Introduction : semer plutôt que greffer ?
Dans les vergers, une règle domine depuis des siècles : on ne sème pas un arbre fruitier, on le greffe.
La raison est simple.
La plupart de nos fruitiers sont hétérozygotes : leur patrimoine génétique est un mélange instable hérité de deux parents différents.
Semez le pépin d’une pomme Reine des reinettes et vous obtiendrez un pommier, certes, mais un pommier unique, presque toujours différent de sa mère, souvent aux fruits petits, acides ou décevants.
Pour garder une variété identique, il faut la cloner : c’est tout le rôle de la greffe et du bouturage.
Il existe pourtant une famille d’exceptions précieuses : des espèces qui, semées, redonnent des individus fidèles ou très proches du parent, en conservant l’essentiel des qualités gustatives.
On les appelle parfois les « francs de semis » ou, quand l’arbre pousse sur ses propres racines sans porte-greffe, les arbres « francs de pied ».
Ce sont les arbres à semer.
Le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a 20 ans.
Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant !
— Auteur inconnu
En permaculture et en forêt-jardin, ces arbres ont une valeur particulière.
Semer, c’est :
- gagner en autonomie : on produit ses propres plants à partir d’un noyau, sans acheter ni greffer ;
- obtenir des arbres plus vigoureux et plus longévifs : un franc de pied développe un système racinaire complet, avec un pivot profond qui va chercher l’eau, ce qui le rend plus résistant à la sécheresse et souvent bien plus longévif qu’un arbre greffé ;
- semer directement à demeure, sans le stress de transplantation qui casse le pivot ;
- favoriser l’adaptation locale et la diversité : chaque semis est légèrement différent, ce qui crée une population capable de s’adapter au sol, au climat et aux maladies, un atout face aux dérèglements climatiques ;
- le faire à très grande échelle et pour presque rien, ce qui rend possibles les forêts nourricières semées.
La contrepartie : il faut de la patience (un franc fructifie généralement quelques années plus tard qu’un greffé) et accepter une part de loterie, que l’on gère en semant en nombre puis en sélectionnant les meilleurs sujets.
Comprendre pourquoi certains arbres « copient » leurs parents
Trois mécanismes expliquent qu’un semis reste fidèle :
- L’autogamie (autofécondation). Certaines espèces se pollinisent elles-mêmes et ont peu de diversité génétique interne. Le pêcher en est l’exemple parfait : ses semis ressemblent beaucoup au parent.
- La faible hétérozygotie des variétés anciennes et locales. Beaucoup de vieilles variétés « de pays » (prunes, abricots) ont été sélectionnées et resemées pendant des générations : elles se transmettent assez bien par la graine.
- La polyembryonie (apomixie). Chez les agrumes et quelques autres, la graine peut produire des embryons issus non pas de la fécondation, mais des tissus maternels (le nucelle). Ces embryons dits nucellaires sont de véritables clones de la mère : le semis est alors parfaitement conforme.
À l’inverse, plus une espèce est allogame (fécondée par un autre individu) et hétérozygote (pommier, poirier, cerisier doux), moins le semis est fidèle.
La liste des arbres à semer
Les vedettes : pêcher, abricotier, amandier

Le pêcher (Prunus persica) est le fruitier à semer par excellence.
Autogame et peu variable, il redonne par noyau des arbres très proches du parent.
Les pêches de vigne et les vieilles variétés à noyau adhérent sont réputées se ressemer presque à l’identique, génération après génération.
Un noyau de bonne pêche a de fortes chances de donner un bon pêcher.
(Les nectarines et brugnons, mutations du pêcher, sont un peu moins réguliers et peuvent « revenir » vers la pêche duveteuse.)
L’abricotier (Prunus armeniaca), souvent autofertile, se ressème assez fidèlement, en particulier les variétés anciennes et les populations locales (type abricotier du Roussillon ou abricots « de pays »).
Les résultats sont bons, avec une petite marge de variabilité.
L’amandier (Prunus dulcis) est traditionnellement multiplié en franc de semis (on l’utilise d’ailleurs comme porte-greffe).
Il se reproduit assez bien par la graine.
Une précaution : semez des amandes douces issues d’arbres isolés des amandiers amers, car le caractère amer (toxique) peut réapparaître par croisement.
Les prunes européennes : fidèles par graine… et par drageon

Les pruniers européens (Prunus domestica et P. insititia), soit mirabelle, quetsche, reine-claude, prune d’Ente, damas, sont souvent autofertiles et se transmettent assez fidèlement par le noyau.
Mieux encore : beaucoup drageonnent, c’est-à-dire qu’ils émettent des rejets sur leurs racines.
