Que faire pour lutter contre la sécheresse dans votre jardin en permaculture ?

Que faire pour lutter contre la sécheresse dans votre jardin en permaculture ?

Les épisodes de sécheresse et de canicule 🥵 ☀️ sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. Or la plupart des jardins ne sont pas du tout préparés à les affronter !

Dans la plupart des cas, si rien n’a été anticipé, la terre se craquelle et devient un désert sans vie, beaucoup de végétaux, annuels comme vivaces, dépérissent à vue d’œil, ne supportant ni la chaleur ni le manque d’eau.

On voit ainsi les palettes végétales de nos jardins évoluer avec une sélection naturelle brutale de végétaux, souvent « exotiques », à même de s’adapter à ce type de phénomènes au détriment de ceux, plus traditionnels et donc plus courants dans nos jardins, qui ne sont pas armés pour y survivre seuls !

Toute la faune se met en mode survie : les insectes, les oiseaux, les petits mammifères cherchent désespérément des points d’eau pour boire et se rafraîchir. Malheureusement, beaucoup n’y parviennent pas du fait de la raréfaction des zones humides et des points d’eau.

Bref, quand arrivent sécheresses et canicules (qui vont souvent de paire), c’est l’hécatombe au jardin !

Petits pois desséchés au jardin sans eau

Culture de petits pois desséchée au jardin, n’ayant pas supportée la sécheresse et les fortes chaleurs.

Pourtant, des solutions existent en permaculture pour réduire l’impact de ces phénomènes climatiques extrêmes sur votre jardin et l’aider à passer ces moments difficiles !

Voyons ensemble les outils et astuces qui vont vous permettre d’augmenter la résilience de votre jardin en permaculture face à ces périodes compliquées.

Solutions pour économiser l’eau dans votre jardin en permaculture

C’est peut-être une évidence, mais il reste bon de rappeler qu’un jardin sans eau suffisante pour affronter les grosses chaleurs sera un jardin sans vie !

Il est donc primordial d’économiser l’eau, la stocker et la faire circuler au mieux, ce qui est faisable avec des gestes simples à mettre en place.

Le paillage, un élément aux multiples fonctions, essentiel dans votre jardin en permaculture

Le paillage ou mulch joue un rôle essentiel dans les économies d’eau au jardin en permaculture !

Paillage au jardin en permaculture à base d’un mélange de matières organiques.

Paillage au jardin potager en permaculture à base d’un mélange de matières organiques vertes (plutôt azotées) et brunes (plutôt carbonées) pour protéger le sol de la sécheresse.

Il existe un éventail assez large de matières avec lesquelles il peut être réalisé et selon les matières, les effets ne seront pas forcément les mêmes.

Consultez notre article dédié pour une revue complète sur les types de paillages et leurs nombreux rôles au jardin.

Pour aider votre jardin en permaculture à affronter sécheresse et canicule, nous vous conseillons la mise en place de paillages épais à base de matières organiques.

En respectant le principe de permaculture qui nous invite à favoriser la diversité, et en vous procurant les matières pour votre paillage sur votre terrain ou localement, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour aider votre jardin à supporter la sécheresse.

Mélangez grosso modo moitié-moitié des matières vertes (plutôt azotées) avec des matières sèches (plutôt carbonées) et vous obtiendrez un paillage diversifié, nourrissant et protecteur qui conviendra à la plupart des sols.

Un tel paillage aura pour effet de :

  • réduire la concurrence sur la ressource en eau dans le sol

    • En réduisant le nombre d’adventices (« mauvaises herbes ») avec lesquelles vos plantes cultivées devront partager l’eau.
  • limiter très significativement les évaporations d’eau en surface

    • Le paillage protège votre sol du soleil et du vent, principaux responsables des évaporations.

      Par conséquent, les besoins en arrosages sont réduits et donc vous économisez beaucoup d’eau ! Sous le paillage, le sol reste humide beaucoup plus longtemps !

