L’élevage en permaculture sur une microferme agroécologique

L’élevage en permaculture sur une microferme agroécologique

Sur une ferme ou dans un potager, l’animal a toute sa place. La nature ne peut s’en passer dans n’importe lequel de ses paysages, du désert à l’océan, d’une manière ou d’une autre, il est omniprésent. Ne soyons pas à nouveau l’exception et apprenons à travailler (ou retravailler) avec lui.

Pourquoi une séparation homme / animal en agriculture ?

Il y a encore peu, l’agriculture dite paysanne élevait les animaux pour répondre à un besoin alimentaire, mais n’oubliait pas dans sa démarche la fonction première de ce dernier dans l’écosystème et s’en servait dans le travail de la ferme. Ainsi, le cochon, grand fouisseur de la terre avec son groin toujours à la recherche de vers de terre et de racines, servait à défricher ou à nettoyer un champ après la récolte d’une culture envahissante.

Sous le coup du progrès et de la mécanisation, l’illusion qu’il serait possible de produire plus en rendant la tâche moins pénible au fermier est devenue alléchante. Les animaux et la culture ont été séparés au profit des tracteurs.

Conseils avisés d’agriculteurs paysans sur l’élevage d’animaux en permaculture dans une microferme agroécologique.

Traction avec un âne à la ferme Le Champ du Ver Luisant (57) ©AMEM 57

Quel type d’animaux choisir sur une microferme en permaculture ?

En permaculture, nous ne perdons jamais de vue qu’un élément doit avoir plusieurs fonctions, il en va de même avec les animaux. Ils auront donc différentes utilités, parfois s’imbriquant même.

Principe de permaculture : Un élément remplit plusieurs fonctions

Commençons déjà par distinguer les animaux de consommation et ceux utiles, bien que les rôles puissent s’inverser.

Le porc et la volaille, considérés en général comme des animaux de consommation, ont une fonction extrêmement utile, celle de manger les restes ainsi que les fruits et légumes non consommables. Ils procurent également du fumier indispensable aux cultures.

Le cochon, comme nous l’avons évoqué plus haut, fait en amont d’une culture tout un travail du sol. Il est élevé du printemps à l’hiver, si vous l’achetez à l’état de porcelet, et lorsque le froid arrive, il sera tué et transformé afin de vous nourrir au moment où votre corps a besoin d’une pitance plus conséquente. Ses saucissons et lards seront également mieux conservés à la saison froide. Un autre avantage des cochons que nous avons découvert il y a peu, en leur donnant vos branches d’arbres fraîchement taillées, ils vont se nourrir des feuilles et de l’écorce, qui soit dit en passant sont une belle source de minéraux et de vitamines, pour vous rendre des troncs d’une propreté inégalée sans oublier de s’amuser avec au passage. Il n’y aura plus qu’à les couper en bûches pour vous chauffer à la saison froide. Pour les brindilles, faites des tas dans le potager pour créer des habitats à nos amis les insectes auxiliaires.

La poule, servant également pour le travail du sol, sera plus efficace pour nettoyer potagers et vergers des petites bêtes ravageuses. L’avantage de cette dernière, c’est qu’elle procurera de bons oeufs frais tout le long de sa vie avant de vous régaler en poule au pot.

Autre animal, atypique, mais cependant fort intéressant, la dinde. Notre ami Stefan Sobkowiak, de la Ferme Miracles au Québec, nous apprend que dans un verger, elles se déplacent en bande alignées, comme des chasseurs lors d’une battue, et ratiboisent toute la zone en vous débarrassant d’une grande partie des rongeurs.

Le mouton mangera l’herbe entre les arbres du verger, nettoiera le sol des fruits non consommables. Attention tout de même à ne pas le laisser trop longtemps sur une même parcelle, car il risque de trop tasser votre sol. Cela dit, son pied fin peut être un avantage, rentrant dans les trous des mulots, il abîme leurs galeries et par conséquent les chasse, car le mulot n’aime pas être dérangé.

Avec les brebis, il sera possible de faire du fromage.

Conseils avisés d’agriculteurs paysans sur l’élevage d’animaux en permaculture dans une microferme agroécologique.