Ces drageons, eux, sont des clones parfaitement identiques au pied mère : c’est la façon traditionnelle de multiplier une mirabelle ou une quetsche du jardin.
Les agrumes : la magie de la polyembryonie

Grâce à la polyembryonie (voir plus haut), de nombreux agrumes se reproduisent conformes par semis, car les jeunes plants sont des clones nucellaires de la mère.
Sont généralement polyembryoniques (fidèles) : la plupart des mandariniers, l’oranger doux, le bigaradier (orange amère), le pamplemoussier / pomelo commercial, beaucoup de citronniers (citron rugueux notamment) et la lime.
C’est précisément pour cette fidélité qu’on les utilise comme porte-greffes semés.
Sont au contraire monoembryoniques (non fidèles, zygotiques), donc à greffer si l’on veut la variété exacte : le clémentinier, le cédratier (Citrus medica), le vrai pamplemousse (Citrus maxima, le pomelo asiatique) et, en grande partie, le kumquat.
Deux réserves pour l’amateur : les agrumes de semis mettent longtemps à fructifier (souvent 7 à 10 ans) et passent par une phase juvénile épineuse.
Mais la graine, semée fraîche, lève facilement.
Les fruits à coque : à semer à demeure
Ces espèces à grosse graine et pivot puissant détestent le repiquage : l’idéal est de les semer directement en place.
- Noyer commun (Juglans regia) : les francs de semis sont assez fidèles et donnent des arbres puissants ; on sème la noix fraîche à l’automne.
- Châtaignier (Castanea sativa) : semis variable mais souvent de bonne qualité ; la châtaigne est récalcitrante (elle ne supporte pas le dessèchement), à semer fraîche.
- Noisetier (Corylus avellana) : se ressème assez bien, et se multiplie aussi très facilement par marcottage et rejets.
- Pin pignon (Pinus pinea) : le pignon se ressème fidèlement.
Les « nèfles » et compagnie
Une belle série d’arbres et arbustes se sème de façon fiable, avec des fruits de bonne qualité :
- Néflier commun (Mespilus germanica) et cognassier (Cydonia oblonga) : assez fidèles par semis (le cognassier sert d’ailleurs de porte-greffe).
- Bibassier / néflier du Japon (Eriobotrya japonica) : couramment semé, se reproduit assez bien ; le noyau lève très facilement quand il est frais.
- Grenadier (Punica granatum) et jujubier (Ziziphus jujuba) : fidèles par semis ; le jujubier drageonne également.
- Plaqueminier / kaki (Diospyros) : semis assez variable (souvent greffé pour la variété exacte), mais utilisable, notamment le kaki-pomme.
- Cornouiller mâle (Cornus mas) et arbousier (Arbutus unedo) : se sèment bien (patience à la levée pour le cornouiller).
- Asiminier / pawpaw (Asimina triloba) et feijoa / goyavier du Brésil (Acca sellowiana) : semis assez fidèles ; graines récalcitrantes à semer fraîches, pivot fragile pour l’asiminier.
Plaqueminier
Diospyros kaki
Le plaqueminier est un petit arbre originaire des régions Asiatiques qui donne de délicieux fruits orangés, dont la forme évoque celle de la tomate. Sa fructification est parfois irrégulière sous nos climats, car il nécessite…
Néflier du Japon
Eriobotrya japonica
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Néflier
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Grenadier à fruits
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Cornouiller mâle
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Le cornouiller mâle est un arbuste plein de charme. Il ouvre le bal des floraisons en fin d’hiver avec ses jolies fleurs jaunes qui apparaissent sur bois nu. Ses baies rouges en fin d’été sont…
Asiminier trilobé
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L’Asiminier trilobé ou Pawpaw, est un grand arbuste (ou un petit arbre) caduc, originaire d’Amérique du Nord, où il est apprécié pour ses fruits comestibles évoquant ceux des manguiers. Il est aussi ornemental par sa…
Et les « infidèles » : pommier, poirier, cerisier
À l’opposé du spectre, pommier, poirier et cerisier doux ne redonnent presque jamais leur variété par semis : c’est la loterie.
Cela ne rend pas le semis inutile pour autant !
En agroforesterie, pour le cidre, le poiré ou simplement pour créer de la diversité et de futurs porte-greffes, semer des pépins de pommes et de poires reste une aventure passionnante, et c’est ainsi que sont nées la plupart de nos variétés.
À noter : le cerisier acide (griotte, Montmorency) et le prunellier se comportent mieux et se multiplient volontiers par drageons.