  • empêcher la création d’une couche de battance imperméable en surface du sol

    • Cette couche de battance quand elle se crée sur sol à nu empêche les infiltrations d’eau dans le sol et accentue l’érosion des sols.
  • favoriser la vie du sol qui, par son travail incessant dans les premiers centimètres du sol, contribue à le rendre plus perméable et donc plus à même de stocker l’eau lors de vos arrosages ou d’épisodes pluvieux.

Sol vivant et humide sous le paillage du jardin en permaculture.

Au jardin en permaculture, sous le paillage, le sol reste humide, souple et plein de vie à commencer par les vers de terre.

👉 A noter que le paillage épais ne doit pas être installé sur un sol déjà très sec.

Si c’est le cas chez vous et qu’aucune pluie n’est prévue, procédez à un arrosage conséquent avant de le mettre en place !

 

Ne subissez plus les canicules et sécheresses dans les années à venir grâce au design de permaculture !

Notre formation en ligne, accessible 24 h/24 sans limite de temps, vous guidera pas à pas dans la méthodologie de design en permaculture pour vous permettre de concevoir facilement votre jardin résilient et autonome !

Favoriser la vie du sol

Nous venons de le voir, avoir un sol vivant permet à celui-ci d’être plus perméable et donc de mieux stocker l’eaudans le sol au lieu de la voir partir dans le caniveau !

Cette eau stockée sera ensuite disponible pour vos plantes au lieu de finir en station d’épuration !

C’est pourquoi il faut choyer les habitants du sol.

Vers de terre, cloportes, limaces (eh oui, elles ont aussi leur rôle au jardin !), champignons, insectes, bactéries et autres micro-organismes peuplent un sol vivant et y « travaillent » en permanence avec une efficacité sans égal !

Microfaune peuplant un sol vivant au jardin en permaculture.

Exemple de microfaune peuplant un sol vivant : ici un symphyle, genre de petit mille-pattes à gauche et un collembole à droite, tous deux contribuent à la transformation des matières organiques et à la porosité du sol. ©Marshal Hedin – CC BY 2.0

Pour que toute cette vie se développe, elle a besoin :

  • d’eau :
    • En mettant en place, de manière réfléchie, les diverses astuces et stratégies décrites dans cet article, vous fournirez à la vie du sol, l’eau dont elle a besoin !
  • de nourriture :
    • Au menu, une diversité de matières organiques à décomposer sera idéale pour satisfaire un maximum d’habitants !C’est pourquoi nous vous conseillions précédemment l’apport d’un paillage diversifié 😉.
  • d’air :
    • Les habitants du sol en charge de la transformation de la matière organique en éléments assimilables par les plantes et en humus sont des formes de vie très majoritairement aérobies, c’est-à-dire ceux qui ont besoin d’oxygène pour vivre.

👉 Si votre sol est tassé, compacté et manque d’air, vous pouvez l’aérer mécaniquement avec un outil indispensable en permaculture : la grelinette.

Vous favoriserez ainsi le retour de la vie dans votre sol 🤩 !

Créer une ombre protectrice ciblée

Installer des ombrières pour protéger vos plantes et votre sol des trop fortes chaleurs est aussi une stratégie intéressante à ajouter au panel des solutions de survie aux sécheresses et canicules !

Ces ombrières peuvent être :

  • mécaniques :
    • Installation temporaire de parasols, de draps tendus entre des piquets, de cagettes en bois tournées à l’envers

      Vous pouvez ainsi choisir de protéger ponctuellement et de façon assez flexible telle ou telle plante ou zone de culture aux heures les plus chaudes de la journée.

      Ce type de solution d’urgence est très simple et rapide à mettre en place !

  • végétales :
    • Vous pouvez choisir d’installer une structure de type pergola et y faire pousser des plantes grimpantes vivaces à feuilles caduques, résistantes à la sécheresse et qui en plus peuvent être comestibles : vignes, akébie à 5 feuilles, muroisier tayberry…

      Vous formerez ainsi un super parasol végétal à même d’ombrager une zone en particulier.