Sur la Ferme du Vieux Poirier, les cochons nettoient les branches fraîchement coupées. Elles serviront de petit bois pour allumer le feu. ©La Ferme du Vieux Poirier

L’âne et le cheval, quant à eux, sont à mettre dans la catégorie des animaux utiles. Les maraîchers, les viticulteurs et les débardeurs s’en serviront pour la traction. Ils produisent du fumier, tondent l’herbe, empêchent la pousse d’arbre et ralentissent le développement des haies. En fin de carrière, nos ancêtres, bien plus logiques et rationnels que notre génération, afin de boucler la boucle, les auraient transformés pour que d’utiles ils deviennent de consommation. En sommes-nous encore capables ? J’en doute … quoique l’âne à toutes les chances de s’en sortir, car mis dans le parc des poules il est un très bon chasseur de renard. À l’affût de tout étranger s’introduisant dans son enclos, il est capable de charger l’intrus et de le chasser à coup de sabot.

Les extraordinaires abeilles sauvages et domestiques sont essentielles à nos écosystèmes. Les abeilles sauvages, même si elles ne produisent pas pour l’homme, rendent le plus grand des services en pollinisant de nombreux végétaux. Sans elles, pas de mise à fruit.  Comment favoriser leur présence ? En leur offrant le gîte et le couvert 😉, plantez la biodiversité qui va les attirer chez vous, ne coupez pas dans certaines zones votre herbe, car les herbes hautes sont propices pour créer un nid, installez hôtels à insectes, des petits dômes de pierres sèches, des tas de bois morts ou de branchages ou encore, laissez quelques vieux tubes de ferrailles à l’horizontale sur un tas de bois, elles adorent y vivre. Les abeilles domestiques, tout en produisant cette fois-ci du miel, de la propolis et de la cire, auront le même rôle de pollinisation. Cependant, elles restent plus fragiles et sortent au printemps de la ruche plus tardivement alors que leurs homologues sauvages sont déjà en train de butiner. Vous pouvez pour elles soit installer une ruche horizontale soit une ruche de garde* dans un tronc.

Conseils avisés d’agriculteurs paysans sur l’élevage d’animaux en permaculture dans une microferme agroécologique.

Une abeille qui butine une fleur de pissenlit. ©Clémentine Challet

La chèvre, utile, consommable ? Elle fait un super fromage, pour le reste, les contraintes sont plus importantes que les avantages. Si vous ne souhaitez pas de fromage, passez votre chemin et ne succombez pas à la tentation du citadin arrivé à la campagne avec un vieux rêve celui d’avoir un potager, un verger et une chèvre. Croyez-moi c’était mon cas ! Après quatre années à refaire des clôtures, le potager dévasté et tant d’autres choses encore, j’ai capitulé.

Le chien et le chat sont deux alliés purement utiles.

Le chien sera le gardien, nombre de cambrioleurs ou tout simplement de voleurs de tomates et de fruits n’oseront pas rentrer dans le potager s’il est gardé par un imposant compagnon. Dans un verger, juste par son odeur, il éloignera les chevreuils qui voudraient s’attaquer à l’écorce de vos troncs. Petit conseil en aparté, pensez à laisser des gourmands pousser par-ci par-là autour de vos troncs et jusqu’à 1.20m du sol environ. Les chevreuils s’occuperont de les grignoter et l’écorce de vos troncs sera épargnée.

Le chat, quant à lui, est un chasseur invétéré de rongeurs. Attention tout de même, car il chasse également les oiseaux comme la mésange, mangeuse de chenilles, et d’autres petits animaux partant de la musaraigne, croqueuse de larve, à la grenouille, adepte de limaces et autres insectes. Pensez donc à réguler son impact en stérilisant si c’est une femelle pour ne pas avoir toute une flopée de chats chez vous, en mettant les nichoirs, abreuvoirs et mangeoires hors de sa portée.

Conseils avisés d’agriculteurs paysans sur l’élevage d’animaux en permaculture dans une microferme agroécologique.

Les chiens, gardiens à La Ferme du Vieux Poirier(67) ©La Ferme du Vieux Poirier

Posez-vous bien les bonnes questions avant d’adopter une bête et soyez certains des avantages, car une fois chez vous il faudra l’assumer pour son confort et sa sécurité. Et n’oubliez pas les coûts pour la création de son lieu de vie, parc, nourriture, soins. Plus le nombre de résidents sera grand plus cela vous en coûtera. Le surnombre peut même engendrer l’effet inverse recherché et être plus destructeur qu’une réelle aide.

En permaculture, comment recréer le biotope de l’animal ?

