

    Merci beaucoup!

    Réponse
  21. Philippe

    Merci pour cette très bonne idée.
    Je vais essayer de lancer le projet le mois prochain si j’ai les moyens.

    Réponse
  22. cochonblanc

    salut
    guivag dit : « On note une augmentation de la salinité au dessus de la source… » ok mais ça c’est pour l’eau que tu vas chercher sous terre ou par captation d’une source qui elle même traverse des couches de sel. Pour le Wicking-bed l’eau vient de la récup de la pluie ou du robinet donc le sel …? C’est comme pour l’eau d’un aquarium ou d’un bassin d’ornement, elle ne se transforme jamais en méditerranée 🙂

    Pour zélie : tu peux faire ton W-B avec de la tôle ondulée dans laquelle tu étends une bâche PVC pour bassins, le tout monté dans un châssis bois (liteaux, demi-madriers de récup…) traité à l’huile de lin / essence de térébenthine et c’est parti pour 15 ans.

    Question : le W-Bed est en fait un gros bac Riviera. Le bac Riviera on peut le vider pour changer la terre quand celle-ci est épuisée, on fait comment avec un bac de 6m x 1,20m x 0,50m (petit potager) ?
    Bref, quelle est la durée de vie d’un tel ouvrage ?
    Merci.

    Réponse
  23. Stéphane J

    Il y a aussi la version super-récup. pratiquée à l’origine chez un suisse dont j’ai oublié le nom (merci à lui), économe en énergie et temps, sans achat de nouveau PVC, ni bâche, ni géotextile :

    On part de vieux congélateurs de la déchetterie ou des voisins (ou via annonce de récupération), on sépare les pièces inutiles moteurs et autres qui risquent de s’éroder dehors, on remplit le fond de 20 cm de cailloux, on perce plusieurs trous à leur niveaux haut (rôle du réservoir d’eau étanche terminé par un drain assurant la non-asphixie du système et la non-noyade du même coup!), on place une couche de graviers et sable de toutes tailles (l’idée est d’empêcher la terre de passer dans les graviers directement (le rôle du géotextile dans le W-B) on remplit de terre fertile avec quelques bouts de bois en voie de décomposition pour les champignons + un mulch (paille, déchets de cuisine, brf etc, en mélange) … Et le tour est joué, Récup efficace, seconde vie de ce pot de fleur ultra-économe en eau, gratuit et à haut rendement ! En nourrissant le sol souvent (via la vie du sol, voire à ce sujet l’excellent livre « les jardiniers de l’hombre ») on garde la fertilité dans le temps ! Attention système très isolé point de vue température

    Voilà, Bises perma,

    Stéphane Jansegers,

    Biologiste animateur agroécologie et permaculture.

    Réponse
  24. EricDrumteam

    Salut,

    Quelques idées pour continuer sur le nom de cette idée de boîte géniale…

    PERMA-BAC

    MICRO-JARDIN

    MINI-POTAGER EN BAC

    (On peut ajouter « A MECHES », mais ça allonge forcément)

    Ou carrément :

    SUPER LOPIN 😉

    J’aimais bien : COIN DE PARADIS ou BOITE A BONHEUR mais pas assez explicite.

    Rappel des propositions précédentes :

    JARDINIERE PERMANENTE

    OASIS EN BAC

    Réponse
  25. Rémy

    Bonjour,

    Super article !!!

    Quelques petites questions :

    – Que se passe-t-il l’hiver lorsque la température descend en dessous de 0°C ? N’y-a-t-il pas un risque de détérioration du bac lorsque l’eau qu’il contient va géler ?

    – Lorsqu’il va pleuvoir abondamment, l’eau s’évacue-t-elle suffisamment par le trop-plein ? N’y-a-t-il pas de risque de débordement entre couche dans le bac ?

    – Je vois que les premiers commentaires datent de 2014, avez-vous avec le recul pleine satisfaction avec ce système ?

    Réponse
  26. thierry

    Bonjour .
    Je ne vois absolument pas l’Intérêt d’inséré des tuyaux a l’horizontal au fond du bac pour répartir l’eau .Un simple tuyau mis verticalement pour effectuer l’apport d’eau me parai suffisant , celle ci se répartira naturellement dans le lit de gravier .

    Réponse
  27. Antonio

    Hello!

    Quid si on a un bac en béton où on ne peut pas forcement creuser un « trop plein » et on peu pas le vider complètement.
    Est-ce qu’on peu envisager d’avoir les mêmes effet de diffusion de l’eau si on fonce tout simplement le tuyau dans la terra à moitié profondeur du bac et on l’encercle de gravier tout au tour?
    merci d’avance pour votre réponse.
    Bien à vous!

    Ps. Je vote pour PERMA-BAC 🙂

    Réponse
    • Benjamin Broustey

      Je ne pense pas Antonio, le fonctionnement et le principe s’en trouveront grandement affectés…

      Réponse
  28. BERBIE

    Bonjour,
    ce système est tout simplement un bas à réserve d’eau plus grand !
    Je ne vois pas comment l’eau peut remonter dans la terre s’il n’y a pas de système de « mèche ».
    J’ai déjà créé un plantarium pour plantes carnivores avec ce système. Les mèches se composaient de trois tuyaux en pvc qui étaient troués et remplis de tourbe. Ils reposaient en bas du plantarium et dépassaient dans la terre de quelques centimètres. Cela fonctionnait super-bien. Au fond du gravier remplissait la réserve. Une plaque en plastique servait de séparation entre la terre et le gravier.

    Le géotextile n’empêche pas les racines de passer ! Surtout si celles-ci sentent l’eau en dessous !!! Mais cela ne posera pas de problème si les cultures sont annuelles. Il faudra chaque 4 ou 5 ans nettoyer tout ça !

    PERBACCULTURE comme nom ?

    Réponse

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