      👉 Cependant, ce type d’installation nécessite un minimum d’anticipation et de réflexion, car c’est une solution demandant du temps à la mise en place et ensuite pour que les grimpantes se développent suffisamment pour remplir leur rôle.

      De plus, c’est un élément fixe, son emplacement doit donc être réfléchi pour être pertinent sur le long terme.

      Pour ne pas vous tromper dans l’installation de votre structure ombrière, le mieux est de faire votre design global et de l’inclure dedans comme un élément à part entière !

      C’est un élément très intéressant pour profiter sur toute la saison chaude d’un espace couvert plus frais, mais qui laissera quand même passer un peu de lumière pour permettre à d’autres plantes de se développer en-dessous !

    Pergola en cours de création dans un jardin en permaculture.

    Pergola en cours de création sur une zone que l’on souhaite ombrager en période estivale sur la ferme familiale en permaculture Merci Nature.

  • Vous pouvez aussi faire croitre, à des endroits stratégiques, des herbacées hautes résistantes à la sécheresse et comestibles comme des topinambours, du sorgho ou du quinoa qui formeront en été de super ombrières pour les cultures placées à l’est de celles-ci.

👉 Olivier, stagiaire de nos formations en ligne, a par exemple mis cela en place le long de sa serre.

Cette ombrière végétale fournit, tout l’été, une ombre salvatrice pour ses cultures sous serre !

Ombrière végétale temporaire adossée à la serre d’un jardin en permaculture.

Dans le jardin en permaculture d’Olivier, une ombrière végétale temporaire est adossée à la serre pour éviter la surchauffe de celle-ci et elle aura, en plus, une fonction nourricière en produisant des récoltes 😉 !

Installer des brise-vents

Briser le vent pour éviter qu’il assèche encore plus votre sol est aussi essentiel pour économiser l’eau, sans compter que le vent est un important facteur limitant pour la pousse de la plupart des végétaux.

Après avoir déterminé où entrent les vents principaux sur votre terrain, par vos observations sur site et par vos recherches de données météo, vous serez à même de choisir les emplacements les plus judicieux pour installer vos brise-vents.

Là encore, nous vous conseillons fortement d’inclure cela dans une démarche globale de design pour un maximum d’efficacité !

Une fois ces emplacements déterminés, vous devrez choisir le type de brise-vent que vous installerez.

Il pourra s’agir de :

  • filets brise-vents du commerce :
    Filets brise-vent du commerce pour protéger rapidement et efficacement une pépinière de jeunes arbres.

    Filets brise-vent du commerce installés par Martin Crawford pour protéger rapidement et efficacement sa pépinière de jeunes arbres. Image extraite de sa formation en ligne « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford  »

    • Cette solution est sans doute la plus rapide à mettre en place pour protéger une zone et elle sera efficace si vous ne bâclez pas l’étape d’installation des poteaux qui soutiendront ce filet.

      Ils devront être solidement ancrés au sol pour résister à la pression du vent sur les filets.

      Cette solution sera cependant assez coûteuse, selon le type de filet choisi et la longueur nécessaire et n’aura guère d’autre fonction que briser le vent, mais elle reste une option non négligeable qui peut répondre à vos objectifs ou contextes particuliers.

  • haies mortes ou haie de Benjes :
    Branchages et bois coupés au jardin.

    Les branchages et bois coupés au jardin sont une ressource formidable qui peut notamment servir à réaliser une haie morte ou haie de Benjes.

    • Beaucoup plus économique que les filets du commerce mais nécessitant cette fois une grande quantité de matières organiques, bois et branchage notamment, une haie morte ou haie de Benjes peut faire un excellent brise-vent.

      Elle remplira en plus de nombreuses autres fonctions dans votre jardin en permaculture !
       

      Simple à réaliser, elle peut s’installer partout, être très esthétique et structurante dans votre jardin et surtout elle sera un véritable trésor pour la biodiversité, ce qui est, selon nous, un atout essentiel !

      Sa hauteur reste cependant plus faible qu’une haie vive
      , la zone de protection créée avec une haie morte sera donc plus réduite que celle d’une haie vive.