Les principes basiques
Utiliser et valoriser la diversité
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Tableau récapitulatif
| Espèce | Fidélité au semis | Traitement de la graine |
|---|---|---|
| Pêcher (pêche de vigne) | Élevée | Stratification froide de 2 à 3 mois |
| Abricotier | Bonne (variétés anciennes) | Stratification froide |
| Amandier (doux) | Bonne | Stratification froide |
| Pruniers européens (mirabelle, quetsche, reine-claude) | Bonne + drageons identiques | Stratification froide/rejets |
| Agrumes polyembryoniques (oranger, mandarinier, bigaradier, lime, nombreux citronniers) | Élevée (clones nucellaires) | Semer frais, au chaud (20 à 25 °C) |
| Noyer, châtaignier, noisetier, pignon | Assez bonne | Semer frais à demeure (graines récalcitrantes) |
| Néflier, cognassier, bibassier | Assez bonne | Stratification/semis frais |
| Grenadier, jujubier | Bonne | Trempage/scarification |
| Cornouiller mâle, néflier commun | Assez bonne | Double dormance (chaud puis froid) |
| Asiminier, feijoa | Assez bonne | Semer frais |
| Pommier, poirier, cerisier doux | Faible (loterie) | Stratification froide |
Les bonnes pratiques du semis d’arbres

Réussir un arbre à partir d’une graine tient à quelques gestes clés, souvent liés à la façon dont la nature s’y prend.
1. Choisir de bons parents.
Partez d’un fruit mûr, sain et vraiment savoureux, issu de préférence d’une variété ancienne, locale ou autogame (évitez les hybrides F1 et les fruits du commerce d’origine incertaine).
Semez plusieurs graines (une dizaine, voire davantage) pour pouvoir ensuite sélectionner les meilleurs sujets et éliminer les décevants (que l’on peut toujours surgreffer plus tard).
2. Extraire et nettoyer les graines.
Débarrassez le noyau ou le pépin de toute la pulpe : elle contient des inhibiteurs qui bloquent la germination.
Rincez bien. Un test simple : plongez les graines dans l’eau et écartez celles qui flottent (souvent vides).
3. Respecter la fraîcheur des graines « récalcitrantes ».
Certaines graines (noyer, châtaigne, gland, agrumes, kaki, asiminier) ne survivent pas au dessèchement.
Il faut les semer fraîches, dès la récolte à l’automne, ou les conserver au frais et à l’humidité.
À l’inverse, les noyaux de Prunus (pêche, prune…) se conservent bien au sec quelques mois.
4. Lever la dormance par le froid (stratification / vernalisation). C’est le point le plus important pour nos fruitiers de climat tempéré. Beaucoup de graines ne germent qu’après avoir « vécu » un hiver. On reproduit ce froid en plaçant les graines dans du sable humide, au réfrigérateur (3 à 5 °C), pendant 6 à 12 semaines (souvent 2 à 3 mois) : c’est la stratification froide, indispensable pour pêcher, prunier, abricotier, cerisier, pommier, poirier, aubépine, cognassier.
5. La méthode simple : le semis d’automne « à la nature ».
Plutôt que le réfrigérateur, semez à l’automne en godets profonds ou en pleine terre et laissez passer l’hiver dehors : le froid naturel fait le travail de stratification, et les graines lèvent au printemps.
C’est la façon la plus facile et la plus fiable.

6. Réveiller les dormances plus coriaces. Certaines espèces à double dormance (néflier commun, cornouiller mâle, aubépine) demandent une période chaude puis froide, et peuvent lever seulement la deuxième année : soyez patient, ne jetez pas le pot. Les graines à tégument dur (jujubier, aubépine) gagnent à une scarification (limer légèrement la coque) ou à un trempage de 24 à 48 h dans l’eau tiède.
7. Semer à demeure et protéger le pivot.
Les espèces à fort pivot (noyer, châtaignier, chêne, amandier, asiminier) supportent mal le repiquage : semez-les directement en place, ou en godets profonds / à cernage racinaire (air-pruning). Pour choisir entre les deux méthodes, voyez.
Comptez une profondeur d’environ 2 à 3 fois la taille de la graine, un sol drainant, et un noyau par contenant.
8. Protéger des prédateurs.
Noix, châtaignes et gros noyaux sont très convoités par les rongeurs : protégez vos semis avec un grillage enterré, un panier de plantation, ou semez un peu plus profond.
9. Patienter et sélectionner.
Un arbre de semis fructifie généralement quelques années plus tard qu’un greffé, mais vous récoltez en échange vigueur, longévité et enracinement profond.
Semez en nombre, observez, gardez les meilleurs, et vous obtiendrez peut-être, un jour, votre variété.
Adopte le rythme de la nature, son secret est la patience.