La plupart des animaux d’élevage sont issus du milieu forestier. Comme évoqué dans un précédent article  les jeunes paysans que nous avons été à nos débuts l’avaient oublié. Pensant bien faire, laissant plus de place à nos volailles et nos porcs que dans le cahier des charges bio. Cependant cela n’a pas suffi à leur bien-être. Là encore, les humains que nous étions avaient oublié de regarder comment ces bêtes vivent dans la nature : en sous-bois ! Cela dit, c’est plutôt logique, la grande majorité des animaux s’adapte plus facilement à vivre dans un tel milieu que dans un champ totalement dénudé, mais faudrait-il ne pas l’avoir oublié.

Il faudra planter dans les parcs :

  • Arbres fourragers (saule, frêne, robinier faux-acacia, tilleul, mûrier, etc.). L’arbre fourrager dépasse largement ses fonctions en apportant un bon nombre d’avantages : piquet de parc pour l’acacia, bois de chauffage et petit bois ne sont que quelques exemples parmi les nombreux services qu’ils peuvent nous rendre. Les fruits du mûrier sont un délice pour les volailles.
  • Arbustes à petits fruits (sureau noir, aronia, genévrier, arbre aux faisans, etc.). Il s’agit ici de créer un couvert assez bas pour les volailles qui aura pour deuxième fonction de les nourrir avec la production de fruits. Pensez à vérifier les dates de cueillette de chaque espèce afin d’avoir des variétés qui s’étalent un maximum sur la saison ainsi le besoin d’apport externe en nourriture sera moins important.
  • Des rosacées comme l’églantier. Feuilles et fruits sont, pour la plupart des animaux, un vrai régal. Mettez-les en bordure des parcs pour renforcer les clôtures et démotiver tout éventuel fuyard ou intrus.
  • Et même des ronces qui hébergent papillons et petits mammifères tout en produisant des fruits. Adepte de la vannerie sauvage, les tiges de ronces n’ont pas leur égale !
Conseils avisés d’agriculteurs paysans sur l’élevage d’animaux en permaculture dans une microferme agroécologique.

Création d’un biotope dans le parc à poules au Jardin-Forêt de la Forêt-Gourmande (71) ©Jardin-Forêt de la Forêt Gourmande

Trop souvent, nous nous concentrons sur les animaux domestiques en oubliant les auxiliaires qui sont nos premiers alliés dans la lutte des ravageurs. Ainsi en leur créant un biotope adéquat et des habitats vous verrez les nuisibles et maladies fondre comme neige au soleil. La coccinelle se régale de pucerons, grenouille, orvet et hérisson mangeront limaces et escargots, la chauve-souris est une grande prédatrice d’insectes volants dont les moustiques qu’elle dévore au nombre de 500 par heure, les oiseaux picorent les chenilles, la belette est une croqueuse de mulot, les hyménoptères (abeille, guêpe, fourmis, frelon) mangent des insectes, pollinisent, etc. Tout ceci forme une boucle vertueuse.

Quelques petits travaux simples pour inviter la faune sauvage chez vous :

  • Hôtel à insectes
  • Nichoirs pour les oiseaux, mais aussi pour les chauves-souris
  • Sandarium : creuser un trou de 50cm de profondeur sur 1m2, remplir d’un sable épais, y déposer des pierres et rondins de bois tout en laissant des zones de sables. La plupart des hyménoptères sont fouisseurs et nichent dans le sol. Il faudra penser à nettoyer régulièrement cette zone de la végétation.
  • Caveau à insectes : creuser un trou carré ou rectangulaire, mais d’au moins 50cm de profondeur, y déposer du bois mort jusqu’à ce qu’il dépasse d’au moins 50cm
  • Zone maigre : un tas de pierres posées sur du sable et tout autour des fleurs
  • Un tas de bois pour notre belette
  • Une petite mare autour de laquelle vous aurez laissé la végétation pousser naturellement. Les grenouilles s’y installeront rapidement. Pensez à vérifier le niveau d’eau lors de sécheresse et à lui prévoir des berges en pente douce avec plusieurs profondeurs différentes pour favoriser l’installation des végétaux comme des animaux sauvages.
  • Tondez tardivement votre herbe, fin août, ou laisser des zones non tondues, beaucoup d’animaux et insectes y vivent.

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour une bonne réflexion, mais le mieux c’est encore d’expérimenter et de voir avec quel animal vous avez le plus d’affinités. Ceux dont vous aimeriez vous occuper, ceux que vous tolérez, car utiles, ceux qui vous sortiront par les trous de nez  et il y en aura !