  • haies brise-vent constituées de végétaux capables de supporter le vent :
    Explications sur la perméabilité des haies brise-vents au jardin en permaculture.

    Pour être efficace et protéger une surface conséquente de terrain, une haie brise-vent doit être semi-perméable pour filtrer le vent et non le bloquer.

    • Une haie brise-vent se compose de plantations de végétaux de différentes strates pour être à même de « filtrer » le vent efficacement sans le bloquer entièrement.

      En effet, un vent qui rencontre un obstacle total va provoquer en retombant derrière des turbulences aux effets dévastateurs, à éviter à tout prix.


      C’est pourquoi, quand on plante une haie brise-vent, on ne cherche pas à bloquer le vent mais plutôt à
      le filtrer avec différentes hauteurs de végétaux et différentes densités de feuillages pour qu’il perde en force et ne soit plus gênant pour le reste du jardin.

      Cette solution nécessite généralement plusieurs années avant d’être efficace, le temps que tous les végétaux de la haie soient bien installés et suffisamment développés !

      Mais une fois en place, elle est redoutablement efficace, et ce pour très longtemps, sans compter qu’elle remplira aussi de nombreuses autres fonctions comme l’attraction de biodiversité en offrant le gîte et le couvert à une ribambelle d’insectes, oiseaux et autres animaux utiles au jardin en permaculture.

      Elle pourra aussi vous fournir des récoltes nourricières, de la biomasse pour le paillage, du bois d’œuvre, de chauffage…bref un véritable élément multifonctions comme on les aime tant en permaculture !

Stocker l’eau dans votre jardin en permaculture grâce à divers éléments utiles et interconnectés

Dans votre jardin en permaculture, la fonction de collecte/stockage de l’eau devra être remplie par plusieurs élémentspour ne plus vous retrouver avec un jardin sans eau et donc vous assurer plus de résilience.

Pour ce faire, ces éléments doivent être déployés et mis en synergie afin d’être les plus efficaces possibles avec le moins d’effort et d’énergie dépensée de votre part !

Il s’agit ici d’éléments qui devront donc être pensés sur le papier avant d’être réalisés sur le terrain.

Nous ne sommes pas là dans des solutions d’urgence pour contrer la canicule et la sécheresse une fois qu’elles sont déjà là mais bien sur des solutions portant leurs fruits à moyen et long terme.

L’urgence ici est à la réflexion sur leur installation future 😅 !

Les principaux éléments pouvant remplir cette fonction de collecte/stockage de l’eau :

  • Les récupérateurs d’eau de pluie et cuves de récupération
    • Toute surface dure, imperméable est une surface qui peut permettre de récupérer les ruissellements d’eaux pluviales. Les toitures sont l’exemple le plus parlant et là où les récupérateurs d’eau peuvent être mis en place très facilement au niveau des descentes de gouttière.

      Il est, en effet, beaucoup plus intéressant de récupérer l’eau de pluie et de la stocker en bac de récupération plutôt que de la laisser partir au tout à l’égout 😱 !!!

    Bac de récupération d’eau de pluie.

    Exemple de récupérateur d’eau de pluie connecté à une conduite d’écoulement de gouttière le long d’une maison.

    • Il existe une diversité de récupérateurs d’eau à la contenance et l’esthétique variable selon vos besoins.

      Pour vous aider à déterminer notamment la contenance dont vous auriez besoin pour optimiser votre collecte d’eau de pluie, découvrez notre document PDF gratuit en cliquant sur le lien ci-dessous.

      Celui-ci vous permettra de calculer assez précisément le volume d’eau de pluie récupérable chez vous, selon votre contexte !

  • Au niveau des synergies avec d’autres éléments, vous pourrez réfléchir aux endroits où vous souhaiteriez envoyer le trop-plein de vos cuves de récupération afin que la circulation de l’eau soit anticipée au mieux sur votre terrain et sans que vous ayez besoin de vous en soucier une fois votre système en place.

    Les trop-pleins peuvent, selon vos objectifs et besoins, envoyer les surplus d’eau dans d’autres systèmes de stockage que nous allons voir ci-dessous.