— Ralph Waldo Emerson, Essayiste, philosophe et poète
Passez à la pratique : créez une micro-pépinière

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Semer des arbres devient vraiment simple quand on dédie un petit coin du jardin à cet usage : une micro-pépinière.
Sur 2 m² seulement, vous pouvez faire lever des dizaines de noyaux et de pépins, laisser les jeunes plants passer un ou deux hivers à l’abri des tontes et des passages, les suivre, sélectionner les meilleurs, puis les repiquer à leur place définitive.
C’est la zone de semis idéale pour stratifier « à la nature », protéger des rongeurs et garder l’œil sur ses futurs arbres. Pour la monter pas à pas, suivez notre article .
Pour vous lancer pas à pas, téléchargez notre fiche pratique gratuite : « Créer votre micro-pépinière sur 2 m² » → permaculturedesign.fr/fiche-micro-pepiniere
💡 Astuce permaculture : les semis spontanés (un noyau « oublié » au compost ou au pied d’une haie) réussissent souvent tout seuls. La nature ne stratifie pas au réfrigérateur : elle sème à l’automne et laisse faire l’hiver.
La micro-pépinière ne fait qu’organiser et fiabiliser ce que la nature fait déjà.
Pour aller plus loin : notre sélection de livres
Une sélection issue de notre bibliothèque pour approfondir le semis, le choix des variétés et la conduite de vos arbres :
Variétés fruitières pour des jardins forêts productifs
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Produire ses graines bio
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La forêt-jardin
Créer une forêt comestible en permaculture pour retrouver autonomie et abondance
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2017.
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FAQ : le semis des arbres fruitiers en questions
Quels arbres fruitiers se sèment le plus fidèlement ?
Le pêcher (surtout les pêches de vigne), l’abricotier et l’amandier, les pruniers européens (mirabelle, quetsche, reine-claude) et la plupart des agrumes polyembryoniques (oranger, mandarinier, bigaradier) redonnent des arbres fidèles ou très proches du parent.
À l’inverse, pommier, poirier et cerisier doux relèvent de la loterie.
Combien de temps un arbre semé met-il à donner des fruits ?
Comptez en général quelques années de plus qu’un arbre greffé : souvent 4 à 6 ans pour un pêcher ou un prunier, et jusqu’à 7 à 10 ans pour un agrume.
En échange, l’arbre gagne en vigueur, en longévité et en enracinement profond.
Peut-on semer un noyau de pêche ou d’abricot acheté dans le commerce ?
Oui, à condition de partir d’un fruit mûr et savoureux.
Les pêches et abricots du commerce donnent souvent de bons résultats, car ces espèces sont autogames.
Évitez simplement les fruits hybrides F1 et privilégiez les variétés anciennes ou locales.
Faut-il obligatoirement passer les graines au réfrigérateur ?
Non.
La stratification froide au réfrigérateur (3 à 5 °C pendant 6 à 12 semaines) n’est qu’une façon d’imiter l’hiver.
Le plus simple reste de semer à l’automne en godets ou en pleine terre et de laisser le froid naturel lever la dormance.
Pourquoi le pommier et le poirier ne se ressèment-ils pas fidèlement ?
Parce qu’ils sont fortement allogames et hétérozygotes : chaque pépin combine les gènes de deux parents différents.
Le semis reste toutefois utile pour créer des porte-greffes, de la diversité, ou des variétés à cidre et à poiré.Comment réussir la germination des graines à coque dure ?
Deux leviers : la scarification (limer légèrement la coque ou tremper 24 à 48 h dans l’eau tiède) pour les téguments durs comme le jujubier, et la patience pour les espèces à double dormance (néflier commun, cornouiller mâle) qui peuvent ne lever que la deuxième année.
En conclusion
Je ne fais que planter des arbres : je sais que je suis trop vieux pour jamais pouvoir profiter ni de leurs fruits ni de leur ombre, mais je ne vois pas de meilleur moyen de m’occuper de l’avenir
— Francis Hallé, Biologiste, botaniste et dentrologue
Les arbres à semer réconcilient le jardinier avec un geste ancestral : confier une graine à la terre et laisser la vie faire.
Pêchers, abricotiers, amandiers, pruniers de pays, agrumes polyembryoniques, noyers et néfliers redonnent des arbres fidèles, vigoureux et autonomes, parfaitement dans l’esprit de la permaculture et des forêts nourricières.
Là où la greffe fige une variété, le semis ouvre la porte à l’adaptation, à la diversité et, qui sait, à la surprise d’un fruit nouveau.
Il suffit de comprendre le petit hiver dont chaque graine a besoin, puis de savoir attendre.