Il vous faudra du courage, mais très souvent la relation homme / animal apporte bien plus qu’une utilité ou de la pitance, c’est un lien fort qui se crée. Une présence dont il est difficile de se passer.

*Une ruche de garde est une ruche où l’homme n’interviendra pas, ne prélèvera pas de miel, afin d’avoir des abeilles plus résistantes.

Un petit clin d’oeil et un grand merci à Hyménoptéra pour leur travail et toutes les informations qu’ils mettent à dispositions sur les auxiliaires.

Pour aller plus loin notre livre La microferme agroécologique paru aux éditions de Terran.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« La microferme agroécologique »

« Une agriculture circulaire où tout est valorisé grâce à la permaculture  »

Livre de Lauriane et Charles Durant
320 pages, édité par Edition Terran en 2019.

Prix : environ 23 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
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A propos de l'auteur

Lauriane Durant

Lauriane, fille de la ville aucun lien avec la campagne, issue d’une famille d’entrepreneurs. Charles, garçon de la campagne, fils d’éleveurs bovins. Aujourd’hui, tous les deux paysans sur leur micro-ferme bio « La Ferme du Vieux Poirier » en Alsace : élevage de porcs et volailles avec transformation et développement d’un verger en permaculture. Vente directe. Leur site : www.ferme-vieux-poirier.fr. Leur Facebook : Facebook

7 Commentaires

  1. Camille Chateignon

    Bonjour.
    J’ai toujours pensé que la permaculture pourrait sauver une bonne partie de l’humanité grâce à ses rendements largement supérieur à la monoculture, mais aussi parce qu’elle est bienfaisante pour son environnement. Pourtant, pour la première fois, j’ai l’impression que l’objectif, qui est de recréer un écosystème en y intégrant l’homme à l’intérieur est devenu chez vous (et comme encore dans beaucoup d’endroits), que l’homme est encore une fois de plus placé au sommet de cet écosystème.
    Je trouve ça triste de voir que vos cochons et vos poules ne passent pour la plupart meme la moitié de leur vie à jouir de leur liberté. Vous dites être incapable de tuer vos écheveaux et ânes ? Mais qu’est ce qui les distinguent vraiment de vos cochons et vos poules, si ce n’est leur utilisation ? Je trouve ça triste qu’on ne leur laisse même pas la chance de finir leur vie dignement, qu’ils méritent tout autant que nous, alors que les chiens et chats auront se privilége dans votre maison. Vous dites que votre corps aura besoin de chair animale pendant hiver, pourtant cela est faux. Il ne s’agit que de votre envie gustative qui vous fait tenir ce discours.
    Utiliser les animaux pour travailler, alors qu’ils ne retireront quasiment rien du bénéfice de leur travail pour eux même… Je trouve cela très égoïste. Nous avons une force physique qui nous permet de faire ces travaux nous même, alors pourquoi les exploiter ?
    Enfin… Tout cela pour dire que vous êtes les premières personnes en permaculture que je lis un article, et je suis triste de voir que même dans ce milieu, l’on exploite les animaux jusqu’à leur mort, qu’on les préfère en morceaux de chair dans nos assiettes plutôt que d’apprendre à les connaître et de passer une belle vie ensemble, tous égaux et libres de leur vie. Je pensais que la permaculture pourrait enfin donner à l’animal sa place dans l’écosystème, comme membre à part entière, et pas à moitié dans le ventre de l’homme. Je pensais qu’enfin, depuis des siècles d’esclavagisme, l’être humain aurait pris conscience de sa valeur en temps qu’être vivant et non en temps que morceaux de chairs… Mais je me suis trompée, et j’espère encore (peut être est ce futile de ma part) que l’Homme pourra enfin laisser la vie aux animaux qui ne demandent que ça.
    Désolée pour le pavé, c’est ma tristesse qui a guidé mes doigts. J’envois beaucoup d’amour, de tendresse, de douceur et d’empathie à vos animaux… Peu importe à quelle espèce ils appartiennent .

    Réponse
  2. Fidèle

    C’est très instructif.