  • Les éléments favorisant l’infiltration de l’eau dans le sol
    • Les noues d’infiltration sont des ouvrages de terrassement pouvant avoir des dimensions très diverses selon l’échelle des projets et qui ne sont pas forcément placées strictement sur des courbes de niveau.

      Les noues d’infiltration sont des dépressions (sorte de fossés) creusées dans le sol, de faible profondeur, aux abords en pente douce qui permettent le recueil et l’infiltration des eaux de pluie dans le sol, le tout à ciel ouvert.

      Elles sont donc inondables en période pluvieuse, mais au sec le reste du temps, permettant notamment des cheminements sur celles-ci.

      Les chemins et accès pouvant emprunter le tracé d’une noue d’infiltration peuvent être renforcés par des poses de pas japonais, des fonds drainants remplis de pierres ou de gravier ou encore avec des dalles alvéolées perméables pouvant être engazonnées ou remplies de graviers…

    • Les baissières ou « swale » en anglais sont des noues d’infiltration un peu particulières qui sont positionnées le long des courbes de niveau dans une pente afin de stopper la fuite des nutriments et de l’eau lors d’épisodes pluvieux.
      Schéma explicatif du principe de baissière en permaculture.

      Schéma explicatif du principe de baissière pour favoriser l’infiltration de l’eau et limiter l’érosion et la fuite des nutriments au jardin en permaculture.

      Elles sont constituées d’un creux, réalisé sur la courbe de niveau, et suivi d’une butte de terre en aval du creux de recueillement des eaux.

      Cette butte est généralement façonnée avec la terre retirée pour faire le creux de la baissière.

      Les baissières permettent ainsi de réduire l’érosion des sols en pente et de favoriser le stockage de l’eau de pluie dans le sol tout en permettant, sur leur butte, des plantations arbustives et vivaces très diverses aux multiples fonctions (brise-vent, nourricier, attraction de biodiversité…) !

      🎥 👉 Découvrez en vidéo un exemple de baissières.
    • Le « keyline design » est aussi très intéressant pour rendre à un sol compacté sa capacité d’absorption et stockage de l’eau.

      Il s’applique notamment aux surfaces assez grandes à régénérer, mais peut également être inspirant à plus petite échelle.Les « Keylines » sont des « lignes clés » que l’on détermine dans une pente et qui suivent les courbes de niveau pour maximiser l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol dont l’écoulement se fait toujours à 90° de la courbe de niveau.

      Il s’agit d’un travail de design assez simple et dont l’efficacité sur l’infiltration de l’eau et le retour de la vie dans le sol est impressionnante !

      Ce travail consiste, notamment, sur les lignes clés, déterminées à l’avance sur le terrain, à ramener de l’air dans le sol assez profondément sans pour autant bouleverser les horizons du sol.

      Cela se fait généralement à l’aide d’un outil appelé une sous-soleuse Yeomans du nom de son génial inventeur Percival-Alfred Yeomans, pionnier dans la régénération des sols.

      Griffes d’une sous-soleuse Yéomans pour la régénération des sols compactés.

      Zoom sur les griffes d’une sous-soleuse Yéomans qui permettent d’aérer le sol en profondeur sans perturber les horizons et ainsi d’accélérer sa régénération et améliorer sa capacité d’absorption de l’eau.

      👉 Pour plus d’informations sur la méthodologie des Keylines, découvrez le livre de Mark Shepard « Agriculture de régénération » qui explique cette formidable technique.

  • La mare ou l’étang sont aussi des éléments de stockage de l’eau quasi indispensables dans un jardin en permaculture.