    Réponse
  3. rigon

    Bonjour, juste une petite remarque, nous sommes une famille comme vous qui avons une mini ferme avec un bon potager, je voulais juste éclairer les futures « campagnards » sur les animaux à la ferme: les cochons c’est extra c’est sure, une très bonne « poubelle écolo » pour tous les restes et pour tous les résidus de feuilles,un super laboureur de terrain ok mais bon il faut savoir que ça mange beaucoup et qu’il faut vraiment si connaitre si on veut le « préparer » pour le manger… C’est un boulot monstrueux, ils faut être plusieurs et ça dure sur au moins 2 jours!!!!!! Autre chose les brebis comme les chévres pour avoir du lait pour faire du fromage il faut des petits!!!!!!!!! donc soit un mâle à la maison soit celui du voisin éleveur et ensuite quand les petits sont nés, 5 mois après c’est direction le congélateur!! la aussi il faut savoir le faire!!!! et au bout de 5 mois la quantité de lait est pas top!! dure d’avoir 1l de lait par jour surtout pour les brebis!!!!!Bref je ne dis pas que c’est pas impossible mais comme beaucoup d’articles sur l’auto suffisance alimentaire, c’est mon point de vue, rien de méchant mais c’est souvent « la planète des bisounours », ça fait rêver beaucoup de citadins mais il ne faut pas oublier toutes les conséquences de faire le choix d’acquérir des animaux pour sa conso personnelle!!!!!Ah oui et non les chevaux ou les ânes ne doivent jamais être consommés!!! par pitié ils ont bossé pour vous toute une partie leur vie alors s’il vous plait c’est clair que vous ne pourrez ps les consommer!! Ils auront droit à une jolie retraite dans un pré à brouter (tout ce que faisait nos anciens n’est pas toujours bon à prendre!!!). Merci de m’avoir lu mais je voulais juste mettre un petit point de vue très personnel…

    Réponse
    • Lauriane Durant

      Merci pour ce témoignage. Effectivement, transformer un cochon ne s’improvise pas. A nos débuts nous sommes passés selon les disponibilités soit par un atelier de transfo soit par un paysan/boucher qui avait le savoir pour ne pas avoir à le faire nous mêmes. Pour le reste, et notamment la transformation fromagère, je précise que cet article s’adresse plus à des paysans qu’à un particulier qui rêve d’autonomie sur son petit bout de jardin. Là, je conseillerais d’avoir seulement des poules et des lapins car effectivement le manque de connaissances et les contraintes sont un véritable obstacle. Il vaut mieux commencer avec de petits animaux et voir si on est capable de gérer

      Réponse
  4. sylvie

    Bonjour,
    Je ne suis pas du tout d’accord concernant les chèvres !! J’ai récupéré 2 chèvres de reforme dans un élevage bio (3 et 4 ans, pas des vieilles, hein!) et elles sont juste adorables.
    Un simple double fils avec berger fait qu’elles restent là où j’ai décidé. Elles sont supers intelligentes ce qui fait qu’elles comprennent n’importe quel changement en 3 minutes (contrairement aux brebis), elles ne tassent pas le terrain car j’ai de la place et change souvent leur pâturage, elles sont hyper câlines. Bref ce sont des amours!
    Peut-être ont-elles ce caractère car elles ont commencé leur vie avec d’autres congénères, des horaires réguliers de traite, etc, …. mais rien à voir avec ce qui est décrit dans cet article. Il arrive qu’elle passe la porte du box et se retrouve au jardin (car oui elles sont très coquines), elles viennent à la porte de la maison pour nous montrer qu’il y a quelque chose de pas normal! Bien sur, comme tout les animaux c’est du boulot mais quel régal de les voir si malignes … N’hésitez à aller voir un éleveur du coin pour en avoir de moins « sauvageonnes » et même sans chevreau ni fromage, vous les adorerez!

    Réponse
    • Lauriane Durant

      Bonjour Sylvie,
      Effectivement, vos chèvres ont été bien éduqués sur la Ferme où elles ont vécus avant de passer, j’ai l’impression, à une belle retraite chez vous. Dans ce cas, avec un bon parc, il est possible d’en avoir car ce sont des animaux extra. Là, je parlais plus, et j’aurais du le préciser n’ayant pas pensé aux chèvres de réformes, de l’acquisition d’animaux jeunes non éduqués voir même de chèvres naines qui sont moins faciles que leurs homologues d’élevages Laitiers. Dans les deux cas, la personne qui fait le choix de prendre des chèvres doit beaucoup les sociabiliser au départ en passant du temps avec elles et en les manipulants pour ne pas avoir de déboires par la suite. Merci de la précision qui m’a permis de rectifier le tir en proposant comme alternative l’adoption de chèvres laitières de réforme.

      Réponse
      • sylvie

        Cool, en fait on est tout à fait d’accord 😉
        Merci pour votre bel article et bonne continuation!

        Réponse

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