    Vraiment multifonctions et attracteur d’une biodiversité remarquable, une mare ou un étang doit être pensé en amont pour être pertinent dans ses différentes fonctions et favoriser les synergies avec les autres éléments de son jardin :

    • L’approvisionnement en eau de la mare peut se faire, en partie, via des trop-pleins de récupérateurs d’eau de pluie par exemple…
    • La gestion du trop-plein de la mare en elle-même peut alimenter des noues d’infiltration ou d’autres mares en contrebas…
    • La mare peut servir de régulateur thermique pour une zone de culture proche via la création de microclimats, de pièges à soleil…
    • Elle peut être un réservoir d’eau temporaire en période de sécheresse pour arroser des cultures sensiblesou tout simplement pour aider la faune sauvage à survivre à ce genre d’événements difficiles en leur offrant de quoi boire et se rafraîchir !

👉 Découvrez un exemple de mare dans le jardin en permaculture de Magalie, membre du bureau d’études PermacultureDesign.

Petite mare au jardin en permaculture

Petite mare au jardin en permaculture qui sert notamment de stockage d’eau et d’élément attracteur de biodiversité.

Optimiser l’efficacité des arrosages pour réduire les gaspillages

L’arrosage, notamment au potager, peut être une cause très importante de gaspillage de l’eau quand il est mal géré.

Arroser par aspersion en pleine sécheresse sous une chaleur torride est par exemple une aberration qui conduit à l’évaporation d’une quantité non négligeable d’eau avant même qu’elle ait pu profiter aux végétaux qu’on voulait arroser avec !

C’est pourquoi nous vous conseillons plutôt :

  • L’arrosage par installation d’un système de goutte-à-goutte. Ce type de microarrosage ciblé est très intéressant, notamment en période de sécheresse pour optimiser la ressource en eau et faire en sorte que la moindre goutte d’eau versée soit utile aux plantes qui la reçoivent !

    Il est important, dans ces cas-là, de choisir des systèmes de goutte-à-goutte de qualité pour qu’ils durent dans le temps et soient vraiment efficaces (éviter les goutteurs premier prix).

    Il existe de nombreux systèmes pouvant permettre notamment une automatisation de l’arrosage goutte-à-goutte avec des programmateurs permettant de définir les durées, fréquences et quantité d’arrosage selon vos besoins.

    Là encore, cela devra être bien réfléchi en amont pour établir un plan d’installation efficace dans vos supports de cultures.

    Mais les économies d’énergie par la suite seront très appréciables que ce soit en termes d’eau bien sûr, mais aussi en termes de temps et d’efforts physiques pour vous, en vous épargnant bon nombre d’allers-retours avec les arrosoirs chargés d’eau !

  • Les oyas sont également un système d’arrosage économe en eau.
    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau.

    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau et les arrosages trop fréquents grâce à une diffusion lente et régulière de l’eau dans le sol.

    Beaucoup plus ancien (déjà utilisés en Chine ancienne) et Low Tech que le goutte-à-goutte, le principe de l’oya est d’utiliser un contenant en terre cuite microporeuse que l’on enterre dans le sol et que l’on remplit périodiquement.

    Ce contenant appelé oya ou olla est surmonté d’un couvercle pour limiter l’évaporation de l’eau.

    Disposés judicieusement dans vos plates-bandes de cultures et autres massifs, les oyas forment un réservoir d’eau distribuant celle-ci lentement dans le sol.

    Les racines des végétaux n’ont plus qu’à se développer autour de l’oya pour profiter d’un arrosage lent et continu qui permettra un développement harmonieux des plantes.

🎥 Découvrez la vidéo de Stéphanie, membre des formations Permaculture Design, sur les oyas :

Installer des végétaux adaptés à la sécheresse et aux fortes températures

Autre solution intéressante pour aider nos jardins à survivre à des sécheresses et des canicules de plus en plus fréquentes : planter des végétaux adaptés à ce type de conditions climatiques extrêmes !

De nombreux végétaux sont, en effet, capables de résister à la sécheresse sur une période plus ou moins longue évidemment.

C’est le cas de nombreux végétaux de milieu méditerranéen par exemple comme le romarin, le thym, le poireau perpétuel, l’arbousier ou encore l’amandier…

Pour vous aider à trouver des plantes résistantes à la sécheresse et à faire vos choix de compositions végétales, n’hésitez pas à profiter gratuitement de notre base de données de plantes intitulée l’Atelier de PermacultureDesign.

Recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne.

Exemple de recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne, l’Atelier de PermacultureDesign.

Ce formidable outil en ligne vous permettra de faire une recherche accompagnée de plantes par spécificité liée aux éléments dans lesquelles vous trouverez le critère « Résiste à la sécheresse » (voir image ci-dessous).

Le moteur de recherche vous donnera alors accès à une liste assez importante de végétaux ayant cette capacité ! Vous devriez y trouver de quoi vous satisfaire !

🎥 Pour vous inspirer, découvrez également le témoignage de Romain, membre de nos formations en ligne, qui a utilisé cette stratégie pour planter des haies diversifiées sur son lieu :

La solution ultime pour un jardin résistant à la sécheresse : le design de permaculture

Comme vous avez pu le voir, il existe bien sûr des solutions d’urgence pour aider votre jardin à survivre à la sécheresse et aux canicules, mais cela reste des « pansements » temporaires qui ne permettent pas d’acquérir une vraie résilience sur le long terme.

Vous l’aurez compris, si vous souhaitez vraiment avoir un jardin en permaculture qui puisse supporter sécheresses et canicules quasiment sans interventions de votre part, la clé sera d’en faire le design de permaculture global !

Vue aérienne d’un jardin en permaculture.

Vue aérienne du jardin en permaculture conçu et réalisé par Stéphanie, membre de nos formations en ligne.

Comment ? En suivant pas à pas une méthodologie simple, accessible à tout le monde et incroyablement efficace.Cette méthodologie a été créée à la base par les fondateurs de la permaculture eux-mêmes et fait toute la force de la permaculture !

Alors, n’hésitez plus et passez à l’action en concevant enfin le jardin autonome et résilient dont vous rêvez 😉 en vous laissant guider pas à pas par notre formation en ligne à découvrir ci-dessous !

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A propos de l'auteur

PermacultureDesign

Cet article a été rédigé par l’équipe du bureau d’étude PermacultureDesign.

3 Commentaires

  1. V

    Bonjour, merci pour cet article clair et concis tout en restant scientifiquement exact (par ex. la construction d’une haie brise-vent multi-strates).
    Concernant les espèces pouvant servir d’ombre sur une serre, ou en pergola, la chayotte (ou chou-chou) est une courge à la croissance extrement rapide, productive en fruits et en biomasse et plutôt tolérante à la chaleur. J’ai vu des très belles utilisations de chayotte en temps qu’ombrière en Occitanie.
    Merci encore pour vos articles de qualité et en libre accès malgré tout le travail derrière.
    Très bonne continuation.

    Réponse
    • Magalie Toulzac

      Bonjour et merci pour ce retour sur notre article qui nous fait bien plaisir.
      Merci également pour le partage d’idée sur les végétaux pouvant servir d’ombrière végétale, effectivement la chayotte ou christophine est une super cucurbitacée de climat chaud dont le développement peut être impressionnant en saison avec une production de fruits assez phénoménale en début d’automne (à récolter avant les 1ères gelées) donc c’est une excellente idée !
      Bonne continuation à vous aussi et à bientôt 😉 !

      Réponse
  2. Nat

    Bonjour, merci pour toutes ces bonnes idées, à laquelle, à petite échelle, j’ajouterais : recueillir au maximum nos eaux grises pour les transvaser dans nos arrosoirs !
    Exemple, dans mon évier, je laisse toujours un grand récipient vide au-dessus duquel je lave mes légumes ou rince mes mains…
    Et pour ceux qui ont la chance d’une douche extérieure, ou peuvent en improviser une le temps de l’été, penser à disposer en dessous un receveur, un grand baquet….
    Bref, je n’invente pas l’eau tiède, chacun saura comment exploiter au mieux le principe !
    Et si je récolte trop peu, bah ça fait toujours assez pour un bain d’oiseaux, versé ds une bassine à l’écart…. la fête.
    Bon courage à tous pour tenir par ces temps difficiles et aider la vie qui nous entoure
    Nath

    Réponse

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